La Grande Guerre

Civils

 

Raymond Poincaré

Président de la République

Raymond Poincaré, né le 20 août 1860 à Bar-le-Duc en France et mort le 15 octobre 1934 à Paris en France, est un avocat et un homme d'affaire français qui devient président de la France du 18 février 1913 au 18 février 1920. Il est l'une des plus grandes figures politiques de la IIIe République. Il est également, en tant que président de la République, l'un des personnages centraux de la Grande Guerre. Dès le début du conflit, il est l'artisan de l'Union sacrée politique et sociale, aux côtés de René Viviani, d'Aristide Briand puis de Georges Clemenceau. Dès la déclaration de guerre allemande à l'encontre de la France, il comprend que pour sortir vainqueur du conflit, il faudra composer avec tous les hommes disponibles aussi ceux présents au coeur de la métropole que ceux provenant des colonines. Il pousse aussi à la fermeté la Russie lors de son voyage officiel du 13 au 23 juillet 1914 en Russie, afin de renforcer les alliances deux semaines après l'attentat de Sarajevo. Avec Briand et Clemenceau, Raymond Poincaré soutient la loi des trois ans, qui prolonge le service militaire à trois ans. En échange, il concède au Parlement hostile à la guerre un impôt progressif sur le revenu dont le débat s'ouvre au Sénat le 3 juillet 1914, quelques jours après l'attentat de Sarajevo. Le 04 août, suite aux déclarations de guerre, il rédige un message qui est communiqué aux Chambres par René Viviani : « La France sera héroïquement défendue par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l’ennemi, l'Union sacrée, et qui sont aujourd’hui fraternellement assemblés dans une même indignation contre l’agresseur, et dans une même foi patriotique ». Il participe à la cérémonie du transfert des cendres de Rouget de Lisle aux Invalides le 14 juillet 1915, dans lequel il prononce un discours célèbre dans lequel il explique sa vision du déclenchement de la Grande Guerre. Il n'hésite pas, parfois au péril de sa vie, à venir au front afin de juger du moral des troupes et des populations déplacées. Il visite à plusieurs reprises la partie de l'Alsace redevenue française dès le 07 août 1914. Fin 1917, il nomme le radical-socialiste Clemenceau, qu'il n'apprécie guère mais dont il admire la fermeté de caractère, comme président du Conseil. Son rôle devient alors plus discret, et il se plaint même, dans ses écrits, d'être mis de côté. Il conserve toutefois une certaine influence. Dans les dernières semaines de la guerre, il est partisan avec Pétain de poursuivre les Allemands jusque chez eux alors que Clemenceau qui estime que la guerre a été suffisamment meurtrière veut obtenir un armistice dans les meilleurs délais. Il est par la suite littéralement exclu par Clemenceau des négociations du traité de Versailles.

Président de la République 1913-1920

René Viviani

Ministre

René Viviani, né le 08 novembre 1863 à Sidi Bel Abbès en Algérie et mort le 06 septembre 1925 à Plessis-Robinson en France, est un avocat et un homme politique français président du conseil des ministres lors de la déclaration de guerre allemande à la France. Après sa réélection comme député en 1910, il cofonde le Parti républicain socialiste et refuse de revenir dans le gouvernement entre 1910 et 1913. Par la suite, il revient au gouvernement dans le gouvernement Doumergue du 9 décembre 1913 au 9 juin 1914 avec le portefeuille de l'Instruction publique et des Beaux-arts. Il est en Russie aux côtés du président de la République quand survient l'ultimatum autrichien à la Serbie. De tempérament pacifique et partisan de l'arbitrage, il tente de sauver la paix en faisant reculer l'armée à dix kilomètres de la frontière avec l'Allemagne. Le 01er août, il ordonne la mobilisation du pays puis annonce l'entrée en guerre dans un discours marquant à la Chambre le 04 août. Le 26 août, il remanie son gouvernement dans un sens d'Union nationale. Il cède alors les Affaires étrangères à Doumergue puis à Théophile Delcassé. Il préside le gouvernement à Paris et à Bordeaux lors de la première bataille de la Marne. Malgré l'Union sacrée, le gouvernement est soumis à un certain nombre de critiques quant à la tenue de la guerre, à la suite des différentes batailles qui n'ont abouti qu'au massacre des fantassins français. Le principal ministre soumis à ce feu est Alexandre Millerand, le ministre de la Guerre, qui fait toutes les volontés du Grand Quartier général, mais pas celle du président du Conseil. La démission de Delcassé, à la suite de l'échec de ses négociations avec la Bulgarie, entraîne la chute de Viviani. Il se retire le 29 octobre 1915 laissant la place à Aristide Briand. À partir de ce 5e gouvernement, il détient successivement les portefeuilles de ministre de la Justice (1915/16), ministre de la Justice et de l'Instruction publique et ministre de la Justice en 1917. Il se rend en Russie (1916), puis aux États-Unis (1917) avec Joffre, afin d'obtenir leur entrée en guerre. Mis à l'écart par Clemenceau, nommé Président du Conseil en novembre 1917, il est de plus très affecté par la mort au front de son beau-fils.

Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts 1913-1914
Président du conseil des ministres 1914-1915
Ministre des affaires étrangères 1915-1917
Ministre de la justice 1915-1917






Aristide Briand

Ministre

Aristide Briand, né le 28 mars 1862 à Nantes en France et mort le 07 mars 1932 à Paris en France, est un avocat et un homme politique français. En 1914, il confirme son rapprochement vers le centre en créant, aux côtés de plusieurs chefs de file du Parti républicain démocratique, une éphémère Fédération des gauches, dont il prend la présidence. Il ne rejoint pourtant pas son groupe parlementaire après les élections législatives de 1914. Il revient au gouvernement fin juillet 1914, d'abord comme ministre de la Justice de René Viviani, puis d'octobre 1915 à mars 1917, comme président du Conseil, détenant le portefeuille des Affaires étrangères. Il joue donc un rôle essentiel dans la première phase de la guerre. Durant la bataille de Verdun, il se montre un excellent président du conseil des ministres en prenant de nombreuses décisions importantes. En février 1917, Briand est confronté aux débuts de la révolution en Russie. Combattu depuis des mois avec acharnement par Clemenceau, il cesse d'être ministre en mars 1917.

Ministre de la Justice 1914-1915
Président du conseil des ministres 1915-1917
Ministre des affaires étrangères 1915-1917

 

Alexandre Ribot

Ministre

Alexandre Ribot, né le 07 février 1842 à Saint-Omer en France et mort le 13 janvier 1923 à Paris en France, est un avocat, magistrat, conseiller d'état et homme politique français. Il est l'un des membres d'honneur de la Société Nationale des Beaux Arts en 1913. Après des études brillantes à l'université de Paris, où il fut lauréat de la faculté de droit, il devint un avocat remarqué. Il fut secrétaire de la Conférence des avocats et l'un des fondateurs de la Société de législation comparée. Il occupe durant quelques jours le poste de président du Conseil des ministres , du 09 juin 1914 au 12 juin 1914 après la chute du gouvernement Doumergue. Il revient ensuite au pouvoir en mars 1917 et est nommé président du conseil des ministres du 20 mars 1917 au 12 septembre 1917. Ce dernier ministère se situe pendant la partie la plus critique de la Grande Guerre, qui voit l'échec de l'offensive Nivelle et la retentissante mutinerie des soldats français qui en est la conséquence. C'est probablement à ce moment qu'il inspire à son ancien allié Georges Clemenceau son surnom de "Saule pleureur". Démis en septembre et remplacé par le ministre de la Guerre Paul Painlevé, il reste ministre des Affaires étrangères pendant un mois avant de démissionner en octobre 1917.

