La Grande Guerre

Civils

 

François-Joseph Ier

Empereur - Kaiser

François-Joseph Ier, né le 18 août 1830 à Vienne en Autriche et mort le 21 novembre 1916 à Vienne en Autriche, est le petit-fils de l'Empereur François Ier. À sa naissance, François-Joseph est troisième dans la ligne de succession de son grand-père et pourtant un concours de circonstances vont faire de lui un empereur et un roi pendant plus de 67 ans. À six ans, son éducation est prise en charge par le comte Heinrich Bombelles. Il reçoit un apprentissage classique et est élevé dans un environnement traditionaliste et catholique. On lui confie très tôt un rôle de représentant de l'empire. C'est ainsi qu'il se rend en Hongrie en 1847. En février 1848 éclate une révolution des patriotes italiens. La révolution gagne alors tout l'empire. En avril, François-Joseph, 17 ans, est nommé gouverneur de Bohême, mais sa mère préfère l'envoyer en Italie où il est laissé aux soins de l'armée. Comme elle, il est un farouche partisan de l'écrasement de la révolution par l'armée. En décembre 1848, à la suite du Printemps des peuples et de la révolution autrichienne, l'empereur Ferdinand Ier abdique, pour mettre fin aux révolutions qui se déroulent en Hongrie. Cela permet ainsi à François-Joseph, neveu de Ferdinand, d'accéder au trône le 02 décembre 1848. Il a alors 18 ans et est sous l'influence de trois personnes : sa mère, l'archiduchesse Sophie de Bavière, le Premier ministre Schwarzenberg, artisan de la restauration du pouvoir impérial, son premier aide de camp, le baron von Grünne, qui a la haute main sur les affaires militaires. Son règne est troublé par le nationalisme dans plusieurs de ses territoires. Il doit ainsi accorder une plus grande autonomie à la Hongrie en transformant l'empire autrichien en une double monarchie austro-hongroise. Il reste donc Empereur d'Autriche et devient roi apostolique de Hongrie. Il conserve une relative bonne forme jusqu’à ses 75 ans, mais voit sa santé se dégrader assez sérieusement à partir de 1907. Il ne cesse pour autant de s’astreindre aux cérémonies et voyages officiels, gages d’une popularité toujours aussi grande parmi ses peuples. La crise en Bosnie est le résultat de l'annexion de la Bosnie-Herzégovine par François-Joseph en 1908. En 1910, toujours administrée par le ministre des finances communes, la Bosnie-Herzégovine se voit dotée d'une constitution qui institue un suffrage universel par classes. Cette crise amplifie la haine des Serbes et des panslavistes à l’égard de l'État habsbourgeois et sonne le glas de la bonne entente austro-russe. Les années 1912 et 1913 voient un net recul de l'influence austro-hongroise dans les Balkans au profit de la Russie. C'est ainsi sous l'égide de cette dernière qu'est conclue en 1912 la Ligue balkanique contre l'Empire ottoman, mais aussi contre l'Autriche-Hongrie. Pour éviter tout affrontement avec les Russes, il décide de ne pas intervenir au cours des guerres balkaniques. En 1914, l'archiduc François-Ferdinand semble très proche de succéder à son vieil oncle âgé de 84 ans. Son avènement prochain préoccupe grandement la Serbie, inquiète de sa volonté d'une réconciliation austro-russe qui se ferait aux dépens des intérêts de Belgrade. Cette préoccupation majeure amène à l'assassinat à Sarajevo de l'archiduc François-Ferdinand, son neveu et héritier présomptif, lors d'une visite officielle le 28 juin 1914. Cet assassinat est le déclencheur de la Grande Guerre qui débute un mois plus tard. François-Joseph décède le 21 novembre 1916 des suites d'une congestion pulmonaire entraînant des poussées de fièvre et une grande fatigue, générée par le maintien du rythme de vie et des obligations officielles du monarque. Après avoir régné sur l'Autriche du 02 décembre 1848 au 21 novembre 1916, soit près de 68 ans, il s'éteint à 86 ans et laisse son Empire en guerre aux mains de son petit-neveu l'archiduc Charles. François-Ferdinand détient le plus long règne en tant que souverain d'Autriche et de Hongrie, ainsi que le quatrième plus long règne de tous les pays de l'histoire européenne.

