La Grande Guerre

Armée de terre & Force aérienne - Armée de mer

 

Guillaume II

Empereur - Kaiser

Frédéric Guillaume Victor Albert de Hohenzollern, né le 27 janvier 1859 à Berlin en Allemagne et mort le 04 juin 1941 à Doorn aux Pays-Bas, est le petit-fils de Guillaume Ier et le fils de Frédéric III. Guillaume devient l'empereur de l'Allemagne le 15 juin 1888 succédant à son père, Frédéric III, qui ne règne que 99 jours avant d'être emporter par un cancer. La maladie de Frédéric III l'empêche de mener à bien une série de réformes qui aurait dû calmer les tensions sociales. Aussi, Guillaume II commence-t-il son règne dans un climat social très agité débouchant sur la grève des mineurs. Le jeune empereur Guillaume II prend le contre-pied des lois antisociales du chancelier Bismarck avec lequel la communication devient rapidement compliquée. En 1890, il finit par renvoyer le chancelier Bismarck. Il applique une mesure d'avant-garde, la réduction à 8 heures de la journée de travail dans les mines. De plus, il change radicalement la politique traditionnelle prussienne. Désirant donner à l'Allemagne une envergure internationale, il troque la politique étrangère fondée sur le calcul des forces et l'intérêt national de Bismarck contre la politique visant à trouver pour l'Allemagne une place proportionnelle à sa force industrielle croissante, et ce, principalement, en développant un empire colonial pouvant rivaliser avec ceux des autres grandes puissances Weltpolitik expansionniste et colonialiste et s'emploie à développer une marine de guerre puissante. Durant la crise de juillet 1914, il pousse l'empire austro-hongrois à attaquer la Serbie même s'il essaie de faire croire le contraire à la Triple-Entente et au reste du monde. Il assure l'empereur François-Joseph de son soutien inconditionnel. Pourtant, le 31 juillet 1914, devant les hésitations de Guillaume II, c'est le général von Falkenhayn qui déclare l'état de danger de guerre. Pendant le conflit, il est le chef des armées mais il perd rapidement son autorité et sa popularité au détriment des militaires qui gèrent à la fois le pays et la guerre. Devant la révolution qui gronde en Allemagne, le chancelier Max de Bade, conscient de la gravité de la situation conseille à Guillaume II d'Allemagne d'abdiquer pour sauver la monarchie, mais, malgré les conseils de Paul von Hindenburg et de Friedrich Ebert, le Kaiser refuse cette proposition. Lorsque la révolution éclate en novembre 1918, Max de Bade annonce au matin du 09 novembre 1918 l'abdication de Guillaume II sans le consentement de celui-ci et la renonciation au trône du Kronprinz. L'empereur avait pensé à l'abdication en tant qu'empereur mais non en tant que roi de Prusse. Ce n'est qu'après coup que la décision de Max de Bade est ratifiée par l'empereur et son fils. Max de Bade démissionne à son tour en faveur de Friedrich Ebert, le 09 novembre 1918. Craignant de subir le même sort tragique que son cousin le tsar de Russie, Nicolas II, et ne pouvant sans risque pour sa vie regagner Berlin, il se réfugie aux Pays-Bas. Guillaume II est ainsi le dernier empereur allemand et le neuvième et dernier roi de Prusse.

Empereur 1888-1918
Roi de Prusse 1888-1918
Chef des armées 1914-1918

Guillaume de Prusse

Prince héritier - Kronprinz

Guillaume de Hohenzollern, né le 06 mai 1882 à Potsdam en Allemagne et mort le 20 juillet 1951 à Hechingen en Allemagne, est le fils aîné de l'empereur Guillaume II. Lors de la Grande Guerre, il est promu commandant des Hussards à la tête de mort. Le 02 août 1914, son statut d'héritier impérial lui vaut, avec le grade de Generalmajor et malgré une formation d'état-major insuffisante, d'être investi du commandement de la 5e armée. En 1916, pendant la bataille de Verdun, interprétant mal les consignes du chef d'état-major Erich von Falkenhayn, il tente d'envelopper la ville par le sud-est, persuadé que la chute de cette place aura une valeur décisive. Il multiplie les attaques vers les positions fortifiées des hauts de Meuse, causant de lourdes pertes parmi ses hommes. Durant son commandement de la 5e armée, il est encadré par des chefs d'état-major expérimentés, à commencer par Konstantin Schmidt von Knobelsdorf jusqu'au 21 août 1916 puis par Walther von Lüttwitz. Du 26 novembre 1916 au 11 novembre 1918, il est à la tête du Groupe d'armées Deutscher Kronprinz qui regroupe plusieurs armées du front de l'Ouest. Il assure le commandement de ses troupes au Mort-Homme près de Verdun et commande depuis son quartier général à Charleville dans les Ardennes. Lors de la révolution de novembre en 1918, les soldats de la 5e armée se mutinent. Il se réfugie à l'état-major de la 3e armée. Après la signature de l'armistice, le gouvernement provisoire du Conseil des commissaires du peuple lui ordonne de rapatrier son groupe d'armées en Allemagne, ce qu'il se sent incapable de faire. C'est le chef d'état-major général, le maréchal Paul von Hindenburg, qui lui ordonne de partir et de rejoindre son père aux Pays-Bas. Il renonce ainsi à ses droits au trône et va s'établir sur l'île de Wieringen, dans le nord de la Hollande. Il est le dernier Kronprinz, prince héritier, royal prussien et impérial allemand.

Commandant Ve armée 1914-1916
Commandant IIIe , Ve armées 1916
Commandant IIe, IIIe, Ve, VIIe armées 1917
Commandant Ie, IIIe, VIIe, IIXe armées 1918


















Léopold de Bavière

Prince - Kronprinz

Léopold de Bavière, né le 09 février 1846 à Munich en Allemagne et mort le 28 septembre 1930 à Munich en Allemagne, est le second fils du régent Luitpold de Bavière. À partir du 29 août 1916, il prend le commandement des forces austro-allemandes sur le front de l'Est, après le limogage du général von Falkenhayn. Il dirige l'Ober Ost, Oberbefehlshaber der gesamten Deutschen Streitkräfte im Osten, terme allemand signifiant Commandant suprême de toutes les forces allemandes de l'Est. À ce poste, il est le représentant du Reich et signe le traité de Brest-Litovsk le 03 mars 1918, ce qui met fin aux combats sur le front de l'Est.

Commandant des forces austro-allemandes sur le front de l'Est 1916-1918

August von Mackensen

Maréchal - Generalfeldmarschall 

August von Mackensen, né le 06 décembre 1849 à Haus Leipnitz en Allemagne et mort le 08 novembre 1945 à Burghorn en Allemagne, est un militaire de carrière qui étudie l'agronomie à l'Université Martin Luther à Halle avant de s'engager au 2e régiment de hussards de la Garde prussienne lors de la guerre franco-allemande. C'est durant ce conflit qu'il est promu lieutenant et reçoit la Croix de fer. Passant à l'état-major en 1891, à Berlin, il a comme mentor Alfred von Schlieffen. Son premier commandement est le 1er régiment de hussards de la Garde prussienne du 17 juin 1893 au 27 janvier 1898, régiment dont il garde un attachement spécial avec un uniforme qu'il porte par la suite à de nombreuses occasions. De 1901 à 1903, il est commandant de la brigade des hussards de la garde. En 1908, il prend le commandement du XVIIe corps d'armée. Sous les ordres de Hindenburg, il participe aux opérations sur le front de l'Est, notamment aux batailles de Gumbinnen et de Tannenberg. Le 02 novembre 1914, il prend le commandement de la IX e armée. En avril 1915, il reçoit le commandement de la XIe armée allemande avec une autorité de facto sur la 4e armée austro-hongroise, l'ensemble constituant le groupe d'armées von Mackensen qui opère en Galicie. En octobre 1918, il est fait prisonnier par les soldats de l'armée française d'orient remontant les Balkans en direction du Danube.

