La Grande Guerre

Armée de terre - Armée de mer

Nicolas II

Empereur - Император Всероссийский

Nicolas II, né le 06 novembre 1856 à Saint-Pétersbourg et mort le 05 janvier 1929 à Antibes, e

Commandant suprême de l'armée impériale 1915-1917

Grand-duc Nicolas Nikolaïevitch de Russie

Général de cavalerie - Генерал от кавалерии

Grand-duc Nicolas Nikolaïevitch, dit Nicolas le jeune, né le 06 novembre 1856 à Saint-Pétersbourg et mort le 05 janvier 1929 à Antibes, en France, est le fils de Nicolas Nikolaïevitch de Russie. Il fait ses études à l'Académie du génie Nicolas, école formant les ingénieurs militaires. En 1872, il est promu lieutenant et envoyé en formation dans un bataillon d'infanterie. en 1873, il est admis dans une unité de cavalerie. En 1876, il sort diplômé de l'Académie de l'État-major général. IL est nommé au poste d'inspecteur général de la cavalerie en 1895. Durant les dix ans de sa fonction, il réforme avec succès les formations de cavaliers, les écoles de cavalerie et la cavalerie de réserve. Étonnement, il n'obtient aucun commandement durant la guerre russo-japonaise de 1904-1905. Du coup, il joue un rôle crucial au cours de la première révolution russe de 1905. À cette époque mouvementée, le grand-duc Nicolas est le seul homme capable de conserver la loyauté de l'armée envers l'empereur Nicolas II. Du coup, Nicolas II lui propose d'assumer le rôle de chef militaire détenant tous les pouvoirs en dessous de lui. Mais le grand-duc refuse cette promotion. Ainsi de 1905 à 1914, le grand-duc Nicolas est commandant en chef du district militaire de Saint-Pétersbourg. À la veille de la déclaration de guerre, Nicolas II cède aux sollicitations de ses ministres et, le 20 juillet 1914, nomme le grand-duc Nicolas commandant suprême de l'armée impériale. À ce moment de sa carrière, le grand-duc Nicolas n'a jamais commandé d'armée sur un champ de bataille. Il n'a pas participé aux plans de guerre de la Russie car cette tâche est planifiée par le général Soukhomlinov et par à l'État-major. Malgré cela, il semble avoir l'étoffe d'un tsar, montant brillamment à cheval et ayant des discours touchant le coeur des soldats. Chef des armées impériales, Nicolas II écoute même ses conseils. Cependant le grand-duc Nicolas a une humeur qui peut le conduire à de violents accès de colère ou à un état dépressif profond. Son instabilité psychique et les défaites des armées russes à Tannenberg en août-septembre 1914 va conduire l'empereur Nicolas II a prendre le commandement de l'armée impériale à sa place dès le 21 août 1915, ce qui va entraîner des prises de décisions catastrophiques pour l'empire russe. Le 23 août 1915, le grand-duc Nicolas est nommé commandant en chef et vice-roi de la province du Caucase. Son adversaire devient l'Empire ottoman. Il tente de faire construire un chemin de fer afin de joindre la Russie européenne à la Géorgie pour permettre un plus grand stockage des munitions en vue d'une nouvelle offensive prévue pour 1917. Mais en mars 1917, l'empereur Nicolas II est renversé par la Douma et une partie des grands-ducs. L'armée, quand à elle, commence lentement à se désagréger par manque d'approvisionnements aussi bien alimentaires que militaires. Certains grands-ducs pressentent à Saint-Pétersbourg l'imminence du chaos. Le grand-duc perd ses fonctions le 09 mars 1917. Le prince Lvov siégeant alors à la Douma est chargé par certains conjurés de demander au grand-duc d'accepter le trône. Après une courte réflexion, il repousse cette offre, restant ainsi fidèle au serment qu'il a prononcé quelques années plus tôt devant l'empereur. Il passe les années 1918 et 1919 en Crimée en résidence surveillée. Le grand-duc et son épouse échappent de justesse à l'Armée rouge, en avril 1919. Ils sont tous deux évacués par les Britanniques et trouvent refuge en France où ils vivront jusqu'à leur mort.

Commandant suprême de l'armée impériale 1914-1915
Commandant en chef de la province du Caucase 1915-1917