Empereur d'Autriche 1848-1916
Roi de Hongrie 1848-1916
Roi de Bohême 1848-1916
Roi de Croatie 1848-1916

Charles Ier

Empereur - Kaiser

Charles Ier, né le 17 août 1877 à Persenbeug en Autriche et mort le 01 avril 1922 à Funchal au Portugal, est devenu l'héritier du trône autro-hongrois suite au décès de son oncle François-Jospeh. À sa naissance, il n'est que cinquième dans l'ordre de succession au trône et a donc peu de chances de devenir un jour empereur. Les morts successives et l'assassinat de son oncle François-Ferdinand font qu'il devient l'héritier direct de son grand-oncle l'empereur François-Joseph qui a à ce moment-là 84 ans. Le souverain qui compte 66 ans de règne, est soulagé de trouver en son héritier, le sens du devoir, la droiture, la grandeur d'âme et la piété qui manquaient à ses prédécesseurs. À partir de 1900, il reçoit une solide formation juridique et économique. Il est également intégré au cercle de l'empereur François-Joseph, qui se charge de lui transmettre sa vision de la double monarchie. Il devient selon la tradition familiale officier dans l'armée austro-hongroise. Cantonné avec son unité à Prague, il y suit les cours d'enseignants de l'université, tandis qu'il noue de solides amitiés avec des nobles tchèques proches de François-Ferdinand. C'est à l'âge de 29 ans qu'il prend la tête de la double monarchie dans un contexte politique, économique et militaire inquiétant. Il est couroné Empereur d'Autriche le 01 décembre 1916 et couronné roi de Hongrie le 30 décembre 1916. Conscient des problèmes nationalistes, il tente de rendre plus efficace le gouvernement de la double monarchie. Il s'entoure de personnalités proches de son oncle, François-Ferdinand, partisans d'une réforme de la monarchie avec la création d'un pôle slave au sein de la monarchie danubienne. Cependant, il se montre incapable de soutenir les promoteurs de la politique qu'il souhaite voir menée dans la double monarchie. Du côté militaire, Charles 1er assume le commandement de l'armée austro-hongroise, transférant son quartier général à Baden, et limogeant à cette occasion son chef d'état-major, Franz Conrad von Hötzendorf, le 02 mars 1917. Il procède à une réforme de la justice militaire, sans avoir consulté ses généraux et contre l'avis des responsables militaires allemands. Son principal objectif est de trouver les voies de la paix avec les Alliés, notamment la France et la Russie. Avant de s'engager dans des négociations, il tente de fléchir son allié allemand, en lui faisant parvenir un mémorandum sur l'état réel de la double monarchie par l'envoi de missives pressantes à l'Empereur Guillaume II. Puis, il entame alors une négociation secrète, par l'intermédiaire de ses beaux-frères, les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme. Au fil de l'année 1917, Charles, souhaitant sauver son empire, tente de prendre ses distances à l'égard de l'Empire allemand, non seulement en menant des négociations de paix informelles avec les Alliés, mais aussi en mettant en place une politique autonome dans le conflit, s'opposant notamment à un certain nombre de mesures décidées par son allié. Lors des rencontres avec les Allemands, Charles se voit systématiquement malmené par ses partenaires qui lui imposent, malgré le respect formel de l'égalité entre alliés, une vassalisation de fait, aussi bien politique qu'économique. La défaite de la dernière offensive de la double monarchie face à l'Italie en juin 1918 sonne le glas de la double monarchie épuisée. À partir du mois d’août 1918, Charles Ier tente de sortir du conflit, alors que la double monarchie s'enfonce dans l'anarchie. Le 15 août 1918, il fait connaître aux Allemands sa volonté de sortir du conflit le plus rapidement possible. Le 06 septembre 1918, il avertit l'Empereur Guillaume II de son souhait de demander un armistice. Le 05 octobre, il mandate une délégation en vue de la conclusion rapide d'un armistice. Dans la nuit du 02 au 03 novembre 1918, il autorise son négociateur à signer le texte de l'armistice imposé par les Alliés. Face à la dissolution de son empire, il constate que son autorité n'existe plus. Aussi, il décide de renoncer à son trône dès le 11 novembre 1918, le jour de la signature de l'armistice par les Allemands. L'empereur Charles 1er refuse d'abdiquer, renonçant au pouvoir mais pas à son titre. Il se contente de signer un retrait momentané des affaires publiques. En raison des pressions effectuées par le nouveau chancelier Karl Renner, il est contraint de quitter son pays et de demander asile à la Suisse. L'exil de la famille impériale commence tandis que les États successeurs de la double monarchie confisquent les biens de la famille impériale.