Commandant 1er Régiment de hussards 1893-1898
Commandant de la brigade des hussards de la garde 1901-1903
Commandement du XVIIe corps d'armée 1908-1914
Commandant IXe armée 1914-1915
Commandant XIe armée Groupe d'armée de Kiev 1915-1918



Paul von Hindenburg

Maréchal - Generalfeldmarschall 

Paul von Hindenburg, né le 02 octobre 1847 à Posen en Allemagne et mort le 02 août 1934 au manoir de Neudeck en Allemagne, est l'aîné d'une famille de quatre enfants. Il rejoint l'école militaire de Wahlstatt dès 1859 alors âgé d'à peine 12 ans. Là, il reçoit une éducation sévère menant une vie de spartiate entrecoupée de permissions rares et brèves. En 1863, une mutation de son père l'emmène avec son frère à l'école militaire de Berlin. Le 07 avril 1866, il en sort avec la promotion de sous-lieutenant. La même année, il participe à la guerre austro-prussienne où il se distingue par son courage. Il est ensuite envoyé en garnison à Hanovre où il est chargé de l'enseignement des recrues jusqu'en 1870. Alors âgé de 23 ans, il incorpore le 1er bataillon sous le commandement de von Seegensberg et participe à l a guerre franco-prussienne. Après le conflit, il est de retour dans sa garnison de Hanovre. Le 14 juillet 1885, il est enfin muté au sein du Grand État-Major de l'Armée à Berlin. Il est nommé commandant et se retrouve directement sous les ordres du vieux maréchal von Moltke. Le 14 février 1891, il est promu lieutenant-colonel. En 1893, il est nommé à la tête d'un régiment d'infanterie à Oldenbourg. Il occupe ce poste jusqu'en 1896 et devient colonel. Au printemps 1897, il est promu général de division. Le 27 janvier 1903, il est nommé commandant général du IVe corps d'armée de Magdebourg, l'un des postes les plus importants de l'armée prussienne. Il est désormais un personnage-clé de l'armée et en particulier pour le choix et l'enseignement des officiers. Le 18 mars 1911, à l'âge de 63 ans, il prend sa retraite. Il passe alors son temps à étudier les stratégies et les tactiques militaires. Un après-midi du printemps 1914, il reçoit un télégramme du chef de l'état-major, le général Erich Ludendorff, qui lui demande de prendre le commandement de la VIIIe armée stationnée en Prusse-Orientale et mal menée par les Ire et IIe armées russes. Malgré la difficulté de la tâche, il accepte de prendre le commandement et ordonne immédiatement le retrait des troupes, laissant la Prusse-Orientale aux mains des Russes. Le chef du Grand État-Major, von Moltke limoge von Prittwitz et le remplace par Paul von Hindenburg. Il sait qu'il est impossible pour lui et ses 200 000 hommes de la VIIIe armée d'affronter les deux armées russes en même temps. Il met alors en pratique le plan Schlieffen en concentrant ses troupes et en anéantissant chacune des armées russes à la fois. Pour sa victoire, il est récompensé de la croix pour le mérite. Le 01 novembre 1914, il est nommé commandant des armées du front oriental. À l'aide du général Erich Ludendorff, il aide les Autrichiens en difficulté contre les Russes. Pour ces nouveaux succès il reçoit la distinction de Generalfeldmarschall. Le 29 août 1916, l'empereur Guillaume II le nomme nouveau chef du Grand État-Major général à la place du général Erich von Falkenhayn. Le général Erich von Ludendorff devient premier quartier-maître général. Malgré leur duo, les deux hommes, surnommés « les Dioscures », se disputent les rênes du pouvoir. Néanmoins, ils savent tous deux que l'Allemagne ne peut pas gagner le conflit par une guerre d'usure. Ils prévoient alors une nouvelle politique : celle de la terre brûlée, un réarmement massif et la construction d'un vaste réseau de tranchées fortifié de 160 km de long, la ligne Hindenburg. S'il est présent sur le terrain militaire, il joue également un grand rôle sur la scène politique allemande pendant toute la durée du conflit. Peu à peu, il acquiert une aura phénoménale et devient un mythe. Il est fêté à l'égal d'un empereur. Guillaume II perd peu à peu de son influence. L'État-Major incarné par Hindenburg et Ludendorff s'octroie les prérogatives du chancelier, ils reçoivent même les partis politiques le 14 juillet 1917. L'État allemand glisse peu à peu d'une monarchie à une dictature militaire. Lorsque le cours de la guerre change en défaveur de l'Allemagne, il incite le gouvernement à négocier l'armistice. Son dernier privilège le conduit à pousser le politicien Matthias Erzberger à représenter l'Allemagne lors de la signature de la capitulation. L'armée allemande doit rester le force invincible de l'Allemagne.

Commandant VIIIe armée 1914-1916
Chef du grand état-major des Armées 1916-1918

Alfred von Schlieffen

Maréchal - Generalfeldmarschall 

Le comte Alfred von Schlieffen, né le 28 février 1833 à Berlin en Allemagne et mort le 04 janvier 1913 à Berlin en Allemagne, est un militaire qui entre dans l'armée en 1854, puis à l'état-major en 1863. Il participe à la guerre franco-prussienne de 1870 en tant que commandant à l'état-major du grand-duc du Mecklembourg. De 1876 à 1884, il est commandant du régiment de uhlans de la Garde et travaille ensuite exclusivement au Grand État-Major général. En 1884, il accède au poste de chef de département du Grand État-Major. En 1891, il devient chef de l'État-Major allemand. Stratège hors-pair, il compare le taux de conscription en Allemagne (55%) avec celui en France (80%) et en déduit qu'il faut instituer la conscription universelle et lever autant d'unités de combat que possible auprès de réservistes formés. En cas de mobilisation, un grand nombre de réservistes seraient affectés à des bataillons de remplacement (Ersatzbataillone), en attendant de rejoindre l'armée de campagne. Le ministère de la Guerre rejeta ses propositions avant de revenir sur leur décison en 1911. En 1905, il présente un plan offensif, présupposant que la prochaine guerre contre la France serait courte, en prévoyant une vaste manœuvre enveloppante en passant par le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas. En 1906, il part à la retraite après cinquante-trois ans de service pour l'Allemagne. Il est nommé Generalfeldmarschall en 1911. Il meurt à Berlin le 04 janvier 1913, dix-neuf mois avant le déclenchement des hostilités qui verront l'application partielle de son plan, le plan Schlieffen.

Quartier-maître du grand état-major des Armées 1884-1891
Chef du grand état-major des Armées 1891-1906



Karl von Bülow

Maréchal - Generalfeldmarschall 

Karl Wilhelm Paul von Bülow, né le 24 avril 1846 à Berlin en Allemagne et mort le 31 août 1921 à Berlin en Allemagne, est un militaire qui participe à la guerre austro-prussienne de 1866 ainsi qu'à la guerre franco-allemande de 1870. Il intègre ensuite l'état-major général avec le grade de capitaine. Promu colonel le 17 juin 1893, il commande le 4e régiment de gardes à pied du 27 janvier 1894 au 5 février 1897. Il est ensuite promu major-général le 22 mars 1897 et nommé directeur des services centraux du ministère prussien de la guerre. Élevé au grade de lieutenant général le 22 mai 1900, il prend, le 18 avril 1901, le commandant de la 2e division de la Garde. Nommé Kommandierender General le 18 avril 1903 et General der Infanterie le 15 septembre 1904, il devient inspecteur général de la IIIe inspection d'armée le 1er octobre 1912 et promu Generaloberst. En août 1914, il est placé à la tête de la IIe armée allemande, avec laquelle il envahit la Belgique, s'emparant de Namur et de Dinant. Il est considéré comme un criminel de guerre à cause de massacres de civils à Andenne qui ont lieu le 20 août 1914. Il est promu Generalfeldmarschall en janvier 1915. Deux mois plus tard, il est victime d'une attaque cardiaque et quitte le théâtre des opérations militaires au début 1916, pour s'installer à Berlin, où il demeure jusqu'à sa mort.

Inspecteur général 1903-1914
Commandant IIe armée 1914-1916












Albert von Wurtemberg

Maréchal - Generalfeldmarschall 

Albrecht Herzog von Württemberg, né le 23 décembre 1865 à Vienne en Autriche et mort le 29 octobre 1939 Altshausen en Allemagne, est un membre de la Maison de Wurtemberg. En tant que prince royal, Albert de Wurtemberg est membre de droit de 1887 à 1918 de la première chambre du Wurtemberg. Il reçoit une formation d'officier dans l'armée prussienne. Il obtient le grade de major-général en 1898, puis les grades de lieutenant général en 1901, général de cavalerie en 1906 et commandant général du XIe corps d'armée à Cassel. En 1908 il commande le XIIIe corps d'armée à Stuttgart. En 1913 il devient colonel-général et inspecteur général de la 6e inspection militaire. De 1898 à 1918, il est colonel honoraire du 73e régiment d'infanterie impériale de Bohême. Au déclenchement de la guerre, il est nommé commandant de la 4e armée allemande. Il dirige les opérations lors de la bataille des Ardennes et repousse les forces françaises en Belgique par les combats de Neufchâteau. Il participe ensuite à la bataille de la Marne. L'empereur Guillaume II lui décerne l'ordre pour le Mérite le 22 août 1915. Il est ensuite promu Generalfeldmarschall le 01er août 1916. Le 01er mars 1917, il prend le commandement de son propre groupe d'armée Wurtemberg, positionné à l'est de Verdun. Il conserve ce commandement jusqu'à l'armistice.

Commandant IVe armée 1914-1916
Commandant groupe d'armée Wurtemberg 1916-1918

Hermann von Eichhorn

Maréchal - Generalfeldmarschall 

Hermann von Eichhorn, né le 13 février 1848 à Wroclaw en Pologne et mort assassiné le 30 juillet 1918 à Kiev en Ukraine, est un militaire qui participe à la guerre austro-prussienne de 1866 ainsi qu'à la guerre franco-allemande de 1870. Il participe au siège de Strasbourg, au siège de Paris. Il reçoit la Croix de fer 2e classe après un assaut sur le fort du Mont Valérien. De 1872 à 1875, il suit les enseignements de l'Académie militaire de Prusse. Il rencontre à cette occasion Hindenburg et von Bülow. En mai 1914, lors d'une inspection des troupes, il tombe de cheval et est grièvement blessé. Il ne revient à son poste que fin 1914 et reçoit le commandement de la Xe armée le 21 janvier 1915. Il reste à son poste jusqu'au 05 mars 1918. Le 18 décembre 1917, il est promu Generalfeldmarschall. Le 03 avril 1918, le Feld-maréchal von Eichhorn devient commandant suprême du groupée d'Armée de Kiev et gouverneur militaire d'Ukraine. Le 30 juillet 1918, il est assassiné à Kiev par Boris Mikhaïlovitch Donskoï, un socialiste-révolutionnaire de gauche.