Président du conseil des ministres 1914
Président du conseil des ministres 1917
Ministres des affaires étrangères 1917



Georges Clemenceau

Ministre

Georges Clemenceau, né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds en France et mort le 24 novembre 1929 à Paris en France, est un homme politique français, président du Conseil de 1906 à 1909 puis de 1917 à 1920. Nommé ministre de l'Intérieur en mars 1906, se désignant lui-même comme le « premier flic de France », surnommé « le Tigre », il réprime durement les grèves – ce qui l'éloigne des socialistes – et met fin à la querelle des inventaires. À la fin de l'année 1906, il devient président du Conseil, fonction qu'il occupe pendant près de trois ans et qu'il cumule avec celle de ministre de l'Intérieur. Il fonde en 1913 le journal L'Homme libre. Il y publie quotidiennement son éditorial, et ne cesse d'avertir la France du danger que constitue l'Allemagne pour la défense nationale. Suite à la censure d'état, il rebaptise son journal L'Homme enchaîné. Fervent opposant à l'Empire allemand, il se montre en effet critique envers l'action des gouvernements français en place lors de la Grande Guerre. Dans les années qui suivent, Clemenceau s’emploie à critiquer l’inefficacité du gouvernement, l'insuffisance des informations qu’il transmet, le défaitisme, l'antimilitarisme et le pacifisme, et défend sans cesse le patriotisme face aux Allemands. Pour l'historien Jean-Yves Le Naour, contrairement à l'idée répandue des années après la guerre, Clemenceau n'est pas l'homme de l'Union sacrée, puisqu'il n'a jamais soutenu les gouvernements en place entre 1914 et 1917. Siégeant à la commission des Affaires étrangères du Sénat et à la Commission de l'Armée, Georges Clemenceau en devient rapidement président, distribuant rapports et blâmes au ministère, effectuant de multiples visites au front en sa qualité de président de la Commission de l'Armée. Il affirme la légitimité du contrôle du Parlement sur les actes du gouvernement et la conduite de la guerre. En novembre 1917, il est de nouveau nommé président du Conseil et forme un gouvernement consacré à la poursuite de la guerre. Son gouvernement est essentiellement composé de proches et de figures qui s'effacent derrière lui. Il restaure la confiance, mettant tout en œuvre pour que la République soutienne le choc de cette guerre. Il s'attache d'abord à épurer l'administration, révoquant le préfet de police et le préfet de la Seine, ainsi que nombre de fonctionnaires jugés incompétents. En matière de politique intérieure, Georges Clemenceau s’emploie à mater énergiquement toute tentative de révolte, de mutinerie ou de grève dans les usines. Il mène également une lutte énergique pour le soutien du moral des troupes. Pour ce faire, il pourchasse les pacifistes, les défaitistes, les « embusqués » et fait également pression sur la presse favorable à ces mouvements sans pour autant utiliser la censure. Il généralise l'appel aux troupes coloniales. 65 000 hommes sont ainsi recrutés dans les colonies en 1918. Il fait également appel à l'immigration italienne, négociant avec le président du Conseil Orlando pour obtenir cette main-d'œuvre d'appoint. 70 000 immigrants italiens sont ainsi en France en mars 1918. Par la loi du 10 février 1918, il obtient le droit de réglementer par décret « la production, la circulation et la vente » des produits servant à la consommation humaine ou animale, point sur lequel le cabinet Briand avait échoué en 1916. Ceci lui permet de renforcer l'économie de guerre. Les défaitistes sont réprimés, soit à la demande de Clemenceau, soit par la justice. Partisan farouche d'une victoire totale sur l'Empire allemand, il poursuit la guerre et se voit attribuer le surnom de « Père la Victoire » à l'issue du conflit. Mettant la pression sur les États-Unis pour faire venir des troupes, il participe au Conseil supérieur de guerre interallié, dont la première réunion a lieu le 1er décembre 1917 avec Lloyd George, Orlando et le conseiller présidentiel de Wilson, Edward House, et à la Conférence interalliée pour tenter de mettre en place une direction intégrée des troupes. Plus résolu et plus intransigeant que jamais, il conduit ainsi une politique de salut public qui porte ses fruits l'année suivante, consacrant un tiers de son temps à la visite des tranchées, suscitant l'admiration des « poilus » pour son courage. Il négocie ensuite à la Conférence de paix de Paris, où il affiche une forte hostilité envers l'Allemagne. Il fait notamment promulguer la loi des huit heures, et remporte les élections législatives de 1919 à la tête du Bloc national, une coalition rassemblant la droite et le centre.

Président du conseil des ministres 1917-1920
Ministre de la guerre 1917-1920

Étienne Clémentel

Ministre

Étienne Clémentel, né le 29 mars 1864 à Clermont-Ferrand en France et mort le 25 décembre 1936 à Prompsat en France, est un homme politique français. Il est considéré comme l'un des pères de la technocratie et de l'intervention de l'État dans l'économie en France, ayant regroupé sous son autorité, de 1915 à 1919, la plupart des ministères traitant des questions économiques. Acteur efficace de l’économie sociale, il est à l’origine de grandes initiatives associatives et coopératives. Au parlement, il se voit confier précocement des fonctions importantes. Vice-président de la Chambre de 1909 à 1914, il est rapporteur du budget général de la France en 1914. À l'automne de la même année, il accède à la présidence de la commission du Budget dont on a pu dire qu'elle était plus importante qu'un ministère. Étienne Clémentel appartient à des cabinets qui ont à prendre des décisions cruciales dans la France d'avant-guerre. Le 29 octobre 1915, il est appelé au poste de ministre du Commerce et de l’industrie. Dans les cinq gouvernements qui vont se succéder, Étienne Clémentel est le seul ministre à conserver sa charge aussi longtemps, puisqu'il reste membre de la direction nationale d'octobre 1915 à novembre 1919. Outre cette longévité exceptionnelle, il ne cesse d'accroître ses fonctions ministérielles. Il hérite en 1915 du portefeuille du Commerce, de l'Industrie et des Postes et Télégraphes. En décembre 1916, il adjoint temporairement à ces fonctions la charge de l'Agriculture et du Travail, regroupant de facto la responsabilité de toute l'économie civile nationale. Clemenceau étend même, à sa demande, ses fonctions au domaine sensible des Transports maritimes et de la Marine marchande, lui donnant ainsi la haute main sur le ravitaillement du pays. C'est à cette époque qu'on lui doit la création des 17 « groupements d'intérêts régionaux » fondées sur l'ossature des Chambres de commerce et qui sont, en quelque sorte, à l'origine des régions françaises actuelles. Son échec électoral de 1919 le conduit à présenter sa démission à Clemenceau. Mais son retour dans l'arène parlementaire du Sénat, dès janvier 1920, lui permet de retrouver rapidement un rôle.

Ministre des Colonies 1905-1906
Ministre de l'Agriculture 1913
Ministre du Commerce, de l'Industrie, des postes 1915-1920







































Stephen Pichon

Ministre

Stephen Pichon, né le 10 août 1857 à Arnay-le-Duc en France  et mort le 18 septembre 1933 à Vers-en-Montagne en France, est un homme politique, journaliste et diplomate français. Il est successivement député de 1885 à 1893, diplomate de 1894 à 1906, sénateur de 1906 à 1924, et ministre des Affaires étrangères sous plusieurs gouvernements de la Troisième République entre 1906 et 1920. Le 17 novembre 1917, aux heures les plus sombres de la Grande Guerre, Clemenceau fait de nouveau appel à lui pour diriger le Quai d'Orsay. À ce titre, il participe à la conférence de paix de Paris de janvier à juin 1919 et sera l'un des négociateurs du traité de Versailles signé le 28 juin 1919 dans la Galerie des Glaces de Versailles. Stephen Pichon se retire de la vie politique en 1924.

Ministre des affaire étrangères 1917-1920

Georges Leygues

Ministre

Georges Leygues, né le 26 octobre 1857 à Villeneuve-sur-Lot en France et mort le 02 septembre 1933 à Saint-Cloud en France, est un homme politique français et l'un des membres d'honneur de la Société Nationale des Beaux Arts en 1913. En 1914, bien qu'il ait 58 ans, Georges Leygues s'engage comme capitaine dans les chasseurs alpins, mais il est rapidement rappelé à Paris comme président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des députés. Clemenceau lui confie le ministère de la Marine, du 16 novembre 1917 au 20 janvier 1920, qu'il détiendra ensuite à plusieurs reprises jusqu'à sa mort brutale en 1933. Son nom sera donné à deux bâtiments de la Marine nationale française.