Empereur d'Autriche 1916-1918
Roi de Hongrie 1916-1918
Roi de Bohême 1916-1918
Roi de Croatie 1916-1918

François-Ferdinand d'Autriche

Prince - Prinz

L'archiduc François-Ferdinand de Habsbourg-Este, né le 18 décembre 1863 à Graz en Autriche et mort assassiné le 28 juin 1914 à Sarajevo en Bosnie-Herzégovine lors d'une tournée d'inspection des armées, est à sa naissance le quatrième dans l'ordre de succession au trône. Il est le neveu de l'empereur François-Joseph Ier. Comme tout membre masculin de la maison de Habsbourg-Lorraine, il entre dans l'armée austro-hongroise dès son plus jeune âge. Ses promotions sont rapides et fréquentes. Il atteint le rang de lieutenant à l'âge de quatorze ans, capitaine à vingt-deux ans, colonel à vingt-sept et enfin major-général à trente et un ans. La chasse est sa grande passion. Il jouit d'une réputation de bon tireur et est considéré comme le meilleur tireur du monde en 1890. Il fait, pour chasser, le tour du monde en 1893 à bord du croiseur SMS Kaiserin Elisabeth. À cette occasion il emmène avec lui des diplomates qui lui représentent l'Empire, des photographes, des taxidermistes et des naturalistes pour garnir les vitrines du Musée d'histoire naturelle de Vienne. Ce penchant pour la chasse est jugé excessif, même par la noblesse européenne de cette époque. Pas moins de 100 000 trophées sont exposés dans son château. Archiduc d'Autriche et prince royal de Hongrie et de Bohême, il devient l'héritier du trône de l'Empire austro-hongrois à partir de 1896. Ses relations avec l'empereur François-Joseph sont tendues. Sa motivation à devenir empereur est la restauration un pouvoir central fort, affaibli selon lui par le compromis de 1867 qui accorde trop de pouvoirs à la noblesse hongroise, pour laquelle il éprouve une vive hostilité. Il considère le nationalisme hongrois comme une menace pour la dynastie des Habsbourg. En revanche, il préconise une approche prudente envers la Serbie, pensant qu'un traitement dur de cette dernière amènera l'Autriche-Hongrie à un conflit ouvert avec la Russie. En 1913, il est nommé inspecteur général des forces armées. À la demande de l'empereur François-Joseph, il participe aux manoeuvres de l'armée austro-hongroise en Bosnie en juin 1914. Après la fin des manoeuvres, le 27 juin 1914, François-Ferdinand prévoit pour le lendemain une visite de Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine, avec son épouse Sophie, afin d'inaugurer un nouveau musée. Cette visite coïncide avec le quatorzième anniversaire de l'annonce du mariage de François-Ferdinand et Sophie. L'archiduc tient à faire profiter son épouse des honneurs qu'il reçoit. Un premier attentat a lieu sur le parcours menant à la réception prévue en l'honneur de l'archiduc et de son épouse. L'un des conspirateurs jette une grenade sur la voiture du couple. Cependant, la bombe explose derrière eux, blessant les occupants de la voiture suivante. En arrivant à la résidence du gouverneur, François-Ferdinand fait part de son mécontentement aux autorités locales. De-là, il décide d'aller rendre visite aux blessés à l'hôpital. Toutefois, les chauffeurs ne sont pas avertis du changement d'itinéraire, ce qui oblige la voiture archiducale à s'arrêter au milieu de la foule. Saisissant cette chance, un autre conspirateur, Gravilo Princip tire sur le couple, atteignant Sophie à l'abdomen et François-Ferdinand au cou. François-Ferdinand est encore vivant lorsque les premiers aidants arrivent pour leur porter secours. Ses derniers mots sont pour Sophie : « Ne mourez pas Darling, vivez pour nos enfants ». Il meurt quelques minutes plus tard tandis que Sophie meurt sur le chemin de l’hôpital. Son assassinat sera source de tension entre l'empire austro-hongrois et la Serbie. Il sera surtout l'élément déclencheur de la Grande Guerre.

Prince héritier du trône austro-hongrois

Karl von Stürgkh

36e Ministre-président de Cisleithanie - Ministerpräsident

Le comte Karl Graf von Stürgkh, né le 30 octobre 1859 à Graz en Autriche et mort assassiné à le 21 octobre 1916 Vienne en Autriche, est un politicien autrichien. De 1909 à 1911 il est ministre de l'Éducation. Il est ensuite nommé ministre-président d'Autriche. Il occupe cette fonction du 03 novembre 1911 au 21 octobre 1916. Au départ, il dirige un ministère technique, composé de hauts-fonctionnaires, gérant l'Autriche au jour le jour. Son ministère est autoritaire Il tente malgré tout de mettre en place un cabinet appuyé sur une partie du parlement, mais il échoue, renvoyant le parlement en vacance pour une durée indéterminée en 1913. Lors de la crise de juillet 1914, partisan du maintien de l'alliance de la double monarchie avec le Reich, participe au processus qui aboutit à la mise en place d'une politique de fermeté à l'encontre de la Serbie. Il se prononce pour l'entrée en guerre contre le royaume serbe dès le conseil de la couronne du 07 juillet 1914, puis lors des consultations entre civils et militaires dans la phase précédant la remise de l'ultimatum à la Serbie. Pendant la guerre, son impopularité auprès de la population autrichienne grandit. Les populations slaves sont systématiquement suspectées du pire et lui reprochent son refus obstiné de convoquer le Reichsrat, systématiquement écartée de la gestion du conflit. Le 21 octobre 1916, il est abattu dans un restaurant à Vienne.