Commandant VIIIe régiment de grenadiers 1914
Commandant Xe armée 1915-1918
Gouverneur d'Ukraine 1918







Colmar von der Goltz

Maréchal - Generalfeldmarschall 

Le baron Colmar von der Goltz, surnommé Goltz Pacha, né le 12 août 1843 à Bielkenfeld en Allemagne et mort le 19 avril 1916 à Bagdad en Irak, intègre l'armée prussienne en 1861. Il entre ensuite à l'académie militaire de Berlin. Il participe à la guerre austro-prussienne de 1866 ainsi qu'à la guerre franco-allemande de 1870. Après la guerre, il enseigne à l'École militaire de Potsdam. En 1883, il est envoyé dans l'Empire ottoman comme instructeur, puis chef de la mission militaire allemande. Il est ensuite nommé directeur général des écoles militaires ottomanes. Ses théories, notamment celles sur la "nation armée", ont impact sur la pensée jeune-turque. Ses réussites lui valent les titres de Pacha en 1895, puis de Mushir, l'équivalent de maréchal, juste avant son retour en Allemagne en 1895. En 1898, il reçoit le commandement de de la 5e division d'infanterie. Il est promu maréchal lors de la prise de sa retraite en 1911. Au déclenchement du conflit mondial, il est nommé gouverneur militaire de Belgique. On lui attribue la politique très violente de répression de la résistance belge. Sous son autorité, des belges sont pris en otage dans des villages longeant les voies ferrées et les lignes télégraphiques. Il ordonne également la proclamation prévenant que tout sabotage entraînera en représailles l'exécution de civils pris au hasard. En 1915, il prend à nouveau sa retraite et se rend dans l'Empire ottoman comme conseiller militaire. Alors que commence la campagne de Mésopotamie, il est envoyé pour réorganiser la Ve armée afin de bloquer l'avance de l'armée britannique en marche pour Bagdad. Il décède du typhus à Bagdad, le 19 avril 1916, quelques jours avant la capitulation de la garnison britannique encerclée.

Gouverneur de Belgique 1914-1915
Conseiller militaire dans l'Empire ottoman 1915-1916

Remus von Woyrsch

Maréchal - Generalfeldmarschall 

Martin Wilhelm Remus von Woyrsch, né le 4 février 1847 au château de Pilsnitz près de Breslau en Pologne et mort le 06 août 1920 dans ce même château en Pologne, appartient à la noblesse prussienne. Après des études à Breslau, il entre en 1866 comme enseigne au 1er régiment d'infanterie de la Garde. Il prend part à la guerre austro-prussienne de 1866 puis à la guerre franco-allemande de 1870. Lors de ce conflit, il reçoit la croix de fer de 2e classe, lors de la bataille de Saint-Privat. À partir de 1896, il commande un régiment, puis une brigade de la Garde. En 1901, il est nommé à la tête de la 12e division d'infanterie. En 1903, il prend le commandement du VIe corps d'armée. Il prend sa retraite en 1911. Au déclenchement du conflit mondial, il est rappelé et prend le commandement du corps d'infanterie territoriale silésien, qui rassemble les 3e et 4e divisions de Landwehr. Ce corps forme l'aile gauche de la 1re armée austro-hongroise commandée par Viktor von Dankl. Il fait toute la guerre sur le front de l'Est face à l'armée impériale russe. Le 03 décembre 1914, il est élevé au grade de Generaloberst. En juillet 1916, le détachement von Woyrsch contribue à repousser l'offensive de la 4e armée russe. Le 31 août 1916, il remplace le prince Léopold de Bavière à la tête du groupe d'armées Woyrsch. Le 31 décembre 1917, suite à l'armistice entre l'Allemagne et le régime soviétique, le groupe d'armées Woyrsch est dissout. L'empereur Guillaume II l'élève au rang de Generalfeldmarschall. Il prend en même temps sa retraite dans son château de Pilsnitz où il meurt le 06 août 1920.

Commandant Landwehr Corps 1914-1916
Chef du groupe d'armées Woyrsch 1916-1917






Rupprecht de Bavière

Maréchal - Generalfeldmarschall 

Rupprecht de Bavière, né le 18 mai 1869 à Munich en Allemagne et mort le 02 août 1955 à Starnberg en Allemagne, est le dernier prince héritier de Bavière. Il reçoit l'éducation d'un prince de son rang et intègre l'armée Bavaroise en tant qu'officier. Lors du conflit mondial, comme l'ensemble des héritiers des couronnes allemandes, il exerce rapidement un commandement. Il prend ainsi le commandement de la VIe armée allemande en Lorraine. Il lance une attaque victorieuse sur Metz le 20 août 1914. Il est ensuite transféré avec son armée pour le siège de Lille. Après la victoire de Lille, il s'y installe avec son quartier-général. Durant la guerre de positions qui s'ensuit, il reste sur le front de l'Ouest jusqu'à la fin du conflit. En 1916, il est nommé Generalfeldmarschall et prend le commandement du groupe d'armées Rupprecht de Bavière. Il est reconnu comme étant un des meilleurs commandants royaux de l'armée allemande de la Grande Guerre.

Commandant VIe Armée 1914-1916
Commandant groupe d'armée Rupprecht 1916-1918

Maximilian von Prittwitz

Général d'Armée - Generaloberst

Max Moritz von Prittwitz und Gaffron, né le 27 novembre 1848 à Bernstadt en Pologne et mort le 29 mars 1917 à Berlin en Allemagne, est un militaire qui participe à la guerre austro-prussienne de 1866 ainsi qu'à la guerre franco-allemande de 1870. Il est depuis 1910 membre de la Chambre des Seigneurs de Prusse et chevalier de justice de l'ordre des Johannites. Il monte en grade régulièrement dans les rangs de l'armée allemande jusqu'au grade de Generaloberst en 1913. Le 02 août 1914, il prend le commandement de la VIIIe Armée, chargée de défendre la Prusse orientale d'une possible attaque russe. Lorsque l'avance russe menace ses arrières, il propose une retraite à l'ouest de la Vistule qui implique l'abandon de la Prusse orientale, ce que l'état-major allemand juge inacceptable. Le 23 août 1914, il est remplacé par le Generaloberst Paul von Hindenburg. Il prend sa retraite peu de temps après. Il décède à Berlin 3 ans plus tard suite à une crise cardiaque à l'âge de 69 ans.

Commandant VIIIe Armée 1914




Helmuth von Moltke

Général d'Armée - Generaloberst

Helmuth Johann Ludwig, comte von Moltke, né le 25 mai 1848 à Gersdorf en Allemagne et mort le 18 juin 1916 à Berlin en Allemagne, intègre l'armée en avril 1869 suivant ainsi la tradition familiale. Un an plus tard, il participe à la guerre franco-allemande durant laquelle il est décoré de la croix de fer. Le 16 juillet 1872, Moltke le Jeune est transféré au 1er régiment de la Garde à pied, à Potsdam. En 1880, il devient membre du Grand État-Major général à Berlin. Nommé Hauptmann le 18 avril 1882, puis Major le 15 octobre 1888, il exerce les fonctions d'adjudant auprès de son oncle. Le 28 avril 1891, alors qu'Alfred von Schlieffen devient le nouveau chef de l'État-Major, Moltke le Jeune est nommé aide de camp de l'empereur. La faveur impériale et son nom prestigieux lui offrent une carrière rapide. Ainsi, le 16 février 1904, l'empereur Guillaume II le place au sein du Grand État-Major général, avec la fonction de quartier-maître général auprès de Schlieffen, avant de prendre le rôle de celui-ci comme chef de l'État-Major général le 01er janvier 1906. En tant que chef du Grand État-Major général, il a la responsabilité en temps de paix des nominations aux grades et fonctions de tous les officiers allemands. C'est également lui qui décide du choix des équipements militaires. C'est sous son autorité que sont lancés les programmes d'obusiers de 105 et de 420 mm, ainsi que le développement de l'aéronautique militaire. Il dirige aussi la mise à jour annuelle du plan de déploiement de l'armée allemande. Les plans pour les années 1912, 1913 et 1914 sont préparés en collaboration avec ses subordonnés les lieutenants-colonels Erich Ludendorff, Hermann von Kuhl et Gerhard Tappen. Ce plan, surnommé le plan Schlieffen, prévoit de masser la majeure partie de l'armée allemande à l'ouest, notamment face à la Belgique et aux Pays-Bas. La traversée de ces pays permettant de contourner par le nord les fortifications de l'Est français. Ce plan de base datant de 1905 est modifié jusqu'en 1914 pour l'adapter au contexte. En 1910, il tombe gravement malade et son état de santé se dégrade le diminuant physiquement et intellectuellement. Malgré son état très préoccupant, il quitte sa cure à Karlsbad pour rejoindre son poste à Berlin, le 25 juillet 1914. Afin de préserver l'empire allemand, il est partisan d'une guerre préventive contre l'Empire russe qui représente un péril grandissant selon lui. La crise entre l’empire austro-hongrois et le royaume de Serbie, qui suit l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, lui offre l'occasion d'intervenir auprès de Guillaume II pour cautionner l'ultimatum autrichien à la Serbie contre l'avis du chancelier Bethmann-Hollweg. De part son influence sur Guillaume II, il est considéré comme l'un des responsables du déclenchement de la Grande Guerre. Après une confusion entre lui et l'empereur Guillaume II, il ordonne la mobilisation générale. À cet instant, le Grand État-Major général devient le noyau du commandement suprême de l'armée allemande (OHL), sous le commandement de l'empereur. Moltke le Jeune est nommé chef de l'État-Major général de l'armée allemande avec la charge de la conduite réelle de la guerre. Il débute la guerre par l'exécution du plan Schlieffen en faisant attaquer la Belgique. Fin août 1914, les troupes allemandes foncent sur Paris. Les Français organisent une contre-attaque déclenchant la bataille de la Marne. Les Allemands sont obligés de reculer. Suite à la défaite de la Marne et à la dégradation de l'état de santé de Moltke le jeune, le général Lyncker insiste auprès de l'empereur Guillaume II pour remplacer Moltke par von Falkenhayn. Le 03 novembre 1914, il est officiellement remplacé par von Falkenhayn. Le 18 juin 1916, il meurt d'une crise cardiaque.