Ministre de la Marine 1917-1920





Paul Painlevé

Ministre

Paul Painlevé, est né le 05 décembre 1863 à Paris en France et mort le 29 octobre 1933 à Paris en France, est un homme politique français qui entre en politique à la suite de l'affaire Dreyfus. Membre de la Ligue des droits de l'homme, il est élu député socialiste indépendant en 1910. Mathématicien, rare théoricien de l'aviation naissante, il obtient du Parlement, en 1910, le vote des premiers crédits pour l'achat d'avions. Rapporteur puis président de la commission de la marine, membre du conseil supérieur de l'aérostation militaire et du comité technique de l'exploitation des chemins de fer, il agit pour améliorer la défense nationale jusqu'à être nommé, au tout début du conflit mondial, chef de la Direction des Inventions intéressant la défense nationale. Dans le cadre du gouvernement d'unité nationale, il est nommé en octobre 1915 ministre de l'Instruction publique dans le gouvernement présidé par Aristide Briand. Il est ensuite nommé ministre de la guerre du 20 mars 1917 au 13 novembre 1917. Il est hostile à Robert Nivelle, nouveau commandant en chef des armées. L'échec de la bataille du Chemin des Dames, qui a lieu le 16 avril 1917, est un échec et Painlevé doit faire face à la déception générale causée par la ruine des espoirs qui avaient été placés dans l'« offensive Nivelle », ainsi qu'aux mutineries et à la démoralisation des troupes. Le 15 mai 1917, il remplace Robert Nivelle par Philippe Pétain au poste de commandant en chef des armées et nomme Ferdinand Foch chef d'état-major. Il devient président du conseil des ministres, du 12 septembre 1917 au 13 novembre 1917, tout en conservant le portefeuille de la Guerre. Il développe la dotation en chars d'assaut, dépose le roi Constantin Ier de Grèce, décrète le blocus des empires centraux, se porte au secours des Italiens au lendemain de Caporetto. Il est remplacé après deux mois par Georges Clemenceau.

Ministre de l'instruction publique 1915-1917
Président du conseil des ministres 1917
Ministre de la guerre 1917

Louis Nail

Ministre

Louis Nail, né le 27 septembre 1864 à Château-Gontier en France et mort le 25 octobre 1920 à Paris en France, est un homme politique français qui fait partie du groupe parlementaire radical-socialiste, ainsi que de plusieurs commission dès son premier mandat (marine, économies, pensions civiles). Son travail se concentre sur les questions budgétaires et militaires. Il rédige notamment en 1912 un programme naval qu'il soumet au parlement, et en 1913 il devient rapporteur du budget des finances. Il est largement réélu lors des élections législatives de 1914. Fort de son expérience comme député dans les questions maritimes, il est choisi pour intégrer le gouvernement d'Aristide Briand comme Sous-secrétaire d'État à la Marine, chargé de la Marine Marchande à partir du 29 octobre 1915. Alors que la Grande Guerre entraine de nombreuses pertes dans la marine marchande française, Louis Nail doit organiser la reconstitution de celle-ci et s'occuper des questions de ravitaillement en matières premières, en vivres, et en munitions. Il conserve ce poste jusqu'à la chute du gouvernement Briand en juillet 1917, date à laquelle il est est remplacé par Anatole de Monzie. Il est ensuite nommé Ministre de la Justice dans le 2e gouvernement de Georges Clemenceau à partir du 16 novembre 1917. Durant son mandat, il intensifie la répression contre les profiteurs de guerre. Il occupe cette fonction jusqu'au 18 janvier 1920, date à laquelle le chef du gouvernement Georges Clemenceau est battu lors d'un scrutin et doit présenter la démission de son gouvernement.

Sous-secrétaire à la Marine 1915-1917
Ministre de la Justice 1917-1920









Louis Lafferren

Ministre

Louis Lafferre, né le 10 mai 1861 à Pau en France et mort le 28 février 1929 à Paris en France, est un homme politique français et président du Grand Orient de France. Il est ministre du Travail et de la protection sociale dans le gouvernement Aristide Briand (2) en 1910-1911. Il devient ensuite ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts de 1917 à 1919 au sein du gouvernement Clemenceau.

Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts 1917-1919

Victor Boret

Ministre

Victor Boret, né le 18 août 1872 à Saumur en France et mort le 22 avril 1952 à Neuilly-sur-Marne en France, est un homme politique français et un négociant en grains. Il est ministre de l'Agriculture et du Ravitaillement de 1917 à 1919, nommé par Clemenceau. Il a pour but de repeupler les campagnes, de développer l'agriculture, de permettre aux agriculteurs de devenir leurs propres patrons et d'accéder à la propriété. Cause qu'il défend avec ardeur tout au long de sa carrière politique.

Ministre de l'Agriculture et du Ravitaillement 1917-1919



Albert Thomas

Ministre

Albert Thomas, né le 16 juin 1878 à Champigny-sur-Marne en France et mort le 08 mai 1932 à Paris en France, est un homme politique qui est maire de Champipgny avant le début du conflit. Entre 1912 et 1914, Albert Thomas réalise quelques-uns de ses projets : adoption d'un statut progressiste pour le personnel communal, rénovation des écoles, ouverture d'un service d'offres et de demandes d'emploi, d'une soupe populaire. Proche de Jaurès, il apparaît comme intelligent, précis et brillant, défendant ses idées sociales sur la durée du travail, les pensions de retraites, la politique minière ; mais c'est après la déclaration de guerre qu'il s'impose comme gestionnaire remarquable, à 36 ans. Viviani lui confie le sous-secrétaire d'État à l'artillerie et à l'équipement militaire dans son cabinet du 26 août 1914. Il conserve ce même portefeuille dans le cabinet Briand du 29 octobre 1915 (les munitions étant substituées à l'équipement militaire). Ce sous-secrétariat d'État est converti pour lui en ministère de l'Armement et des Fabrications de guerre dans le cabinet Briand du 12 décembre 1916. L'Union Sacrée lui permettait de faire travailler ensemble dirigeants industriels et syndicaux, sans sacrifier l'impératif de production à la protection des travailleurs, qu'il visite fréquemment dans les usines et harangue dans des discours patriotiques. Les socialistes entrent au gouvernement, lequel en septembre 1914 charge Albert Thomas, alors âgé de 36 ans, de coordonner les chemins de fer, l'État-Major et le ministère des Travaux publics. Le train doit apporter au plus vite armes, munitions et troupes fraîches sur un front qui s'étend rapidement, alors que l'armée allemande envahit déjà le Nord de la France, qui abrite l'essentiel du charbon et de la richesse industrielle française. Les qualités d'organisateur d'Albert Thomas sont remarquées par le ministre de la Guerre, Alexandre Millerand, qui lui confie en octobre 1914 l'organisation de la production du matériel de guerre. Confronté à l'urgence et aux enjeux les plus stratégiques, il doit mobiliser le réseau industriels, des mines et des transports et faire passer la production de 13 500 obus par jour à au moins 100 000. Il fait rapatrier du front les ouvriers spécialisés, appeler en renfort les femmes qui ne sont pas déjà mobilisées par la guerre et fait venir des ouvriers des colonies. Il met en place à cet effet le Service ouvrier le 10 juin 1915. Du 18 mai 1915 au 12 décembre 1916, Albert Thomas est sous-secrétaire d'État de l'Artillerie et des Munitions à l'équipement militaire. Travailleur acharné, il contribue aux Conseils des ministres et aux réunions interalliées. Il incite le patronat à dialoguer avec les organisations syndicales ouvrières pour veiller à éviter toutes les sources d'accident du travail et de baisse de production : épuisement, sous-alimentation. En septembre 1917, alors que la guerre s'enlise, une crise ministérielle secoue le gouvernement du cabinet Painlevé auquel le Parti socialiste ne veut plus participer. Albert Thomas quitte son poste de ministre pour retrouver son rôle de simple député.

Sous-secrétaire à l'Artillerie & équipement militaire 1915-1916
Ministre de l'Armement et des Fabrications de guerre 1916-1917

Louis-Lucien Klotz

Ministre

Louis-Lucien Klotz, né le 11 janvier 1868 à Paris en France et mort le 15 juin 1930 à Paris en France, est un journaliste et un homme politique français radical-socialiste. Mobilisé en août 1914, il sert comme chef d'escadron d'artillerie au gouvernement militaire de Paris, puis dirige le service de la censure au Deuxième Bureau. Revenu au palais Bourbon en novembre 1914, il y préside les commissions du budget et des dommages de guerre. Ensuite, du 12 septembre 1917 au 20 janvier 1920, il est ministre des Finances dans le gouvernement Georges Clemenceau (2). Il est notamment chargé de négocier les « réparations » dues par l'Allemagne fixées par le traité de Versailles. C'est durant ces négociations qu'il dit : « L'Allemagne paiera ! ».

Ministre des Finances 1917-1920



Albert Claveille

Ministre

Albert Claveille, né le 01 janvier 1865 à Mouleydier en France et mort le 06 septembre 1921 à Mouleydier en France, est un homme politique français, directeur des Chemins de fer de l'État de février 1910 jusqu'au début de 1916. Il devient ensuite sous-secrétaire d'État aux transports du 14 décembre 1916 au 12 septembre 1917 dans les gouvernements Briand (6) et Ribot (5). Par la suite, il devient tministre des Travaux publics et des transports du 12 septembre 1917 au 20 janvier 1920 dans les gouvernements Painlevé (1) et Clemenceau (2).