Ministre-président 1911-1916


Ernest von Koerber

37e Ministre-président de Cisleithanie - Ministerpräsident

Ernest von Koerber, né le 06 novembre 1850 à Trente en Autriche et mort le 05 mars 1919 à Baden en Autriche, est un politicien autrichien qui est ministre-président d'Autriche à deux reprises. Il l'est une première fois du 19 janvier 1900 au 31 décembre 1904. Durant cette période marquée par des négociations en vue du renouvellement décennal de l'accord entre l'Autriche d'Autriche (la Cisleithanie) et le Royaume de Hongrie (la Transleithanie) au sein de la Double Monarchie, il est rapidement hostile à la Hongrie. Dix ans après sa première expérience ministérielle, il est appelé à exercer les fonctions de ministre des finances de la double monarchie entre 1915 et 1916. Au cours de l'année 1916, il se montre hostile à de trop grandes concessions à la Hongrie dans le cadre de la négociation de l'Ausgleich. Acteur important des négociations entre son pays, la double monarchie, et le Reich, il doit cependant acter l'importance du Reich dans le soutien à l'effort de guerre de la double monarchie et insiste sur la nécessité pour la double monarchie de maintenir des bonnes relations avec le Reich. Le 29 octobre 1916, il devient ministre-président suite à l'assassinat de son prédécesseur Karl Stürgkhen. Durant son ministère, il souhaite réformer la conduite de la guerre dans l'empire d'Autriche, notamment en améliorant le ravitaillement en Autriche. La mort de l'empereur et la volonté de renouveau incarnée par le nouvel empereur Charles ler font qu'il est renvoyé le 20 décembre 1916.

Ministre-président 1900-1914
Ministres des finances 1915-1916
Ministre-président 1916




Heinrich Karl Graf Clam-Martinic

38e Ministre-président de Cisleithanie - Ministerpräsident

Le comte Heinrich Karl Graf Clam-Martinic, est né le 01 janvier 1863 à Vienne en Autriche et mort le 07 mars 1932 à Klam en Autriche, est un politicien qui devient ministre-président à la suite de l'accession au trône de Charles Ier. Un objectif politique important pour lui est l'introduction de la langue allemande en Bohême et en Moravie en tant que langue officielle. Il est ministre-président du 20 décembre 1916 au 23 juin 1917.

Ministre-président 1916-1917

Ernst Seidler von Feuchtenegg

39e Ministre-président de Cisleithanie - Ministerpräsident

Ernst Seidler von Feuchtenegg, né le 05 juin 1862 à Schwechat en Autriche et mort le 23 janvier 1931 à Vienne en Autriche, est un juriste et un universitaire, représentant de la noblesse néo-absolutiste autrichien défendant l'alliance avec l'empire allemand. Il est en contact étroit avec les "ultras" des partis nationalistes allemands. Il occupe le poste de ministre-président du 23 juin 1917 au 27 juillet 1918.

Ministre-président 1917-1918



Max Hussarek von Heinlein

40e Ministre-président de Cisleithanie - Ministerpräsident

Le baron Max Hussarek von Heinlein, né le 03 mai 1865 à Presbourg en Slovaquie et mort le 06 mars 1935 à Vienne en Autriche, est l'avant-dernier président-ministre d'Autriche à la fin de la monarchie en 1918. Il occupe ce poste du 27 juillet 1918 au 27 octobre 1918, date à laquelle il démissionne juste après la conclusion du traité de Brest-Litovsk.

Ministre-président 1918

Heinrich Lammasch

41e Ministre-président de Cisleithanie - Ministerpräsident

Heinrich Lammasch, né le 21 mai 1853 à Seitenstetten en Autriche et mort le 06 janvier 1920 à Salzbourg en Autriche, est le dernier ministre-président. Il occupe sa fonction du 27 octobre 1918 au 12 novembre 1918. Il est l'un des représentants de l'Autriche à la Société des Nations après la Grande Guerre.

Ministre-président 1918




István Tisza

Ministre-président de Hongrie - Ministerpräsident

Le comte István Tisza, né le 22 avril 1861 à Pest en Hongrie et mort assassiné le 31 octobre 1918 à Budapest en Hongrie, est un politicien hongrois qui occupe le poste de ministre-président de 1903 à 1905 et du 10 juin 1913 au 15 juin 1917. Membre de la noblesse hongroise et principal chef du parti libéral, il exerce une forte influence sur la vie politique en Hongrie mais également sur la politique austro-hongroise.