Chef d'état-major général 1906-1914

Alexander von Linsingen

Général d'Armée - Generaloberst

Alexander von Linsingen, né le 10 février 1850 à Hildesheim en Allemagne et mort le 05 juin 1935 à Hanovre en Allemagne, est issu d'une vieille famille noble. Il fait partie du corps des Cadets et intègre le 17e régiment d'infanterie, le 07 avril 1868. Il devient lieutenant en 1869. Il prend part à la guerre franco-allemande de 1870. En 1888, il est nommé adjudant à la 31e division d'infanterie. En 1890, il commande le 3e bataillon du 76e régiment d'infanterie. Il est ensuite promu colonel en 1897 et nommé commandant du 4e régiment de grenadiers. En 1901, il est promu major-général et reçoit le commandement de la 81e brigade d'infanterie cantonnée à Lübeck. En 1905, il est promu Generalleutnant et prend le commandement de la 27e division d'infanterie. En 1907, il devient général d'infanterie et commande le 2e corps d'armée localisé à Szczecin. Au déclenchement du conflit mondial, il est intégré avec son corps d'armée à la Ire Armée allemande. En 1914, il participe à la bataille de Mons, à la bataille de la Marne, à la course à la mer et à la première bataille d'Ypres. En janvier 1915, il est transféré sur le front de l'Est où les troupes austro-allemandes sont en difficulté face aux Russes. Là, il prend le commandement de l'armée du Sud allemande, bat les Russes et capture 60 000 prisonniers. Le 8 juillet 1915, il prend le commandement de la nouvelle armée du Boug, déployée plus au nord le long du Boug polonais. Du 19 septembre 1915 au 31 mars 1918, il cumule ce commandement avec celui du groupe d'armées von Linsingen, rassemblant l'armée du Boug et la 4e armée austro-hongroise. Il n'a jamais été affecté au Grand État-Major général et il est un des rares commandants d'armée allemands à avoir exercé uniquement des commandements de troupes. Son groupe d'armée est dissous en 1918. Il est ensuite rappelé à Berlin où il devient gouverneur dès le 01er juin 1918. Il démissionne le 17 novembre 1918.

Commandant IIe corps d'armée 1914-1915
Commandant armée du Sud 1915
Commandant de l'armée du Boug 1915-1918
Groupe d'armées von Linsingen 1915-1918





























Oskar von Hutier

Général d'Armée - Generaloberst

Oskar von Hutier, né le 27 août 1857 à Erfurt en Allemagne et mort le 05 décembre 1934 à Berlin en Allemagne, rejoint l'armée prussienne le 15 avril 1875 dans le 88e régiment d'infanterie. Il devient adjudant le 1er octobre 1881 et premier lieutenant le 1er décembre 1883. Il rejoint l'Académie de guerre de Prusse en 1887 et est nommé lieutenant en 1890. Il reste dans le premier régiment d'infanterie jusqu'en 1894. En 1896, il est nommé Major dans la 3e division d'infanterie. Du 1er octobre 1896 au 09 septembre 1898, il travaille à l'état-major comme premier officier de l'état-major général de la 1re armée. Le 1er octobre 1900, il est nommé commandant du 1er bataillon du 6e régiment d'infanterie de Thuringe. Le 17 août 1902, il devient chef de l'état-major et lieutenant-colonel le 12 septembre 1902. Il devient colonel le 15 septembre 1905, il reçoit le commandement du 115e régiment d'infanterie. En 1908 il est promu au grade de major-général de la 74e brigade d'infanterie. Il débute la Grande Guerre en tant que commandant divisionnaire sur le front occidental. En 1915, il est transféré sur le front oriental et devient commandant de corps attaché à la Xe armée. il contribue fortement à la conquête de grandes parties de la Russie et de la Lituanie. En 1917, il devient général d'armée et prend le commandement de la VIIIe Armée. Avec son armée, il prend la ville de Riga après deux années de siège. Pour obtenir la victoire, il met en place un assaut amphibie, le seul de ce genre qui est une véritable réussite durant toute la guerre. Suite à ses succès, Guillaume II lui attribue la Croix du Mérite. Il est rappelé sur le front occidental début 1918. En mars 1918, il met en place la tactique d'infiltration lors de la deuxième bataille de la Marne. Sa tactique permet la capture de 50 000 prisonniers. Guillaume II lui décerne alors les feuilles de chêne en complément de sa Croix du Mérite. Lors de l'Armistice, il rentre en Allemagne où il est acclamé tel un vainqueur. À l'instar de son cousin, le général Erich Ludendorff, commandant en chef de l'armée allemande, il soutient le fait que l'armée allemande n'a pas été battue sur le champ de bataille mais frappée dans le dos par des ennemis venus de l'intérieur. Il est considéré comme l'un des meilleurs généraux allemands et l'un des plus innovateurs de toute la Guerre. Il quitte l'armée en 1919 pour devenir président de la Ligue des officiers allemands, poste qu'il occupe presque jusqu'à sa mort le 05 décembre 1934.

Commandant divisionnaire sur le front occidental 1914-1915
Commandant de corps de la Xe Armée 1915
Commandant VIIIe Armée 1917-1918

Max von Hausen

Général d'Armée - Generaloberst

Max Freiherr Lothar Clemens von Hausen, né le 17 décembre 1846 à Dresde en Allemagne et mort le 19 mars 1922 à Dresde en Allemagne, est le fils du generalleutnant saxon, Clemens Lothar Heinrich von Hausen. Très tôt, il est inscrit à l'académie militaire de Dresde. En 1864, il est promu sous-lieutenant au sein du 3e bataillon de chasseurs. Il participe à la guerre des Duchés en 1864, à la guerre la guerre austro-prussienne de 1866 et à la guerre franco-allemande de 1870. Il intègre ensuite,en 1874, l'Académie militaire de Berlin. En 1897 il est commandant de la 32e Division royale saxonne et promu la même année au grade de generalleutnant. En 1900, il devient commandant général du XIIe corps d'armée. Le 02 août 1902, il devient ministre de la guerre du royaume de Saxe. Il occupe ce poste jusqu'en 1906. Du 26 juillet 1912 au 24 mai 1914, il est nommé président du Département de Saxe, l'équivalent du poste de premier ministre de Saxe. En août 1914, l'armée royale saxonne est renommée la 3e armée allemande et placée sous son commandement. Il participe à la bataille des frontières et notamment aux batailles de Dinant et de Charleroi. Avec son armée, il atteint Reims en septembre 1914. Après la bataille de la Marne où la 2e armée allemande est obligée de se replier, son armée est exposée sur son flanc droit et doit se replier sur l'Aisne. Le 09 septembre 1914, il est relevé de son commandement pour cause de dysenterie.

Commandant IIIe Armée 1914





















Josias von Heeringen

Général d'Armée - Generaloberst

Josias von Heeringen, né le 09 mars 1850 à Cassel en Allemagne et mort le 09 octobre 1926 à Berlin-Charlottenburg en Allemagne, est le frère de l'amiral August von Heeringen. Dès 1906, il est promu général d'infanterie et prend le commandement du 2e Corps d'armée. De 1909 à 1913, il est ministre de la Guerre du royaume de Prusse. Le 02 août 1914, il prend le commandement de la VIIe Armée, à la tête de laquelle il repousse les troupes françaises d'Alsace, notamment pendant la bataille de Mulhouse. Il occupe ce poste jusqu'au 28 août 1916, date à laquelle il est nommé à la tête des forces de défense côtières allemandes. Il y reste jusqu'à l'armistice.