Ministre des Travaux publics et des transports 1917-1920



Henry Simon

Ministre

Henry Simon, né le 20 mai 1874 à Labruguière en France et mort le 02 décembre 1926 à Paris en France, est un industriel et homme politique français. Il est Ministre des Colonies du 16 novembre 1917 au 19 janvier 1920 dans le Gouvernement Georges Clemenceau (2).

Ministre des Colonies 1917-1920









Jules Jeanneney

Ministre

Jules Jeanneney, né le 06 juillet 1864 à Besançon en France et mort le 27 avril 1957 à Paris en France, est un avocat et un homme politique français. En 1909, il est élu sénateur. Au Sénat, il s’est beaucoup rapproché de Clemenceau. Il le suit à la Commission de l’Armée, à laquelle les circonstances donnent la vedette et qui, sous la présidence du Tigre, déploie une intense activité. Il participe dans ce cadre au contrôle dans les domaines du service de santé militaire, de l’armement et des munitions, des effectifs et de la marche des opérations. En décembre 1916, il fait adopter un ordre du jour sur la presse, déplorant qu’à côté de la légitime censure militaire et diplomatique ait pris place une censure politique caractérisée, au mépris de la législation en vigueur. Son intervention la plus retentissante, à la Commission du contrôle des effectifs, concerne la lutte contre les « embusqués ». Lorsqu’il accède au pouvoir, en novembre 1917, Clemenceau lui propose d’entrer au gouvernement. Il n’accepte qu’un portefeuille qui le place à ses côtés. Il est nommé sous-secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil. Il doit « sur toutes questions dont la solution exige un accord interministériel ou interallié », assurer « la coordination des mesures qu’exige la conduite de la guerre » et « centraliser toutes les affaires d’ordre administratif relatives à la satisfaction des besoins des armées ». Il est aussi responsable du Contrôle général de l’administration de la guerre, assure le secrétariat général du Comité de guerre, assiste au Conseil des ministres. Il s’installe rue Saint-Dominique, tout près du président du Conseil qu’il voit deux fois par jour. Lors de la percée allemande par rupture du front de la 6e armée, le 27 mai 1918, il est chargé d’enquêter sur l’événement et fait approuver en Conseil des ministres un rapport qui dénonce la faiblesse des services de renseignement. Après la Victoire, il est chargé par Clemenceau de prendre en main les nombreux problèmes – psychologiques, matériels, religieux, juridiques – posés par la rentrée de l’Alsace et de la Moselle dans l’unité française.

Sous-secrétaire d’État à la Présidence du Conseil et à la Guerre 1917-1920

Louis Loucheur

Ministre

Louis Loucheur, né le 12 août 1872 à Roubaix en France et mort le 22 novembre 1931 à Paris en France, est un industriel et un homme politique français. Ses activités industrielles le rapprochent des milieux politiques, qui le consultent régulièrement en matière notamment d'armement. En décembre 1916, face à la crise de l'artillerie lourde, Loucheur devient sous-secrétaire d’État à l’Artillerie et aux Munitions, aux côtés du ministre de l'Armement et des Fabrications de guerre, Albert Thomas, dans le gouvernement d'Aristide Briand. Dès sa nomination, Loucheur se distingua par la stratégie de la « production totale ». Dès septembre 1917, il devient ministre de l'Armement.Proche de Clemenceau, il participe à l'organisation du Haut commandement unique. Ce dernier le nomme dans son deuxième gouvernement, le 26 novembre 1918, comme Ministre de la Reconstitution industrielle, poste qu'il occupera jusqu'au 20 janvier 1920. À la conférence de Paris en janvier 1919, il est le principal conseiller économique de Clemenceau pour la négociation du traité de Versailles, et il intervient directement dans les discussions avec David Lloyd George. Il reçut la Army Distinguished Service Medal5 pour ce rôle.

Sous-secrétaire à l'Artillerie et aux Munitions 1916
Ministre de l'Armement 1917-1918
Ministre de la Reconstruction industrielle 1918-1920















Pierre Colliard

Ministre

Pierre Colliard, né 30 avril 1852 à Jons en France et mort le 19 mai 1925 à Jons en France, est un homme politique français qui est ministre du travail du 16 novembre 1917 au 02 décembre 1919. Il est principalement connu pour le dépôt du projet de loi qui va aboutir au vote de la loi des 8 heures au lendemain de la Grande Guerre mondiale, le 23 avril 1919. Dès lors le temps de travail hebdomadaire est officiellement limité à 48 heures par semaine soit 8 heures par jour du lundi au samedi sans diminution de salaire.

Ministre du Travail 1917-1919

Jules Pams

Ministre

Jules Pams, né le 14 août 1852 à Perpignan en France et mort le 12 mai 1930 à Paris en France, est un homme politique français qui est ministre de l’Agriculture de mars 1911 à janvier 1913. Devenu proche de Clemenceau, il est nommé ministre de l’Intérieur dans le cabinet Clemenceau de novembre 1917 à janvier 1920.

Ministre de l'Intérieur 1917-1920






Fernand David

Ministre

Fernand David, né le 18 octobre 1869 à Annemasse en France et mort le 17 janvier 1935 à Paris en France, est un homme politique français. Il est ministre des Travaux Publics du 09 décembre 1913 au 09 juin 1914 dans le gouvernement Gaston Doumergue (1). Il est ensuite ministre de l'Agriculture du 13 juin 1914 au 29 octobre 1915 dans les gouvernements Viviani (1) et Viviani (2). Il perd son poste avec le changement de gouvernement mais revient comme ministre de l'Agriculture du 20 mars au 16 novembre 1917 dans les gouvernements Alexandre Ribot (5) et Paul Painlevé (1).

Ministre des Travaux Publics 1913-1914
Ministre de l'Agriculture 1914-1917

Jean-Baptiste Bienvenu-Martin

Ministre

Jean-Baptiste Bienvenu-Martin, né le 22 juillet 1847 à Saint-Bris-le-Vineux en France et mort le 10 décembre 1943 à Saint-Bris-le-Vineux en France, est un avocat et un homme politique français membre du Parti républicain. Élu au Sénat en 1905, Il devient président de la commission des Finances de 1911 à 1913. Il entre à nouveau au gouvernement comme ministre de la Justice du 09 décembre 1913 au 26 août 1914. Il est ensuite nommé ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale du 26 août 1914 au 29 octobre 1915 dans le gouvernement René Viviani (2).

Ministre de la Justice 1913-1914
Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale 1914-1915