Ministre-président 1913-1917

Móric Esterházy

Ministre-président de Hongrie - Ministerpräsident

Móric Esterházy, né le 27 avril 1881 à Majk en Pologne et mort le 28 juin 1960 à Vienne en Autriche, est un politicien hongrois qui est ministre-président du 15 juin au 23 août 1917. Sa principale mission consiste à faire adopter en Hongrie une réforme du droit de suffrage, devant aboutir à la mise en place du suffrage universel. Ne disposant ni de la majorité au parlement ni de soutien du souverain, il démissionne rapidement.

Ministre-président 1917



Sándor Wekerle

Ministre-président de Hongrie - Ministerpräsident

Sándor Wekerle, né le 14 novembre 1848 à Mór en Hongrie et mort le 16 août 1921 à Budapest en Hongrie, est un politicien hongrois qui est ministre-président à 3 reprises dont la dernière du 23 août 1917 au 29 octobre 1918. Il reçoit pour mission de faire adopter les réformes souhaitées par le roi en Transleithanie, notamment la loi électorale, destinée à ouvrir le droit de suffrage en Hongrie. Pas plus que son prédécesseur, il ne parvient à obtenir la majorité pour l'ouverture du droit au suffrage en Hongrie.

Ministre-président 1917-1918

János Hadik

Ministre-président de Hongrie - Ministerpräsident

Le comte János Hadik, né le 23 novembre 1863 à Pálóc en Hongrie et mort le 10 décembre 1933 à Budapest en Hongrie, est un homme d'État hongrois qui est ministre-président durant 3 jours, du 29 au 31 octobre 1918. Il démissionne suite à la révolution des Asters.

Ministre-président 1918






Mihály Károlyi

Ministre-président de Hongrie - Ministerpräsident

Le comte Mihály Károlyi, né le 04 mars 1875 à Budapest en Hongrie et mort le 19 mars 1955 à Vence en France, est politicien hongrois et chef du Parti de l'indépendance hongrois. Il prend la tête du gouvernement de la Hongrie le 30 octobre 1918 au cours de l'épisode de la révolution des Asters. Il devient ministre-président le lendemain, le 31 octobre 1918. Il occupe ce poste jusqu'au 21 mars 1919. Le 16 novembre 1918, il proclame la République de Hongrie. Cependant, il doit composer avec les conditions imposées par les Alliés notamment l'amputation des deux tiers du territoire national. Le 11 janvier 1919, il sera proclamé président de la République démocratique hongroise avec Dénes Berinkey à la tête du gouvernement.

Ministre-président 1918-1919

Oskar Potiorek

Gouverneur

Oskar Potiorek, né le 20 novembre 1853 à Bleiberg en Autriche et mort le 17 décembre 1933 à Klagenfurt en Autriche, est un général autrichien d'origine Slovène. Gouverneur de la Bosnie-Herzégovine, il est chargé d'accueillir et d'accompagner l'archiduc-héritier François-Ferdinand d'Autriche dans Sarajevo lors de la visite officielle que le prince effectue avec son épouse le 28 juin 1914. Âgé de 60 ans et fort d'une carrière bien remplie, le général-gouverneur a conscience d'avoir failli en tant que responsable de la sécurité mais cherche à se couvrir en accusant le gouvernement du Royaume de Serbie de l'assassinat, ce qui transforme l'attentat en un conflit qui devient la Grande Guerre.

Gouverneur de la Bosnie-Herzégovine 1911- 1914



Leopold Berchtold

Ministre - Minister

Le comte Leopold Berchtold, né le 18 avril 1863 à Vienne en Autriche et mort le 21 novembre 1942 à Peresznye en Hongrie, est un diplomate autrichien qui accepte de devenir ministres des affaires étrangères par devoir et fidélité envers l'empereur François-Joseph. Il occupe ce poste du 17 février 1912 au 13 janvier 1915. Durant son ministère, il doit composer en permanence entre les partisans du conflit immédiat et les partisans du maintien de la paix et des réformes intérieures de la double monarchie. À la suite de la seconde guerre balkanique, il est confronté à la montée en puissance des États balkaniques, et tente de mettre en place une nouvelle ligue balkanique, pilotée depuis Vienne. La Serbie connaît un accroissement sans précédent de sa puissance. En octobre 1913, Berchtold se montre partisan de l'envoi d'un ultimatum à la Serbie, pour obliger le royaume de Belgrade à évacuer les territoires albanais, encore occupés malgré la signature du traité de Bucarest. L'ultimatum, envoyé le 17 octobre 1913, est accepté par la Serbie, qui évacue les régions qu'elle occupe dans les jours qui suivent la réception de la note à Belgrade. Dans les mois qui suivent, il tente de réorienter la politique balkanique de la monarchie danubienne, axée sur un renversement des alliances de la double monarchie. L'assassinat à Sarajevo de l'archiduc François-Ferdinand par un nationaliste serbe, lui fournit l'occasion de mettre en acte sa nouvelle politique. Ainsi, il envisage, dès l'annonce de l'attentat, de faire envahir la Serbie sans déclaration de guerre préalable. Afin de conforter son autorité, il prend en main la gestion de la crise austro-serbe. L'empereur lui demande alors de consulter les autres responsables politiques de la monarchie. En dépit des divergences et des considérations personnelles, Berchtold, comme tous les responsables politiques et militaires de la double monarchie, se montre partisan de consulter les dirigeants du Reich avant toute action contre la Serbie. C'est ainsi qu'il est assuré du soutien du Reich dans la politique de fermeté que la double monarchie entend mener envers la Serbie. Rapidement, il applique une politique de fermeté à l'égard de la Serbie. soutenu par l'empereur, il fait rédiger un ultimatum au royaume de Serbie de manière qu'il soit refusé par le gouvernement serbe. La Serbie rejette l'ultimatum. La guerre se prépare. En 1915, il participe aux négociations qui aboutissent à l'entrée en guerre de l'Italie contre la double-monarchie, vu son hostilité à céder le Trentin à l'Italie. Minoritaire au sein du conseil, il est contraint d'offrir sa démission à l'empereur le 13 janvier 1915.