Commandant VIIe armée 1914-1916
Haut commandement des défenses côtières 1916-1918

Günther von Kirchbach

Général d'Armée - Generaloberst

Günther von Kirchbach, né le 09 août 1850 à Erfurt en Allemagne et mort le 06 novembre 1925 à Bad Blankenburg en Allemagne, est le fils du général prussien Hugo von Kirchbach. Il entre dans l'armée en avril 1868 et devient second lieutenant en 1870. Il participe à la guerre Guerre franco-allemande de 1870. Il est ensuite promu major général en 1899, puis lieutenant général en 1903. En 1907, il devient général d'infanterie. Du 11 septembre 1907 au 03 avril 1911, il commande le 5e corps d'armée. Le 02 août 1914, il prend le commandement du 10e corps de réserve. Il occupe ce poste jusqu'au 30 août 1914. Il devient ensuite le commandant du Landwehr Corps du 23 septembre 1916 au 23 avril 1917. Le 23 avril 1917, il prend le commandement du détachement D Armee-Abteilung D et y reste jusqu'au 12 décembre 1917. Il est ensuite transféré sur le front de l'est dans le secteur de la mer Baltique et prend le commandement de la 8e armée allemande du 12 décembre 1917 au 31 juillet 1918. Le même jour, il prend le commandement du Heeresgruppe Kiew jusqu'au 09 février 1919.

Commandant XXe Corps de réserve 1914
Commandant Landwehr Corps 1916-1917
Commandant de l'Armée-Abteilung D 1917
Commandant VIIIe Armée 1917-1918
Commandent Heeresgruppe Kiew 1918-1919



Karl von Hänisch

Général de Division - Generalleutnant

Karl Heinrich Eduard von Hänisch, né le 25 avril 1861 à Unruhstadt en Pologne et mort le 27 mars 1921 à Blankenburg en Allemagne, est un militaire qui entre à la Kriegsakademie de Berlin en 1884. En 1888, il est promu adjudant et affecté à la 60e brigade d'infanterie de Metz. Le 24 mars 1890, il intègre le Grand État-Major général à Berlin. Il est ensuite affecté auprès de l'état-major du 8e corps d'armée à Coblence en 1891 avec le grade de capitaine. Nommé colonel, le 27 janvier 1907, il prend le commandement du 5e régiment de grenadiers de la Garde à Spandau le 10 septembre 1908. Il est ensuite transféré et prend le commandement de la 4e brigade de la Garde à Berlin, le 13 octobre 1910. Devenu Generalmajor, le 27 janvier 1911, il assure la fonction d'inspecteur général des transports militaires à Berlin à compter du 27 janvier 1913. En août 1914, il est nommé chef d'état-major de la 7e armée allemande, commandée par Josias von Heeringen. Le 10 mars 1915, il prend le commandement du 14e corps d'armée. Le 29 novembre 1916, il est affecté à l'état-major de la 10e région de corps d'armée à Hanovre.

Chef d'état-major VIIe Armée 1914-1915
Commandant 14e Corps d'Armée 1915-1916
Chef d'état-major 10e Région Corps d'Armée 1916-1918

Eberhard von Schmettow

Général de Division - Generalleutnant

Eberhard Graf von Schmettow, né le 17 septembre 1861 à Halberstadt en Allemagne et mort le 21 janvier 1935 à Görlitz en Allemagne, est issu de la famille noble silésienne von Schmettow. En 1901, il sert comme premier adjudant du chef d'état-major général de l'armée, Alfred von Schlieffen. De 1906 à 1911, il commande le régiment de cuirassiers du corps « Grand Électeur » à Breslau. Au déclenchement du conflit, il commande la 9e division de cavalerie qui est établie sur le front occidental. En novembre 1914, il se rend avec sa division en Pologne où il est incorporé à la IXe Armée. Le 11 juin 1915, il prend le commandement de la 8e division de cavalerie. Il occupe ce poste jusqu'au début du mois d'août 1916. Le 18 août 1916, il est nommé lieutenant général et prend le commandement du Corps de cavalerie Schmettow, composé de la 3e division de cavalerie allemande et de la 1re division de cavalerie austro-hongroise. Il combat en Roumanie jusqu'en avril 1917, date à laquelle il est transféré avec ce Corps de cavalerie sur le front ouest et participe à la bataille de l'Aisne. Fin mai 1918, il participe à la 3e bataille de l'Aisne. Il commande son Corps de cavalerie jusqu'à l'armistice. Il prend sa retraite militaire le 22 février 1919.

Commandant 9e Division de cavalerie 1914-1915
Commandant 8e Division de cavalerie 1915-1916
Commandant du Corps de cavalerie Schmettow 1916-1918



Georg von Waldersee

Général de Brigade - Generalmajor

Georg Friedrich Wilhelm Graf von Waldersee, né le 01 septembre 1860 à Brandebourg-sur-la-Havel en Allemagne et mort le 07 septembre 1932 à Ivenack en Allemagne, est issu d'une famille noble comprenant de nombreux militaires. Le 22 avril 1905, il est nommé chef d'état-major du 7e corps d'armée à Münster. Le 21 janvier 1907, il devient commandant du 17e régiment de dragons en garnison à Ludwigslust. Lors du déclenchement de la guerre, il est nommé chef d'état-major de la 8e armée allemande, commandée par le Generaloberst Maximilian von Prittwitz. Leur mission est de défendre la Prusse-Orientale face à l'armée russe. À la suite de leur défaite lors de la bataille de Gumbinnen ,le 20 août 1914, et leur ordre de retraite générale du 21 août 1914, ils sont tous les deux relevés de leurs fonctions le 22 août 1914. Ils sont immédiatement remplacés par Paul von Hindenburg et par Erich Ludendorff.

Chef d'état-major VIIIe Armée 1914








Ernst von Hoeppner

Général de Cavalerie - General der Kavallerie

Ernst Wilhelm Arnold von Hoeppner, né le 14 janvier 1860 à Tonnin sur l'île de Wolin appartenant à la Pologne et mort le 26 septembre 1922 à Groß-Mokratz en Allemagne, est le fils d'un officier et rentre donc naturellement à l'école des cadets de Potsdam en 1872. Il en sort en 1879 avec le grade de Sekondelieutnant. Il intègre ensuite la Kriegsakademie de Berlin en 1889. En 1893, il est envoyé au Grand État-Major général à la section ferroviaire. Il assure le commandement de 1893 à 1899 d'un escadron du 14e régiment de dragons à Colmar. En 1902, il revient au grand état-major général à Berlin. En 1906, il passe lieutenant-colonel et prend le commandement du 13e régiment de hussards. En septembre 1912, il prend le commandement de la 4e brigade de cavalerie à Bromberg. Lors de la mobilisation allemande de 1914, il est nommé chef d'état-major de la 3e armée allemande, commandée par le Generaloberst Max von Hausen. Le 14 février 1915, il prend le commandement de la 17e division de réserve. Le 30 juin 1915, il est nommé chef d'état-major de la 2e armée commandée par le General Fritz von Below. En octobre 1916, il devient commandant des forces aériennes avec le grade de Generalleutnant. Il réorganise notamment les unités de chasseurs en Jagdgeschwader. Après l'armistice du 11 novembre 1918, les forces aériennes allemandes sont dissoutes en janvier 1919. Il prend sa retraite en novembre 1919 avec le grade de General der Kavallerie. Il meurt de la grippe espagnole en 1922.

Chef d'état-major IIIe Armée 1914-1915
Commandant 17e division de réserve
Chef d'état-major IIe Armée 1915-1916
Commandant des forces aériennes 1916-1919



Karl von Einem

Général de Cavalerie - General der Kavallerie

Karl von Einem, né le 01er janvier 1853 à Herzberg am Harz en Allemagne et mort le 07 avril 1934 à Mülheim en Allemagne, est issu d'une famille noble de confession luthérienne. Il intègre le 14e régiment de uhlans en 1870 et participe à la guerre franco-allemande. Il est nommé lieutenant et obtient la croix de fer pour ses actions au cours du conflit. Le 08 octobre 1898, il intègre le ministère prussien de la guerre et devient chef du département de la guerre. Le 18 avril 1900, il est nommé generalmajor et organise au cours de l'année la force expéditionnaire allemande envoyée en Chine lors de la révolte des Boxers. Le 18 avril 1903, l'empereur Guillaume II le nomme ministre prussien de la guerre. Il est promu generalleutnant. Le 11 septembre 1907, il est nommé general der Kavallerie. Il prend ensuite le commandement du VIIe corps d'armée. Lors du déclenchement de la guerre, il commande son corps d'armée lors de la bataille de Liège et ensuite de la Marne. Le 12 septembre 1914, il est placée à la tête de la IIIe Armée allemande en remplacement de Max von Hausen tombé malade. Il prend par aux batailles de Champagne au printemps et à l'automne 1915. En 1917, il est engagé une nouvelle fois en Champagne. En 1918, son armée participe à la dernière offensive allemande en juillet en attaquant le saillant de Reims. Einem et ses troupes sont ensuite confrontés au Corps expéditionnaire américain et sont repoussés progressivement vers le nord-est à partir du 26 septembre 1918. Il est chargé après la signature de l'armistice de convoyer les troupes du groupe d'armées du Kronprinz en Allemagne pour leur démobilisation.