Alexandre Millerand

Ministre

Alexandre Millerand, né le 10 février 1859 à Paris en France et mort le 07 avril 1943 à Versailles en France, est un homme d'état français. Nommé ministre des Travaux publics dans le premier cabinet Briand, il doit gérer les conséquences de la crue de la Seine de 1910 et une importante grève des cheminots. Une fois sorti du gouvernement Briand, Alexandre Millerand œuvre à la formation d'un parti visant à regrouper les personnalités qui refusent de rejoindre la SFIO, le Parti radical ou l’Alliance républicaine démocratique. Après la démission du ministère Caillaux, Alexandre Millerand fait son retour au gouvernement en devenant ministre de la Guerre dans le cabinet formé par Raymond Poincaré le 14 janvier 1912. Raymond Poincaré accorde à son ministre de la Guerre une grande liberté d'action. Inquiet du renforcement du dispositif militaire allemand, Alexandre Millerand fait augmenter le budget de l’armée et renforcer les effectifs français par plusieurs moyens : relance des sociétés privées de préparation militaire, qui agissent en amont de l’incorporation, avantages financiers accordés aux militaires de la France d'outre-mer acceptant de prolonger leur engagement, etc. Le ministre juge ainsi inutile de porter le service militaire de deux à trois ans, comme le défend le député Émile Driant, mais il semble changer d'avis sur cette question à la fin de l'année 1912. En matière d'équipement, il s'attache à développer l'aéronautique, qu'il présente comme la cinquième arme militaire, en faisant voter la loi d'organisation du 29 mars 1912 et en lançant une souscription publique. Prenant le contre-pied des mesures adoptées dans les deux années précédant son arrivée au ministère, il défend les juridictions militaires, rétablit le droit de sanction de la part des sous-officiers et caporaux, durcit le régime des permissions. Pour lutter contre l'antimilitarisme, il étend le champ d'application du Carnet B et fait adopter la loi « Millerand-Berry », qui renforce la répression envers les détracteurs de l'armée, au grand dam des socialistes. Raymond Poincaré lui demander sa démission le 12 janvier 1913 suite à de nouvelles accusations d'anti-républicanisme à son encontre. Le 26 août 1914, lors de la formation du second gouvernement Viviani, Alexandre Millerand fait son retour au ministère de la Guerre, alors qu'il demandait une nouvelle fois le portefeuille des Affaires étrangères. Intermédiaire entre le Grand Quartier général et le pouvoir politique, Alexandre Millerand laisse à l’armée une grande liberté d’action, se faisant essentiellement le relai de la volonté du général Joffre. En septembre 1914, Millerand satisfait la demande du généralissime de remplacer les conseils de guerre par des conseils de guerre spéciaux, à la composition restreinte, ne menant pas d’instruction et rendant des décisions non susceptibles de recours. Joffre obtient également le renforcement de la censure, qui conduit à une suspension temporaire de la parution du journal de Clemenceau, L'Homme libre. Au début du conflit, alors que la France manque d'armements et de main d'œuvre, le ministre de la Guerre privilégie les armes de 75 mm, demande aux entreprises privées de fournir 100 000 obus par jour et fait rappeler des ouvriers du front pour assurer l'effort industriel. Alexandre Millerand se rend peu dans les zones de combat, préférant signer de nombreuses circulaires depuis Paris. Pour augmenter les effectifs au front, il renforce les contrôles à l’égard des « embusqués », revoit le statut de réformé et instaure des commissions de trois médecins à la place des conseils de révision, qu'il juge trop lourds. Il réduit également les délais entre l'appel d’une classe d'âge et sa mobilisation effective, et maintient en service les classes 1887 et 1888. Pendant ses premiers mois au gouvernement, il n'a pas à se justifier devant les commission parlementaires en raison de l'ajournement des chambres. Par la suite, il cherche à réduire le contrôle du Parlement, qui entend exercer ses prérogatives d'examen et de contrôle sur la quasi-totalité des questions liées aux armées.Le 29 octobre 1915, à la suite de la démission du ministère Viviani, Aristide Briand forme un gouvernement dont Alexandre Millerand ne fait pas partie.

Ministre des Travaux publics 1909-1910
Ministre de la Guerre 1912-1913
Ministre de la Guerre 1914-1915

Marcel Sembat

Ministre

Marcel Sembat, né le 19 octobre 1862 à Bonnières-sur-Seine en France et mort le 05 septembre 1922 à Chamonix en France, est un homme politique français qui est ministre des Travaux publics, dans le gouvernement Viviani, du 27 août 1914 au 12 décembre 1916. Il décèdra brusquement à Chamonix en 1922 d'une hémorragie cérébrale.

Ministre des Travaux publics 1914-1916


Gaston Thomson

Ministre

Gaston Thomson, né le 29 janvier 1848 à Oran en Algérie et mort le 14 mai 1932 à Bône en Algérie, est un homme politique français qui est député sans discontinuer de 1877 à 1932. Il détient ainsi la palme de la longévité parlementaire en France, avec 54 ans et 320 jours. En plus de ce poste, il occupe également celui de ministre du Commerce et de l'Industrie du 13 juin 1914 jusqu'au 29 octobre 1915. Défenseur de la politique des rattachements et de la colonie de peuplement, il veille à préserver les intérêts économiques des colons d'Algérie.

Député de l'Algérie française 1877-1932
Ministre de la Marine 1905-1908
Ministre du Commerce et de l'Industrie 1914-1915


Théophile Delcassé

Ministre

Théophile Delcassé, né le 01 mars 1852 à Pamiers en France et mort le 21 février 1923 à Nice en France, est un homme politique français. Il est l'un des artisans du rapprochement de la France et du Royaume-Uni qui aboutit à la signature de l'Entente cordiale. Du mois de février 1913 au mois de janvier 1914, Delcassé est ambassadeur à Saint-Pétersbourg. À partir du 26 août suivant, alors que l’Europe vient de s’embraser, le principal artisan de la Triple Entente retrouve le ministère des Affaires étrangères, dans le cabinet formé par René Viviani. Il s’emploie alors à détacher l'Italie de la cause allemande, celle-ci entrant en guerre aux côtés des Alliés le 23 mai 1915. Cependant, Théophile Delcassé ne peut empêcher la Bulgarie de se joindre aux puissances centrales. Dépité par cet échec et critiqué par l’opinion, Delcassé, surmené, démissionne le 13 octobre 1915.

Ambassadeur de France en Russie 1913-1914
Ministre des Affaires étrangères 1914-1915

























Gaston Doumergue

Ministre

Gaston Doumergue, né le 01 août 1863 à Aigues-Vives en France et mort le 18 juin 1937 à Aigues-Vives en France, est un homme d'état français. Chargé d'importants portefeuilles ministériels, il est, une première fois, nommé président du Conseil le 09 décembre 1913, mais est contraint de démissionner de son poste dès le 08 juin 1914. Le 3 août 1914, le jour même de la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France, marquant le début de la Grande Guerre, le nouveau président du Conseil René Viviani fait appel à lui pour le remplacer au ministère des Affaires étrangères, lors de la composition de son éphémère premier gouvernement. Ensuite, il est ministre des Colonies dans les gouvernements qui se succèdent du 26 août 1914 au 19 mars 1917. Durant ce mandat, en pleine guerre, il assure la sécurité des possessions françaises et met en place avec le tsar Nicolas II de Russie un traité de paix — qui devient cependant caduc à la suite de la Révolution d'Octobre.

Président du conseil des ministres 1913-1914
Ministre des affaires étrangères 1914
Ministre des Colonies 1914-1917

Jules Cambon

Ministre

Jules Cambon, né le 05 avril 1845 à Paris en France et mort le 19 septembre 1935 à Vevey en Suisse, est un diplomate et administrateur français. En 1897, il est nommé ambassadeur de France à Washington. Il participe activement aux négociations de paix entre l'Espagne et les États-Unis ainsi qu'à l'élaboration du traité de Paris de 1898. Il est ensuite ambassadeur à Madrid en 1902, puis à Berlin en 1907. À partir de 1914, il est secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Lors de la conférence de paix de Paris (1919), il est président de la « commission des affaires grecques » où il gère les différends entre la Grèce d'Elefthérios Venizélos et l'Italie, principalement à propos de l'Épire du Nord.

Ambassadeur de France aux États-Unis 1897-1902
Ambassadeur de France en Espagne 1902-1907
Ambassadeur de France en Allemagne 1907-1914
Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères 1914-1918






Albert Sarraut

Ministre

Albert Sarraut, né le 28 juillet 1872 à Bordeaux en France et mort le 26 novembre 1962 à Paris en France, est un homme politique français. Diplômé en droit, il s'implique particulièrement dans la gestion des colonies françaises. Il est d'ailleurs gouverneur général de l'Indochine de 1911 à 1914. Durant son mandat, il milite pour donner davantage d'éléments de démocratie dans le système colonial, notamment en donnant plus de place aux élites indigènes. Au début du conflit, il revient en France et prend les fonctions de ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts des gouvernements René Viviani (1) et René Viviani (2) de 1914 à 1915. En janvier 1917, il reprend son ancien poste de gouverneur général de l'Indochine qui occupera jusqu'en mai 1919.

Gouverneur général de l'Indochine 1911-1914
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts 1914-1915
Gouverneur général de l'Indochine 1917-1919

André Maginot

Ministre

André Maginot, né le 17 févrie 1877 à Paris en France et mort le 07 janvier 1932 à Paris en France, est un homme politique français. Plusieurs fois ministre, son nom est associé à la construction, entre les deux guerres mondiales, de la ligne de défense censée protéger la France d’une éventuelle invasion allemande ou italienne. En 1913, il devient sous-secrétaire d'État à la Guerre. Lorsque la Grande Guerre éclate, il s'engage comme soldat au 44e régiment territorial et demande à rejoindre une compagnie sur les Hauts de la Meuse. Il y crée des patrouilles régulières. Son courage et son attitude le font accéder au grade de sergent. Blessé le 09 novembre 1914, il ne rejoindra plus le front et reçoit la médaille militaire. Blessé par deux balles à la cuisse gauche, il subira plusieurs opérations du genou et subira de longs mois de souffrances. Son genou le fera d'ailleurs souffrir jusqu'à la fin de ses jours. Le 20 mars 1917, il devient ministre des Colonies, poste qu'il occupera jusqu'au 07 septembre de la même année. Il préside de 1918 à son décès la Fédération nationale des mutilés, une association d'anciens combattants née avant la Grande Guerre.