Ministre des affaires étrangères 1912-1915

Ottokar Czernin

Ministre - Minister

Le comte Ottokar Czernin, né le 26 septembre 1872 à Dimokur en Tchéquie et mort le 04 avril 1932 à Vienne en Autriche, est un diplomate et un noble autro-hongrois. Ami proche et allié de l'archiduc François-Ferdinand, il se montre partisan de la mise en place d'une dictature afin de redonner à l'empire une constitution centralisée. Il est nommé ambassadeur en Roumanie en décembre 1913 à la demande du prince héritier. Il garde cette fonction jusqu'en décembre 1916. Appuyé par son gouvernement et le Reich, il tente d'attirer la Roumanie dans le giron des puissances centrales en promettant le rétablissement de l'autonomie de la Transylvanie. Cependant Budapest refuse cette concession. Proche de longue date du nouvel empereur Charles 1er, il est nommé ministre des affaires étrangères du 22 décembre 1916 au 16 avril 1918. Durant son mandant, il tente de sortir la monarchie du conflit dans lequel elle s'est précipitée, notamment en proposant une paix sans vainqueur ni vaincu. Régulièrement informé des propositions de paix allemandes, il rappelle régulièrement à ses interlocuteurs allemands, tout au long des conférences de l'année 1917, le rôle du Reich dans le déclenchement du conflit. Les relations avec l'empereur se dégradent d'abord parce qu'il modifie les consignes données aux diplomates chargés des négociations en 191727, ensuite parce que Charles Ier privilégie la recherche de la paix générale fût-ce contre la volonté allemande.

Ambassadeur en Roumanie 1913-1916
Ministre des affaires étrangères 1916-1918





















Stephan Burián von Rajecz

Ministre - Minister

Le baron Stephan Burián von Rajecz, né le 16 janvier 1851 à Stupava en Slovaquie et mort le 20 octobre 1922 à Vienne en Autriche, est un diplomate autrichien exerçant les fonctions de ministre des affaires étrangères du 13 janvier 1915 au 22 décembre 1916. Cette nomination au poste de ministre des affaires étrangères arrive immédiatement après l'intronisation du nouvel empereur Charles Ier. Ses premières initiatives le conduisent à tenter de s'opposer à l'entrée en guerre de l'Italie. Il refuse les nouvelles exigences territoriales italiennes, en plus de la cession du Trentin. À la fin de l'année 1916, il défend, face au Reich, l'opportunité d'une offre de paix des puissances centrales. En effet, dès le mois d'octobre 1916, il se montre partisan d'une proposition de paix aux Alliés. Au final, il doit accepter, une fois les Allemands d'accord avec le principe, de se rallier à leurs positions. Fin 1916, il devient ministre commun de la double monarchie du 22 décembre 1916 au 16 avril 1918. À ce titre, il joue un rôle important dans les relations entre l'Autriche et la Hongrie et dans les relations commerciales des Austro-hongrois avec le Reich.

Ministre des affaires étrangères 1915-1916
Ministre commun des finances de la double monarchie 1916-1918

Alexander von Krobatin

Ministre - Minister

Alexander von Krobatin, né le 12 septembre 1849 à Olomouc en Tchéquie et mort le 28 septembre 1933 à Vienne en Autriche, est un maréchal et un homme politique. Il est ministre de la guerre du 12 décembre 1912 au 12 avril 1917. Membre du parti de la guerre, il soutient pleinement les personnes vouant une guerre immédiate sur la Serbie. Avec le déclenchement de la guerre, Il est chargé de mobiliser les économies de l'Autriche industrielle et de la Hongrie agraire pour faire en sorte que l'armée reçoive armes et munitions. Il doit aussi renforcer l'efficacité industrielle pour répondre aux besoins militaires. En deux ans, malgré les nombreuses difficultés, il réussit à augmenter les productions militaires de 300%.