Commandant VIIe Corps d'armée 1907-1914
Commandant IIIe Armée 1914-1918

Georg von der Marwitz

Général de Cavalerie - General der Kavallerie

Johannes Georg von der Marwitz, né le 07 juillet 1856 à Stolp en Pologne et mort le 27 octobre 1929 à Wundichow en Allemagne, est le fils de Adalbert von der Marwitz, capitaine dans l'armée prussienne. Sorti de l'école des cades en 1875, il est nommé sous-lieutenant au 2e régiment de uhlans de la Garde. Entre 1883 et 1886, il est élève à l'Académie de guerre de Prusse. Le 25 mai 1907, il commande la 1re brigade de cavalerie de la Garde. Le 21 mars 1908, il devient generalmajor. Le 02 mars 1911, il commande la 3e division d'infanterie. Le 20 mars 1911, il devient generalleutnant. Il occupe le poste d'inspecteur-général de la cavalerie prussienne à Berlin à partir du 09 novembre 1912. Au déclenchement de la guerre, à la tête du IIe Corps de cavalerie, il franchit la frontière belge et combat les troupes belges du lieutenant-général de Witte lors de la bataille de Haelen. Il combat ensuite les troupes britanniques lors de la bataille du Cateau et les troupes alliées lors de la bataille de la Marne. Il participe ensuite à la course à la mer puis à la bataille d'Ypres. Le passage d'une guerre de mouvement à une guerre de position entraîne la dissolution du IIe corps de cavalerie en décembre 1914. Il est alors envoyé sur le front de l'est pour prendre la direction du XXXVIIIe corps de réserve. À la tête de cette unité, il combat les troupes russes à la seconde bataille des lacs de Mazurie au début de l'hiver de 1915. En novembre 1915, il est nommé à la tête du VIe corps d'armée sur le front de l'ouest. Il repart rapidement sur le front est où il participe à l'arrêt de l'offensive Broussilov en juin 1916. Il prend part à l'offensive contre la Roumanie. Le 06 octobre 1916, il est nommé aide de camp de l'empereur Guillaume II, fonction qu'il quitte le 17 décembre 1916 pour prendre le commandement de la 2e Armée allemande sur le front de l'ouest. Au cours du printemps 1917, il replie son armée sur la ligne Siegfried. En novembre 1917, son armée est engagée dans la bataille de Cambrai, qui voit la première utilisation massive des chars. Il participe ensuite à la contre-attaque qui permet de reprendre la presque totalité du terrain perdu au début de la bataille. Le 22 septembre 1918, il prend le commandement de la 5e Armée allemande. Il participe aux combats défensifs lors de l'offensive Meuse-Argonne franco-américaine. Il conserve son commandement jusqu'à la fin de la guerre.

Commandant IIe Corps de cavalerie 1914
Commandant VIe Corps d'armeé 1915-1916
Aide de camp l'Empereur 1916-1916
Commandant IIe Armée 1916-1918
Commandant Ve Armée 1918-1918



Max Hoffman

Général de Brigade - Generalmajor

Max Hoffmann, né le 25 janvier 1869 à Homberg en Allemagne et mort le 08 juillet 1927 à Bad Reichenhall en Allemagne, est un militaire prussien qui devient cadet au 72e régiment d'infanterie dès le 28 mars 1887. Il rejoint l'École militaire royale de Nysa en 1887. Il devient sous-lieutenant le 19 septembre 1888. Le 23 mars 1901, il est promu capitaine et quitte son unité pour rejoindre le Grand État-major dirigé par Alfred von Schlieffen. Au cours de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, Hoffmann est un observateur militaire de l'Empire allemand au sein de la première armée japonaise de Mandchourie. En 1912, il devient instructeur à l'académie de guerre de Prusse et devient chef de bataillon le 1er octobre 1913 au 112e régiment d'infanterie « prince Guillaume ». Le 27 janvier 1914, il est nommé Oberstleutnant. Lors du déclenchement de la Grande Guerre, il est nommé chef des opérations au sein de l'état-major de la VIIIe Armée, commandée par Maximilien de Prittwitz. Après la défaite de Gumbinnen, Maximilien de Prittwitz est remplacé par Paul von Hindenburg et Erich Ludendorff comme chef d'état-major. Malgré ces changements de cadres, il est maintenu à son poste pour sa connaissance du territoire et placé sous les ordres de Ludendorff. Tous deux se connaissent ayant vécu dans la même maison à Poznan et Berlin.Il participe ainsi à l'élaboration des plans des batailles de Tannenberg et des lacs de Mazurie. Le trio Hindenburg-Ludendorff-Hoffmann obtient sur le front de l'Est des succès importants contre l'armée russe, grâce aux compétences tactiques de Hoffmann. Ils participent à l'arrêt de l'offensive Broussilov. Le 18 août 1916, il est promu au grade d’Oberst. Après la nomination de Paul von Hindenburg et de Erich Ludendorff à la tête de l'OHL, il est nommé chef d'état-major du front de l'Est sous les ordres du prince Léopold de Bavière. Le 29 octobre 1917, il est promu Generalmajor. En tant que chef d'état-major du front est, il est le représentant de l'OHL lors des négociations de paix à Brest-Litovsk à la fin de 1917 et au début de 1918. En janvier 1918, il parvient à convaincre l'empereur Guillaume II qui le considère comme l'homme le plus capable de gérer les actions sur le front de l'Est, de réduire la zone d'annexion polonaise à une zone où seuls 100 000 Polonais seraient présents. Le 02 janvier 1918, le conseil privé de l'empereur s'oppose à la décision de l'OHL concernant la zone polonaise en la réduisant. Cette position entraîne la rupture définitive entre Ludendorff et Hoffmann. Le 04 janvier 1918, Erich Ludendorff et Paul von Hindenburg réclament la démission de Max Hoffmann. L'empereur sous la pression du public doit écarter Max Hoffmann des affaires politiques en l'isolant par la gestion de la guerre sur le front de l'Est. En 1922, il propose en collaboration avec Arnold Rechberg le « plan Hoffmann » visant à renverser la Russie bolchevique au cours d'une campagne anti-soviétique. Ils considèrent que l'Allemagne doit intervenir en association avec la Grande-Bretagne et la France pour renverser le gouvernement soviétique et établir un gouvernement russe constitutionnel et rétablir l'économie de la Russie.

Chef d'état-major de la VIIIe Armée 1914-1917
Chef d'état-major du front de l'Est 1917-1918

Erich von Falkenhayn

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Erich Georg Anton von Falkenhayn, né le 11 septembre 1861 à Burg Belchau en Allemagne et mort le 08 avril 1922 à Potsdam en Allemagne, est le fils d'un noble, propriétaire terrien en Prusse. Son grand frère, Eugen von Falkenhayn, fait déjà partie de l'armée prussienne comme officier de cavalerie lorsqu'il s'engage dans l'armée prussienne le 17 avril 1880, comme Sekonde-Lieutenant au sein du 91e régiment d'infanterie. Le 25 juin 1896, il est mis en disponibilité, servant comme officier instructeur au sein de l'armée chinoise, devenant le directeur d'une école. Le 25 mars 1899, il est nommé attaché militaire à Tsingtao. Le 18 octobre 1903, il revient en Allemagne et obtient le commandement d'un bataillon du 92e régiment d'infanterie à Brunswick. Le 19 septembre 1905, il passe au grade de Oberstleutnant. Le 10 avril 1906, il est affecté au grand état-major général avec la fonction de chef de section. Le 22 mars 1907, il est nommé chef de l'état-major du 16e Corps d'armée. Le 07 juillet 1913, l'empereur Guillaume II le choisit comme ministre de la Guerre du royaume de Prusse avec le grade de Generalleutnant. Il occupe ce poste jusqu'au 20 janvier 1915. Le 03 novembre 1914, il remplace Moltke comme chef de l'État-Major de l'Armée allemande en campagne. Il lance immédiatement de nouvelles opérations sur son aile droite, en essayant d'envelopper par le nord-ouest l'aile française, ce qui mène à la course à la mer entre septembre et octobre 1914. Le 20 janvier 1915, il est nommé General der Infanterie et est remplacé au ministère de la guerre par Wild von Hohenborn. Il joue un rôle important dans le règlement de la crise des munitions, dans la réorganisation des unités, ainsi que dans le développement de l'armement chimique. Estimant à partir de la fin 1915 que la décision ne peut être obtenue sur le front de l'Est étant donné les dimensions de l'empire russe, il refuse de fournir des renforts à Paul von Hindenburg. Le 03 décembre 1915, il propose à l'empereur d'attaquer l'armée française au début de 1916 à Verdun. À la suite des difficultés rencontrées à Verdun, qui se transforme en une bataille d'usure, il subit l'opposition du chancelier Theobald von Bethmann Hollweg ainsi que des commandants du front de l'Est, les généraux Paul von Hindenburg et Erich Ludendorff, partisans d'une guerre totale. Le 29 août 1916, il démissionne de ces fonctions. Il prend aussitôt le commandement de la 9e Armée affectée en Transylvanie pour affronter la Roumanie. Son offensive permet à son armée de franchir les Carpates, de prendre Bucarest le 06 décembre 1916 et de conquérir toute la Valachie. En avril 1917, il est envoyé à Istanbul dans le cadre d'un projet de coopération germano-turque. L'idée est de reprendre la Mésopotamie par une grande offensive vers Bagdad. Le 09 juillet 1917, il est nommé chef du groupe d'armées Yildirim, composé des 4e, 7e et 8e Armées ottomanes, renforcé par quelques Allemands. Le même jour, il reçoit le grade ottoman de maréchal. En février 1918, il rentre en Europe pour des raisons de santé, remplacé par Otto Liman von Sanders. Le 04 mars 1918, il reçoit le commandement de la Xe Armée allemande en Europe de l'Est, en remplacement du général Hermann von Eichhorn1. Cette armée a essentiellement comme mission jusqu'à la fin de la guerre l'occupation des territoires que la Russie a perdus au traité de Brest-Litovsk. Le 25 février 1919, il est mis à la retraite.