Sous-secrétaire d'État à la Guerre 1913-1914
Ministre des Colonies 1917



Louis Malvy

Ministre

Louis Malvy, né le 01 décembre 1875 à Figeac en France et mort le 10 juin 1949 à Paris en France, est un homme politique radical français. Il est ministre du Commerce et de l'Industrie du 09 décembre 1913 au 17 mars 1914 avant de devenir ministre de l'Intérieur sous 7 gouvernements. Il est tout d'abord ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Gaston Doumergue (1) du 17 mars au 9 juin 1914, dans le gouvernement René Viviani (1) du 13 juin au 26 août 1914, dans le gouvernement René Viviani (2) du 26 août 1914 au 29 octobre 1915, dans le gouvernement Aristide Briand (5) du 29 octobre 1915 au 12 décembre 1916, dans le gouvernement Aristide Briand (6), du 12 décembre 1916 au 20 mars 1917, dans le gouvernement Alexandre Ribot (5) du 20 mars au 31 août 1917 et enfin dans le gouvernement Aristide Briand (9) du 9 mars au 10 avril 1926. Durant ses mandats, il décide de ne pas appliquer le carnet B (surveillance des suspects français ou étrangers) afin de prévenir une éventuelle réaction ouvrière face à la guerre et permettre audacieusement le ralliement des ouvriers à l'Union sacrée. Lors de la contestation sociale de 1917, qui consume le consensus autour de l'Union sacrée, il fait pression sur les entrepreneurs afin qu'ils accordent des augmentations à leurs employés pour que ces derniers puissent faire face à la vie chère.

Ministre du Commerce 1913-1914
Ministre de l'Intérieur 1914-1917

Adolphe Messimy

Ministre

Adolphe Messimy, né le 31 janvier 1869 à Lyon en France et mort le 01 septembre 1935 à Charnoz en France, est un militaire et homme politique français. Il est ministre de la Guerre à deux reprises. Lors de ses fonctions de ministre de la Guerre entre le 3 juin 1914 et le 26 août 1914, sa première préoccupation est de faire voter une loi supprimant l'uniforme trop visible de l'armée française. Le 02 juillet 1914, il présente à la commission de l'armée un nouvel uniforme "bleu ardoise" en drap dit tricolore, tissé de fils composés de fibres de laines bleues, blanches et rouges. C'est alors le meilleur compromis qui soit trouvé entre les conservateurs, souhaitant garder le pantalon garance, et les partisans du changement d'uniforme. Ce projet de loi est voté le 10 par la Chambre, le 14 par le Sénat et la loi est publiée au Journal Officiel le 18 juillet 19146. Au moment de la mobilisation générale le 02 août 1914, les nouveaux uniformes en drap tricolore ne sont qu'un projet et aucun n'a été produit. Aussi, lors des trois premières semaines d'août, Messimy va personnellement sélectionner un nouveau drap bleu clair, plus voyant que le drap tricolore mais plus simple à produire, qui sera popularisé sous le nom de Bleu Horizon. Au prix d'un énorme effort pour l'industrie textile, Messimy fait mettre en place la production nationale de ce nouveau drap qui deviendra le symbole des Poilus de 14-18. En outre, il désigne Gallieni pour défendre Paris le 25 août 1914. Il est ensuite remplacé par Alexandre Millerand son principal concurrent. De retour au front comme chef de bataillon de réserve, Adolphe Messimy commandera successivement le 229e Régiment d'infanterie territoriale, le groupe de bataillons de chasseurs de la Weiss, la 213e Brigade d'infanterie territoriale, la 6e brigade de chasseurs, l'infanterie de la 46e Division de chasseurs puis la 162e Division d'infanterie, à la tête de la laquelle il est le premier à pénétrer dans Colmar. Libéré des obligations militaires en janvier 1919, il est le seul député et le seul officier de réserve à terminer la guerre au grade de général de brigade de réserve à titre définitif.

Ministre de la Guerre 1911-1912
Ministre de la Guerre 1914



Albert Métin

Ministre

Albert Métin, né le 28 janvier 1871 à Besançon en France et mort le 15 août 1918 à San Francisco aux États-Unis, est un homme politique français. Il occupe le poste de ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale du 9 décembre 1913 au 9 juin 1914 dans le gouvernement Gaston Doumergue (1). Il reçoit ensuite le poste de ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale du 29 octobre 1915 au 12 décembre 1916 dans le gouvernement Aristide Briand (5). Sous le nouveau gouvernement, il devient sous-secrétaire d'État aux Finances du 14 décembre 1916 au 17 août 1917 dans les gouvernements Aristide Briand (6) et Alexandre Ribot (5). Il prend enfin le poste de sous-secrétaire d'État au Blocus du 17 août au 16 novembre 1917 dans les gouvernements Alexandre Ribot (5) et Paul Painlevé (1). Il meurt un an plus tard.

Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale 1913-1914
Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale 1915-1916
Sous-secrétaire d'État aux Finances 1916-1917
Sous-secrétaire d'État au Blocus 1916-1917

Jules Méline

Ministre

Jules Méline, né le 20 mai 1838 à Remiremont en France et mort le 21 décembre 1925 à Paris en France, est un homme politique français de la gauche républicaine, président du Conseil de 1896 à 1898. Défenseur du monde agricole, il met en place en 1892 des mesures protectionnistes pour les produits agricoles. Pour Méline, l'économie française peut être assimilée à un arbre dans lequel l'industrie représente les branches et les feuilles, et où l'agriculture représente le tronc et les racines. Le mélinisme met donc pleinement en valeur l'agriculture. Durant le conflit, il occupe le poste de ministre de l'Agriculture du 29 octobre 1915 au 12 décembre 1916 dans le gouvernement Aristide Briand (5).

Ministre de l'Agriculture 1915-1916







Léon Abrami

Sous-secrétaire

Léon Abrami, né le 01 juillet 1879 à Istanbul en Turquie et mort le 05 janvier 1939 à Paris en France, est un avocat et un homme politique français. Appelé lors de la mobilisation il sert notamment dans l'armée d'Orient où il se sent assez proche du général Sarrail. Il devient sous-secrétaire d'État au Contentieux et Pensions le 17 novembre 1917. Il reste à ce poste jusqu'au 20 janvier 1920.

Sous-secrétaire d'État aux Effectifs militaires et aux Pensions 1917-1920

Charles Sergent

Sous-secrétaire

Charles Sergent, né le 02 mars 1869 à Paris en France et mort le 29 octobre 1949 à Saint-Saëns en France, est un financier et homme politique français. Inspecteur des finances, il est sous-gouverneur de la Banque de France de 1911 à 1917. Il est sous-secrétaire d'État aux Finances du 17 novembre 1917 au 19 janvier 1920 dans le Gouvernement Georges Clemenceau (2). Il devient président du conseil d'administration de la Banque de l'Union parisienne à partir de 1920, ainsi que censeur de la Banque du Maroc.

Sous-gouverneur de la Banque de France 1911-1917
Sous-secrétaire d'État des Finances 1917-1920



Justin Godart

Sous-secrétaire

Justin Godart, né le 26 novembre 1871 à Lyon en France et mort le 13 décembre 1956 à Paris en France, est un avocat et homme politique français, maire de Lyon, député et sénateur du Rhône. Militant au Parti radical-socialiste, il commence sa carrière politique en 1904. Député de Lyon (1906-1926), puis sénateur du Rhône (1926-1940), il se consacre aux questions sociales : à la santé, à l'hygiène et aux « diminués physiques ». En 1914, il occupe la vice-présidence de la Chambre des députés. Sous-secrétaire d'État de la Guerre, il est responsable du Service de santé militaire de 1915 à 1918 et le réorganise. En décembre 1916, il demande à Gustave Roussy d'organiser un centre neurologique afin de remettre sur pied et de renvoyer le plus rapidement possible les traumatisés de guerre au front. Le 14 mars 1918, à la fin de la guerre, il fonde la Ligue franco-anglo-américaine contre le cancer.

Sous-secrétaire d'État au Service de Santé militaire 1915-1918

Louis Mourier

Sous-secrétaire

Louis Mourier, né le 08 octobre 1873 à Vézénobres en France et mort le 20 février 1960 à Paris en France, est un médecin et un homme politique français. Il fait adopter au début de la "drôle de guerre" une loi sur l'affectation des mobilisés qui reprend les principes de la "loi Mourier" de 1917. La loi Mourier officialise le principe de l'affectation à l'arrière des soldats pères de quatre enfants et plus et des classes présentes au front les plus âgées. Il devient sous-secrétaire d'État à l'Administration de l'Armée du 12 septembre au 16 novembre 1917 dans le gouvernement Paul Painlevé (1). Par la suite, il occupe le poste de Sous-secrétaire d'État au Service de Santé du 5 février 1918 au 20 janvier 1920 dans le gouvernement Georges Clemenceau (2).