Ministre de la guerre 1912-1917










Rudolf Stöger-Steiner von Steinstätten

Ministre - Minister

Rudolf Stöger-Steiner von Steinstätten, né le 26 avril 1861 à Pernegg an der Mur en Autriche et mort le 12 mai 1921 à Graz en Autriche, est un général d'infanterie qui devient ministre de la guerre le 12 septembre 1917 suite à la dégradation de sa santé qui ne lui permette plus d'être sur le terrain. Dans les derniers mois de 1917, il adresse un rapport à l'empereur pour l'avertir de la dégradation rapide de la situation économique et sociale de l'Empire. Le réseau ferroviaire, très dégradé, fonctionne de plus en plus difficilement. Les ressources alimentaires sont tout juste suffisantes. En janvier 1918, il doit rappeler 7 divisions du front pour maîtriser des grèves en Hongrie. Il prend sa retraite le 11 novembre 1918 avec la signature de l'armistice.

Ministre de la guerre 1917-1918

Léon von Biliński

Administrateur

Léon von Biliński, né le 15 juin 1846 à Zalichtchyky en Ukraine et mort le 14 juin 1923 à Vienne en Autriche, est un politicien qui commence sa carrière comme président des chemins de fer impériaux et royaux de 1893 à 1895. Il devient, ensuite, gouverneur de Galicie de 1895 à 1897. Puis, il est ministre des finances de l'Autriche-Hongrie de 1895 et 1897 et de 1909 à 1911. Pour finir, il devient administrateur de la Bosnie-Herzégovine entre 1912 et 1915. Durant la guerre, il fait partie du Comité suprême national instauré en Galicie de tendance pro-autrichienne. Après la guerre, il occupera le poste de ministre des finances de la République de Pologne dès 1919.

Administrateur de la Bosnie-Herzégovine 1912- 1915




Nikolaus Szécsen

Ambassadeur - Botschafter

Le comte Nikolaus Szécsen, né le 26 novembre 1857 à Temerin en Serbie et mort le 18 mai 1926 à Gyöngyösszentkereszt en Hongrie, est un politicien hongrois. Il est ambassadeur en France du 23 janvier 1911 au 10 août 1914. Il est considéré comme l'un des ambassadeurs les plus prestigieux de son époque. Il est compétent et doté d'un esprit solide. Il joue un rôle important lors de la crise de juillet en 1914. Suite au déclenchement de la guerre, il doit quitter la France et décide de retourner à Vienne où il devient membre de la Chambre haute en 1916. Il occupe également le poste du maréchal de la cour en Hongrie de 1916 à 1918.

Ambassadeur en France 1911-1914
Maréchal de la Cour 1916-1918

Konstantin Dumba

Ambassadeur - Botschafter

Le comte Konstantin de Dumba, né le 17 juin 1856 à Vienne en Autriche et mort le 06 janvier 1947 à Bodensdorf en Autriche, est un diplomate austro-hongrois. Il est envoyé à l'ambassade à Londres de 1881 à 1886, puis à Saint-Pétersbourg, Rome, Bucarest et Paris. En 1909, il est nommé ambassadeur à Stockholm où il y reste jusqu'en 1912. Le 04 mars 1913, il est nommé comme ambassadeur à Washington. Il reste à ce poste jusqu'au 05 octobre 1915, date à laquelle il quitte le pays suite aux accusations d'espionnage portées à son encontre par le gouvernement américain. Il prend sa retraite en 1916.

Ambassadeur aux États-Unis d'Amérique 1913-1915





Adam Tarnowski

Ambassadeur - Botschafter

Le comte Adam Tarnowski, né le 04 mars 1866 à Cracovie en Pologne et mort le 10 octobre 1946 à Lausanne en Suisse, est un diplomate austro-hongrois d'origine polonaise. Il est nommé ambassadeur à Washington de 1899 à 1901, date à laquelle il est envoyé à Paris. En 1907, il est promu conseiller et envoyé à Madrid. En 1909, il est transféré à Londres. Le 30 avril 1911, il est nommé ministre de la double monarchie à Sofia. Le 09 novembre 1916, le gouvernement austro-hongrois décide de le nommer ambassadeur à Washington en remplacement du comte Konstantin de Dumba qui a été expulsé par le gouvernement américain. Cependant, il arrive aux États-Unis que le 31 janvier 1917 car la Grande-Bretagne ne lui accorde pas directement de sauf-conduit pour traverser le blocus naval de l'Entente. Suite à la déclaration de guerre des États-Unis d'Amérique à l'Allemagne, le 08 avril 1917, l'Autriche-Hongrie décide de rompre les relations diplomatiques avec les Américains. Il quitte les États-Unis d'Amérique le 04 mai 1917.