Ministre de guerre de Prusse 1913-1915
Chef du Grand État-major 1914-1916
Commandant de la IXe Armée 1916-1917
Commandant du groupe d'armée Yildirim 1917-1918
Commandant de la Xe Armée 1918



Alexander von Kluck

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Alexander Heinrich Rudolph von Kluck, né le 20 mai 1846 à Münster en Allemagne et mort le 19 octobre 1934 à Berlin en Allemagne, est un le cinquième d'une fratrie de huit enfants. Il entame une carrière militaire au sein du 55e régiment d'infanterie « Graf Bülow von Dennewitz », comme second-lieutenant durant la guerre austro-prussienne de 1866. Il commande une compagnie durant la guerre franco-prussienne de 1870. Le 15 février 1879, il est promu capitaine et muté le même jour au 53e régiment d'infanterie. Du 30 juillet 1881 au 15 avril 1888, il dirige successivement les écoles de sous-officiers de Jülich, d'Annaburg et de Neubreisach. Le 25 mars 1893, il est nommé lieutenant-colonel et dirige le 1er district de Landwehr. Sa progression est ensuite rapide : il prend le commandement de la 23e brigade d'infanterie le 22 mai 1899. Le 22 septembre 1899, il est promu Generalmajor. Le 18 février 1902, il devient commandant de la 37e division d'infanterie. Le 03 avril 1903, il est nommé Generalleutnant. Le 03 juin 1906, il est à la tête du 5e corps d'armée. Le 16 octobre 1906, il devient General der Infanterie. Le 11 septembre 1907, il est muté à la tête du 1er Corps d'armée. Le 01er octobre 1913, il est nommé inspecteur général du 7e district de l'armée allemande. Au déclenchement de la guerre, il commande la 1re Armée allemande, secondé par Hermann von Kuhl comme chef d'état-major. Ces deux hommes sont réputés pour leur esprit offensif. Suivant le plan Schlieffen, il doit traverser la Belgique et se diriger en théorie dans la région de la Seine inférieure et envelopper Paris. Il combat les Britanniques à la bataille de Mons le 23 août 1914. Devant la réaction de la 5e armée française, le 29 août 1914 durant la bataille de Guise, il modifie la direction de marche de son armée du sud-ouest vers le sud-est pour aider la 2e armée allemande. Dans les premiers jours de septembre 1914, le Chef d'état-major général Moltke modifie les ordres de marches des armées et souhaite qu'Alexander von Kluck assure avec son armée un flanc-garde en restant tourné vers l'est et Paris. Il passe outre cet ordre, et poursuit sa route vers le sud considérant sa position comme meilleure pour annihiler soit les Britanniques, soit la 5e armée française. En effectuant cette manoeuvre, il néglige les forces de la 6e armée française et dispose comme flanc-garde le 4e corps de réserve du général Gronau. Le 05 septembre 1914, les troupes de la 6e armée de Maunoury entre en contact avec le 4e corps de réserve. C'est le début de la bataille de la Marne. Alexander von Kluck réagit rapidement à cette attaque. Il décide alors de se conformer aux ordres du Chef d'état-major général Moltke et repositionne ses corps d'armée avancés pour lutter sur l'Ourcq contre la 6e armée française. Du 06 au 09 septembre 1914, la Ire armée allemande arrive à contenir les attaques de la 6e armée française. Malgré des succès locaux, la situation au 09 septembre 1914 n'est pas bonne pour les armées allemandes et la Ire armée allemande doit se replier sur l'Aisne afin de reconstituer une ligne continue de défense. Malgré l'échec de l'offensive allemande, il est maintenu à la tête de son armée. À la fin du mois de mars 1915, au cours d'une visite d'avant-poste, il est touché par un tir de shrapnel. Grièvement blessé à une jambe, il est évacué du front en mars 1915. Il prend sa retraite au cours du mois d'octobre 1916, à la suite de cette blessure et de la mort de son fils au combat en janvier 1915.

Commandant Ire Armée 1914-1916

Max von Gallwitz

Général d'Artillerie - General der Artillerie

Max Karl Wilhelm von Gallwitz, né le 02 mai 1852 à Breslau en Allemagne et mort le 18 avril 1937 à Naples en Italie, s'enrôle dans l'armée prussienne lors de la guerre franco-prussienne de 1870, où il sert comme officier d'artillerie. Il suit ensuite des cours à l'Académie militaire, avant de servir au Commandement général et au ministère de la Guerre. Il est promu major en 1890, puis colonel en 1896. Il devient alors chef de l'artillerie de campagne au ministère de la Guerre. En 1902, il est élevé au grade de major-général, puis de lieutenant-général en 1905, et prend le commandement de la 6e division. Il est inspecteur de l'artillerie de campagne et général en 1911. En août 1914, il prend part, à la tête du Corps de réserve de la Garde, au siège de Namur. En septembre 1914, son corps est affecté à la VIIIe Armée, commandée par Paul von Hindenburg, et prend part à certaines opérations à l'Est. Début novembre 1914, il est transféré avec son Corps de réserve en Pologne et rejoint la IXe Armée. Fin novembre, le corps de réserve de la Garde est démantelé. Le 09 février 1915, il est nommé à la tête de l'Armeegruppe Gallwitz, plus tard renommé XIIe Armée, dans le sud-est de la Pologne. En juin 1915, il participe à la campagne de Galicie. À l'automne 1915, il prend la tête de la XIe Armée avec la mission de mener les armées coalisées de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie dans l'offensive commune contre la Roumanie. Il dirige ainsi l'invasion de la Serbie. Il repousse les Serbes vers le centre du pays, puis vers l'Adriatique à travers l'Albanie. Le 29 mars 1916, alors qu'il se prépare à attaquer les alliés à Salonique, il est transféré sur le front Ouest, où il prend la tête du groupe Meuse Ouest, à Verdun. En juillet 1916, il prend le commandement de la IIe Armée, avant de recevoir, le 19 juillet 1916, le commandement d'un nouveau groupe d'armées Gallwitz, constitué de la 1re et de la 2e Armées, chargé de la défense de la Somme. Le 17 décembre 1916, il est de retour à Verdun, à la tête de la 5e Armée, sur le front Ouest, qu'il va diriger jusqu'en 1918. Il a pour mission de rétablir la situation qui s'est détériorée après l'échec de Falkenhayn. Il combat, à la bataille de Saint-Mihiel en 1918, les premières troupes américaines à avoir pris part au conflit européen. Il quitte l'armée en décembre 1918.

Corps de réserve de la garde 1914
Commandant XIIe Armée 1915
Commandant XIe Armée 1915-1916
Commandant IIe Armée 1916
Commandant Groupe Meuse Ouest 1916
Commandant Ve Armée 1916-1918

















Ludwig von Esorff

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Ludwig von Estorff, né le 24 décembre 1859 à Hanovre en Allemagne et mort le 05 octobre 1943 à Uelzen en Allemagne, est le deuxième enfant du major-général Ludwig von Eggert Estorff. Il commence sa carrière militaire comme officier dans le régiment d'infanterie « Graf Bose ». Le 13 décembre 1887, il est promu premier lieutenant. Le 01er octobre, il rejoint l'Académie militaire prussienne. Il reste jusqu'à son transfert dans le Grand État-Major général le 29 mars 1892. Le 14 septembre 1893, il est promu capitaine et devient commandant de compagnie dans un régiment d'infanterie. Le 31 mai 1894, il est transféré à la force de protection du Sud-Ouest africain allemand. Là, il y reste du 04 juin 1894 au 09 juillet 1899, comme commandant de compagnie. À son retour en Allemagne, le 13 septembre 1899, il rejoint le Grand État-Major. Le 27 janvier 1900, il est promu au grade de major. Le 04 janvier 1906, il devient commandant du 2e régiment de campagne. Le 10 avril 1906, il est promu lieutenant-colonel. Le 01er avril 1907, il est nommé commandant des troupes allemandes du Sud-Ouest africain. Le 20 avril 1909, il est promu au grade de colonel. Le 20 mars 1911, il devient commandant du régiment d'infanterie de Brunswick. le 01er octobre 1912, il est promu au grade de major général de la 68e brigade d'infanterie à Metz. C'est là qu'il débute la Grande Guerre. Le 01er septembre 1914, il est grièvement blessé. Il retourne au front le 11 mai 1915 en tant que commandant de la 103e division d'infanterie. Le 06 juin 1916, il est promu au grade de lieutenant-général. Le 07 novembre 1916, il prend le commandement de la 42e division d'infanterie. Le 17 décembre 1918, il est commandant adjoint de la 8e armée allemande, dans les pays baltes. En janvier 1919, il négocie avec les Britanniques, vainqueurs de la guerre, l'évacuation des troupes allemandes en Lettonie. Le 05 février 1919, il est nommé gouverneur de Königsberg. Le 25 février 1919, il est chargé de la direction du premier corps d'armée.