Sous-secrétaire d'État à l'Administration de l'Armée 1917
Sous-secrétaire d'État au Service de Santé 1918-1920





Jacques-Louis Dumesnil

Sous-secrétaire

Jacques-Louis Dumesnil, né le 15 mars 1882 à Paris en France et mort le 15 juin 1956 à Paris en France, est un homme politique français. Mobilisé avec le grade de sous-lieutenant, promu au cours de la campagne lieutenant, puis capitaine, blessé à la première bataille de la Marne. En 1914 il est élu membre de la commission du budget où il est d'abord rapporteur du budget des postes et télégraphes, puis de celui de la guerre. Il s'attache alors à l'accroissement des armements de l'infanterie. Il est alors nommé rapporteur du budget de l'aéronautique. Jacques-Louis Dumesnil fut aussi le rapporteur de deux grandes lois qu'il fit voter : le dégrèvement de la terre et l'impôt sur le revenu. Il devient sous-secrétaire d'État à la Marine du 10 août au 12 septembre 1917 dans le gouvernement Alexandre Ribot (5). Avec le changement de gouvernement, il est nommé sous-secrétaire d'État à l'Aéronautique militaire et maritime du 12 septembre 1917 au 9 janvier 1919 dans les gouvernements Paul Painlevé (1) et Georges Clemenceau (2).

Sous-secrétaire d'État à la Marine 1917
Sous-secrétaire d'État à l'Aéronautique militaire et maritime 1917-1919

Ernest Vilgrain

Sous-secrétaire

Ernest Vilgrain, né le 20 octobre 1880 à Frouard en France et mort le 16 janvier 1942 à Marlotte en France, est un industriel qui est chargé, par le ministre du commerce, d'acheter des blés à l'étranger en 1915. L'année suivante, il est chargé de mettre en place à Londres le wheat executive, un organisme interallié de répartition qui permet d'acheter des blés en commun et d'éviter toute concurrence. Il est ensuite nommé en 1917 directeur du ravitaillement puis directeur des services commerciaux du ravitaillement. Il est sous-secrétaire d'État au ravitaillement, du 17 novembre 1917 au 19 janvier 1920 dans le Gouvernement Georges Clemenceau (2). Il fait adopter une loi le 18 février 1918 qui généralise le rationnement. Une carte d'alimentation est mise en place à Paris, puis généralisée à la province en juin 1918. Ces initiatives hardies contribuent à freiner la hausse du coût de la vie au cours de la période critique du retour à l’économie de paix. Il quitte l'armée en 1921 et reprend son métier de négociant en grains.

Directeur du Ravitaillement 1917
Sous-secrétaire d'État au ravitaillement 1917-1920




Édouard Ignace

Sous-secrétaire

Édouard Ignace, né le 04 janvier 1862 à Baccarat en France et mort le 23 juillet 1924 à Paris en France, est un homme politique français nommé sous-secrétaire d'État à la Justice militaire du 17 novembre 1917 au 20 janvier 1920 dans le gouvernement Georges Clemenceau (2). Ce dernier poste auquel Georges Clemenceau l'avait appelé lui permette d'exercer jusqu'à la fin des hostilités un véritable ministère de la sûreté publique. On le trouve ainsi associé à la mise au point de dispositions d'exception et à l'ouverture de procès retentissants pour crimes d'intelligences avec l'ennemi ou de défaitisme. Il semble que cette fonction soit créée pour lui. Le sous-secrétariat d’État à la Justice militaire est ainsi fondé à son intention. Il disparait du monde politique avec le cabinet Clemenceau.

Sous-secrétaire d'État à la Justice militaire 1917-1920

René Besnard

Sous-secrétaire

René Besnard, né le 12 avril 1879 à Artannes-sur-Indre en France et mort le 12 mars 1952 à Paris en France, est un homme politique français qui occupe le poste de sous-secrétaire d'État à la Guerre du 14 septembre au 29 octobre 1915 dans le gouvernement René Viviani (2), de sous-secrétaire d'État à la Marine Marchande du 29 octobre 1915 au 8 février 1916 dans le gouvernement Aristide Briand (5) et de Sous-secrétaire d'État à l'administration militaire du 28 décembre 1916 au 12 septembre 1917 dans les gouvernements Aristide Briand (6) et Alexandre Ribot (5). Par la suite, il occupe le poste de Ministre des Colonies du 12 septembre au 16 novembre 1917 dans le gouvernement Paul Painlevé (1).

Sous-secrétaire d'État à la Marine marchande 1915-1916
Sous-secrétaire d'État à l'administration militaire 1916-1917
Ministre des Colonies 1917



Henry Lémery

Sous-secrétaire

Henry Lémery, né le 09 décembre 1874 à Saint-Pierre en Martinique et mort le 26 avril 1972 à Paris en France, est le premier martiniquais à devenir membre d'un gouvernement en France. Il est élu député de la Martinique de 1914 à 1919. Il est, en même temps, du 16 novembre 1917 à janvier 1920, nommé successivement sous-secrétaire d'État au Commerce, à l'Industrie, aux Postes et Télégraphes, aux Transports maritimes et à la Marine marchande au sein du Gouvernement de Georges Clemenceau.

Sous-secrétaire d’État aux Transports Maritimes et à la Marine Marchande 1917-1920

Georges Bureau

Sous-secrétaire

Georges Bureau, né le 31 janvier 1870 à Paris en France et mort le 17 décembre 1940 à Paris en France, est un homme politique français, membre de l'Alliance démocratique. À l'aube du conflit mondial, il est capitaine au 43e régiment d'artillerie. Il participe à la campagne de Belgique, à la bataille de la Marne, et commande un détachement dans la région d'Arras. Il est rappelé à Paris le 13 mars 1915 par Viviani qui lui confie le portefeuille de sous-secrétaire d'État à la marine marchande dans son deuxième Cabinet formé le 26 août 1914. Mais ce Ministère doit démissionner le 29 octobre 1915 pour faire place au cinquième Cabinet Briand. Georges Bureau reprend alors l'uniforme et sert dans la section technique de l'aéronautique jusqu'à la fin de la guerre.

Sous-secrétaire d'État à la marine marchande 1914-1915



Albert Dalimier

Sous-secrétaire

Albert Dalimier, né le 20 février 1875 à Bordeaux en France et mort le 06 mai 1936 à Neuilly-sur-Seine en France, est un homme politique français. Il est sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts du 14 juin 1914 au 16 novembre 1917 dans les gouvernements René Viviani (1), René Viviani (2), Aristide Briand (5), Aristide Briand (6), Alexandre Ribot (5) et Paul Painlevé (1).

Sous-secrétaire d’État aux Beaux-arts 1914-1917

Abel Ferry

Sous-secrétaire

Abel Ferry, né le 26 mai 1881 à Paris en France et mort le 15 septembre 1918 à Jaulzy en France, est un homme politique français. Il est député des Vosges du 04 avril 1909 jusqu'au 15 septembre 1918, jour il décède suite à l'explosion d'un obus allemand lors d'une visite en premières lignes. Avant cela, il est sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères du 13 juin 1914 au 29 octobre 1915.

Député des Vosges 1909-1918
Sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères 1914-1915



Paul Jacquier

Sous-secrétaire

Paul Jacquier, né le 26 mars 1879 à Bordeaux en France et mort le 03 mars 1961 à Paris en France, est un homme politique français qui occupe le poste de sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts du 9 décembre 1913 au 09 juin 1914 dans le gouvernement Gaston Doumergue (1) et ensuite celui de Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur du 14 juin 1914 au 29 octobre 1915 dans les gouvernements René Viviani (1) et René Viviani (2).

Sous-secrétaire d'État aux Beaux-arts 1913-1914
Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur 1914-1915

Joseph Thierry

Sous-secrétaire

Joseph Thierry, né le 20 mars 1857 à Haguenau en France et mort le 22 septembre 1918 à Saint-Sébastien en Espagne, est un homme politique français qui occupe le poste de sous-secrétaire d'État au Ravitaillement du 1er juillet 1915 au 12 décembre 1916 dans les gouvernements René Viviani (2) et Aristide Briand (5). Il est ensuite ministre des Finances du 20 mars au 12 septembre 1917 dans le gouvernement Alexandre Ribot (5).