Ambassadeur aux États-Unis d'Amérique 1916-1917

Albert von Mensdorff

Ambassadeur - Botschafter

Le comte Albert von Mensdorff-Pouilly-Dietrichstein, né le 05 septembre 1861 à Lemberg en Ukraine et mort le 15 juin 1945 à Vienne en Autriche, est un diplomate austro-hongrois. Il est l'ambassadeur de l'empire en Grande-Bretagne du 06 mai 1904 au 13 août 1914, date de la déclaration de guerre entre les deux royaumes. Avant son départ, lors des négociations pendant la crise de juillet, il soutient toute tentative à éviter le conflit et envoie des télégrammes à Vienne qui avertissent du désastre si le conflit a lieu. De retour à Vienne, il se voit confier certaines missions diplomatiques dont la rencontre avec le général Smuts à Genève en décembre 1917. Retiré du service actif en 1919, il représente la République d'Autriche à l'occasion de son inclusion dans la Société des Nations fin 1920. Ensuite, il négocie les Protocoles de Genève en 1922 concernant un prêt pour la reconstruction économique et financière de l'Autriche.

Ambassadeur en Grande-Bretagne 1904-1914





Wladimir Giesl von Gieslingen

Ambassadeur - Botschafter

Wladimir Giesl von Gieslingen, né le 18 février 1860 à Fünfkirchen en Hongrie et mort le 20 avril 1936 à Salzbourg en Autriche, est un diplomate hongrois et un général austro-hongrois. Le 13 novembre 1913, il est nommé ambassadeur austro-hongrois à Belgrade où il joue un rôle clé au cours de la crise de juillet de 1914 liée à l'assassinat de l'héritier de l'Empire austro-hongrois l'archiduc François-Ferdinand. Le 23 juillet 1914, il présente l'ultimatum austro-hongrois aux autorités serbes avec un délai de 48 heures pour le retour de la décision serbe. Le 25 juillet 1914, cinq minutes avant la fin de l'ultimatum, il reçoit la réponse serbe et constate que tous les points de l'ultimatum ne sont pas acceptés par le gouvernement serbe. Aussi, il décide de rompre les relations diplomatiques. Le jour même, il prend le train et quitte la Serbie sous instruction du ministre des Affaires étrangères, le comte Berchtold. À son retour à Vienne, le 28 juillet 1914, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Il prend sa retraite en janvier 1915. Il est cependant rappelé et envoyé en mission diplomatique à Constantinople où il effectue les préparations de la visite de l'empereur Charles Ier au début de l'année 1918.

Ambassadeur en Serbie 1913-1914

Johann von Pallavicini

Ambassadeur - Botschafter

Le marquis Johann von Pallavicini, né le 18 mars 1848 à Padoue en Italie et mort le 04 mai 1941 à Pusztaradvány en Hongrie, est un diplomate austro-hongrois, qui devient l'ambassadeur de l'empire auprès de la Turquie dès le 05 octobre 1906. En 1908, il s'oppose à l'annexion de la Bosnie, mais soutint le rapprochement avec la Turquie. En 1911, il est, temporairement, ministre des Affaires étrangères à la suite de la maladie du comte Lexa von Aehrenthal. Il est considérée à l'époque comme l'un des diplomates les plus respectés de la double-monarchie. Au début du conflit, il travaille sans relâche pour amener l'Empire ottoman dans la guerre à côté de l'Autriche-Hongrie. Il arrive à ses fins dès le mois d'octobre 1914. En raison de son long mandat et de son rôle de doyen du corps diplomatique à Constantinople, il exerce une influence considérable sur les événements de l’empire ottoman. En avril 1917, il refuse l'offre de l'empereur Charles Ier de devenir ministre des Affaires étrangères. Il quitte ses fonctions à Constantinople le 11 novembre 1918.

Ambassadeur en Turquie 1906-1918






Friedrich von Szápáry

Ambassadeur - Botschafter

Le comte Friedrich von Szápáry, né le 05 novembre 1869 à Budapest en Hongrie et mort le 18 mars 1935 à Vienne en Autriche, est un diplomate hongrois. Il appartint à un groupe des jeunes diplomates qui soutiennent une politique étrangère plus dynamique et agressive de la double-monarchie. Le 01er octobre 1913, il est nommé ambassadeur à Saint-Pétersbourg. Il joue un rôle diplomatique important lors de la crise de juillet 1914 et de l'escalade militaire entre les deux empires. Il présente la déclaration de guerre de son pays au gouvernement russe le 06 août 1914, puis quitte le territoire russe.

Ambassadeur en Russie 1913-1914