Sous-secrétaire d'État au Ravitaillement 1915-1916
Ministre des Finances 1917



Henry Lémery

Sous-secrétaire

Henry Lémery, né le 09 décembre 1874 à Saint-Pierre en Martinique et mort le 26 avril 1972 à Paris en France, est le premier martiniquais à devenir membre d'un gouvernement en France. Il est élu député de la Martinique de 1914 à 1919. Il est, en même temps, du 16 novembre 1917 à janvier 1920, nommé successivement sous-secrétaire d'État au Commerce, à l'Industrie, aux Postes et Télégraphes, aux Transports maritimes et à la Marine marchande au sein du Gouvernement de Georges Clemenceau.

Sous-secrétaire d’État aux Transports Maritimes et à la Marine Marchande 1917-1920

Paul Cambon

Ambassadeur

Paul Cambon, né le 20 janvier 1843 à Paris en France et mort le 29 mai 1924 à Paris en France, est un avocat et diplomate français. Paul Cambon est à l'origine, avec Pierre Foncin, de la fondation de l'Alliance française le 21 juillet 1883. Il crée également la Chambre de commerce de Tunisie en 1885. Il est également à l'origine de la loi tunisienne du 1er juillet 1885 qui instaure le principe de l'immatriculation foncière. Après son séjour en Tunisie, Paul Cambon devient ambassadeur de France à Madrid (1886), à Constantinople (1890) et à Londres (1898-1920). C'est là qu'il joue un rôle important dans la constitution de l'Entente cordiale, puis de l'accord russo-britannique de 1907. Au début de la Grande Guerre , il pousse le Royaume-Uni à entrer en guerre contre l'Allemagne. Il quitte son poste en 1920 et il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques.

Ambassadeur de France au Royaume-Uni 1898-1920



Maurice Paléologue

Ambassadeur

Maurice Paléologue, né le 13 janvier 1859 à Paris en France et mort le 18 novembre 1944 à Paris en France, est un diplomate et historien français. Devenu ministre plénipotentiaire en 1901, il est ambassadeur à Sofia de 1907 à 1912 et à Saint-Pétersbourg de 1914 à 1917, puis secrétaire général du ministère des Affaires étrangères dans le cabinet Millerand.

Ambassadeur de France en Bulgarie 1907-1912
Ambassadeur de France en Russie 1914-1917

Camille Barrère

Ambassadeur

Camille Barrère, né le 23 octobre 1851 à Charité-sur-Loire en France et mort le 07 octobre 1940 à Paris en France, est un diplomate français. Il est ambassadeur de France à Rome de 1897 à 1924. Il favorise la signature d'un traité de commerce entre la France et l'Italie, élabore un règlement amiable pour le contentieux colonial en Libye puis agit pour maintenir l'Italie dans la neutralité en septembre 1914 avant de lui faire renverser ses alliances au profit de l'Entente franco-britannique en 1915.

Ambassadeur de France en Italie 1897-1924



Joseph Noulens

Ambassadeur

Joseph Noulens, né le 29 mars 1864 à Bordeaux en France et mort le 09 septembre 1944 à Sorbets en France, est un avocat et diplomate français. Il rejoint le gouvernement en tant que sous-secrétaire d'État à la Guerre du 03 novembre 1910 au 02 mars 1911 dans le gouvernement Aristide Briand (2). Il est ensuite nommé ministre de la Guerre du 09 décembre 1913 au 09 juin 1914 dans le gouvernement Gaston Doumergue (1), puis ministre des Finances du 13 juin au 26 août 1914 dans le gouvernement René Viviani (1). Il retrouve un poste gouvernemental lorsqu'il est désigné en tant qu'ambassadeur de France à Petrograd au mois de mai 1917, quelques semaines, après la Révolution de Février qui avait provoqué l’abdication du Tsar Nicolas II de Russie. Il y séjourne pendant que les bolcheviks préparent les journées d’octobre qui marqueront la prise définitive du pouvoir par les bolcheviks. Joseph Noulens quitte alors Petrograd lors de la signature du traité de Brest-Litovsk et continue sa mission à Arkhangelsk.

Sous-secrétaire d'État à la Guerre 1910-1911
Ministre de la Guerre 1914
Ministre des Finances 1914
Ambassadeur de France en Russie 1917-1919

Jean-Jules Jusserand

Ambassadeur

Jean-Jules Jusserand, né le 18 février 1855 à Lyon en France et mort le 18 juillet 1932 à Paris en France, est un diplomate et historien français. En 1902, sous la présidence de Loubet, Jean Jules Jusserand est nommé ambassadeur français aux États-Unis. Il succède ainsi à Jules Cambon qui, en Espagne, remplace son frère Paul Cambon, nommé au Royaume-Uni. Jusserand rejoint son poste le 07 février 1903. Il gagne très rapidement l'amitié de Theodore Roosevelt et la sympathie de ses successeurs. Ainsi, pendant 22 ans, Jusserand est le porte-parole de la politique française auprès de cinq présidents des États-Unis. En juin 1905, lors de la crise du Maroc entre la France et l’Allemagne pour la domination du Maroc, qui faillit conduire à la guerre, Jusserand utilise son influence sur Roosevelt pour jouer un rôle efficace dans les négociations de la Conférence d'Algésiras. L'appui accordé par les États-Unis et la Grande-Bretagne à la France ouvre à la France les portes de l'Empire chérifien. Durant le conflit mondial, il joue un rôle important dans l’entrée en guerre des États-Unis puisque dès 1914, il milite pour l'entrée en guerre auprès de la France. C'est une période difficile pour lui, l'opinion publique américaine étant très divisée. Il faut plus de trois ans pour que le pays entre en guerre, à la suite de la guerre sous-marine à outrance lancée par l’Allemagne et le télégramme Zimmerman dans lequel l'Allemagne offre au Mexique des territories américains s'il joint la guerre aux côtés de l'Alliance. Après la guerre, il continue de se battre pour conserver la paix, obtenue avec tant d’efforts et de sacrifices.

Ambassadeur de France aux États-Unis 1902-1925



Charles Jonnart

Mandataire

Charles Jonnart, né le 27 décembre 1857 à Fléchin en France et mort le 30 septembre 1927 à Paris en France, est un diplomate français. En 1884, il est nommé directeur du service de l'Algérie au ministère de l'Intérieur. Le 05 mai 1903, il devient gouverneur d'Algérie. Il occupe ce poste jusqu'au 22 mai 1911. Il revient en métropole pour siéger de nouveau au parlement en 1911. Il est nommé ministre des Affaires étrangères dans le cabinet Briand à la veille de la guerre. Par la suite, il est brièvement ministre du Blocus au sein du gouvernement Clemenceau, puis les puissances alliées le choisissent comme mandataire auprès du roi Constantin Ier de Grèce pour le contraindre à abdiquer.

Mandataire auprès du roi Constantin Ier de Grèce 1917

Jean Jaurès

Député

Jean Jaurès, né le 03 septembre 1859 à Castres en France et mort assassiné le 31 juillet 1914 à Paris en France, est un député français qui lutte contre la venue de la guerre les dix dernières années de sa vie. Il est très préoccupé et inquiet face à la montée du nationalisme et aux rivalités entre les grandes puissances. Il mène une vigoureuse campagne contre la loi des Trois ans, défendue ardemment par le député Émile Driant. L'année 1914 semble relancer les espoirs de paix : la guerre dans les Balkans est finie, les élections en France sont un succès pour les socialistes. Mais l'attentat de Sarajevo le 28 juin 1914 et l'ultimatum autrichien à la Serbie du 23 juillet 1914 relancent les tensions entre les grandes puissances. Il tente d'infléchir, dans un sens favorable à la paix, la politique gouvernementale. Il rappelle le mot d'ordre de grève générale décidé par l'Internationale ouvrière en cas de déclenchement de la guerre. Le pacifisme de Jaurès le fait haïr des nationalistes. Pendant la journée du vendredi 31 juillet 1914, il descend avec ses collaborateurs pour dîner au Café du Croissant, situé à la rue Montmartre. Vers 21h40, un étudiant nationaliste, Raoul Villain, tire deux coups de feu par la fenêtre ouverte du café et abat Jaurès à bout portant. Cet assassinat facilite de facto le ralliement de la gauche, y compris de beaucoup de socialistes qui hésitaient, à l'« Union sacrée ». La grève générale n'est pas déclarée. La Grande Guerre peut commencer.

Député 1902-1914