Commandant 68e Brigade d'infanterie 1912-1914
Commandant de la 103e Division d'infanterie 1915-1916
Commandant 42e Division d'infanterie 1916-1918
Commandant adjoint VIIIe Armée 1918-1919

Hermann von François

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Hermann Karl Bruno von François, né le 31 janvier 1856 à Luxembourg-ville au Luxembourg et mort le 15 mai 1933 à Berlin-Lichterfelde en Allemagne, est issu d'une famille de vieille noblesse française. Il rejoint l'école des cadets à l'école militaire de Groß-Lichterfelde, près de Berlin. De 1884 à 1887, il intègre l'académie militaire de Berlin. En 1889, il reçoit le grade de capitaine et rejoint l’État-Major allemand. En 1908, il est promu général de division et commande la brigade de Hesse. En 1911, il obtient le grade de lieutenant-général et prend la tête de la 13e division jusqu'à ce qu'il devienne général d'infanterie et qu'il commande le Ier corps d'armée, à partir du 01er août 1914, au sein de la VIIIe armée, basée à Königsberg. Au déclenchement de la guerre, il a pour mission de défendre la ville-clef de Königsberg d'une action offensive russe. Grâce à l'aide apportée par la VIII e armée, les Russes sont défaits et l'Allemagne hors de danger. Après ce succès, Hindenburg et Ludendorff sont nommés sur le front de l'Est plus au sud à la tête de la IXe armée. Le général von Schubert devient le nouveau commandant de la VIIIe armée tandis que Hermann von François reste à la tête du Ier corps d'armée en Prusse-Orientale. Lors de la bataille des lacs de Mazurie en septembre 1914, il refuse d'exécuter l'ordre de repli ordonnée par le général von Schubert. Il envoie un télégramme au haut commandement de l'armée décrivant ses succès et affirmant que von Schubert est mal conseillé. Le télégramme impressionne tant l'Empereur Guillaume II que ce dernier relève von Schubert de ses fonctions et nomme Hermann von François commandement de la VIIIe armée allemande, le 08 octobre 1914. Ayant refusé d'envoyer son Corps d'armée lors de l'attaque sur Lodz en novembre 1914, il est démis de ses fonctions. Sans affectation pendant plusieurs semaines, il est nommé à la tête du XLIe corps de réserve, le 24 décembre 1914. Avec son corps d'armée, il est envoyé sur le front de l'Ouest avant de retourner sur le front Est en avril 1915. En juillet 1915, il prend le commandement du VIIe corps d'armée de Westphalie. En 1918, il est mis en réserve et ensuite mis à la retraite en octobre 1918.

Commandant Ier Corps d'Armée de la VIIIe Armée 1914
Commandant XLIe Corps de réserve 1914-1915
Commandant VIIe Corps d'Armée 1915-1918



Max von Fabeck

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Herrmann Gustav Karl Max von Fabeck, né le 06 mai 1854 à Paderborn en Allemagne et mort le 16 décembre 1916 à Garmisch-Partenkirchen en Allemagne, est le fils du lieutenant-général Hermann von Fabeck. Le 18 octobre 1871, à l'âge de 17 ans, il rejoint le 1 er régiment à pied de la garde. En février 1876, il suit une formation à l'école de guerre de Metz. De 1878 à 1879, il suit les cours à l'Académie militaire prussienne. En 1882, il intègre le Grand État-Major général en 1884, il est promu capitaine. En 1889, il devient officier d'état-major du VIe corps d'armée à Breslau. En 1906, il est promu Generalleutnant et prend le commandement de la 28e division cantonnée à Karlsruhe. Le 13 janvier 1910, il devient general der infanterie et dirige le XVe corps d'armée de Strasbourg. En 1913, il est muté à la tête du XIIIe corps d'armée. Au déclenchement de la guerre, il commande le XIIIe corps d'armée intégré à la Ve armée. Il participe à la bataille des Frontières et repoussent les troupes de la 3e armée française. Il participe ensuite à la course à la mer. En 1915, il est transféré avec son corps sur le front de l'est et participe au sein de la IX e armée aux batailles de Pologne. Le 10 mars 1915, il prend la tête de la XIe armée allemande nouvellement créée. Le 16 avril 1915, il remplace Alexander von Kluck blessé à la tête de la Ire armée allemande. Le 12 septembre 1915, il est transféré sur le front de l'Est et prend le commandement de la XIIe armée allemande en remplacement de Max von Gallwitz. En octobre 1916, il est nommé en remplacement de Otto von Below commandant de la VIIIe armée allemande. Nommé colonel honoraire du 1er régiment de grenadiers de la Garde, gravement malade, il se suicide le 16 décembre 1916.

Commandant du XIIIe Corps d'armée 1914-1915
Commandant XIe Armée 1915
Commandant Ire Armée 1915
Commandant XIIe Armée 1915-1916
Commandant VIIIe Armée 1916

Hermann von Kuhl

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Hermann Josef von Kuhl, né le 02 novembre 1856 à Coblence en Allemagne et mort le 04 novembre 1958 à Francfort-sur-le-Main en Allemagne, s'engage dans l'armée au sein du 5e régiment westphalien dès le 01er octobre 1878. Il obtient le grade de lieutenant le 12 janvier 1879 puis d'Oberleutnant le 16 février 1889. En septembre 1897, il retourne à Berlin en tant que membre du Grand État-Major général, avec le poste de chef de section, en qualité d'instructeur de tactique et d'histoire militaire à la Kriegsakademie. Il est promu major le 13 septembre 1899. Le 01er avril 1902, il est détaché au sein de l'amirauté. Le 10 avril 1906, il est promu Oberstleutnant et puis Oberst le 24 mars 1909. Le 04 juin 1912, il devient Generalmajor. Lors de la mobilisation générale, il est nommé chef d'état-major de la Ire armée allemande, sous les ordres du général Alexandre von Kluck. Il joue un rôle important lors de la bataille des Frontières en août puis de la bataille de la Marne en septembre 1914, prenant les décisions à la place de son commandant d'armée. Le 18 avril 1915, il est promu lieutenant-général, avant de devenir le chef d'état-major de la XIIe armée le 22 septembre 1915. Il prend ensuite le commandement de la VIe armée le 24 novembre 1915. En août 1916, il est nommé chef d'état-major du groupe d'armées du prince Rupprecht. À la suite de la démission du prince le 11 novembre 1918, il prend le commandement du groupe d'armées du prince Rupprecht et est nommé General der Infanterie le 18 novembre 1918. Devenue le groupe d'armée A, il dirige le retour des troupes en Allemagne. Il est mis à la retraire en janvier 1919.

Chef d'état-major Ire Armée 1914-1915
Chef d'état-major XIIe Armée 1915-1916
Chef d'état-major du prince Rupprecht 1916-1918







Fritz von Below

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Fritz Wilhelm Theodor Karl von Below, né le 23 septembre 1853 à Dantzig en Pologne et mort le 23 novembre 1918 à Weimar en Allemagne, est issu de la famille noble von Below de Mecklembourg-Poméranie. Il fait partie du corps des cadets et en 1873 intègre le 1er régiment de la Garde avec le grade de sous-lieutenant. En 1906, il est promu quartier-maître général de l'état-major général. En 1908, il commande de la 1re division de la garde. Le 13 septembre 1912, il est promu général d'infanterie et prend le commandement du XXIe corps d'armée. Le 20 août 1914, il participe à la bataille de Lorraine. En octobre 1914, il est transféré avec son corps à la IIe armée allemande dirigée par Karl von Bülow. Le 04 avril 1915, il est envoyé sur le front de l'Ouest. Il prend le commandement de la IIe armée allemande qui supporte en juillet la bataille de la Somme. Le 18 juillet 1916, la IIe armée est scindée en deux groupes et Fritz von Below en perd le commandement. Il prend alors le commandement de la Ire armée reconstituée avec une partie des hommes de la IIe armée. En juin 1918, il participe à l'attaque allemande sur l'Aisne à la tête de la IXe armée allemande. Le 07 août 1918, il est mis en réserve et définitivement à la retraite en novembre 1918. Il meurt le 23 novembre 1918 à Weimar.

Commandant XXIe Corps d'armée 1914-1915
Commandant IIe Armée 1915-1916
Commandant Ie Armée 1916-1918
Commandant IXe Armée 1918




Otto von Lauenstein

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Ernst August Anton Hermann Otto von Lauenstein, né le 01 février 1857 à Luneboug en Allemagne et mort le 03 octobre 1916 à Düsseldorf en Allemagne, s'engage en 1876 dans l'armée devenant lieutenant en octobre dans le 18e régiment d'artillerie à Francfort-sur-l'Oder. De 1892 à 1900, il est attaché militaire à Saint-Pétersbourg, puis membre de l'état-major du corps expéditionnaire allemand en Chine, d'août 1900 à 1901 durant la révolte des Boxers. De 1901 à 1904, il est le commandant du 38e régiment d'artillerie à Stettin, puis en 1904-1905 un attaché militaire auprès de l'armée russe en Mandchourie pendant la guerre russo-japonaise. En 1906, il devient aide-de-camp de l'empereur Guillaume II, avec le grade de colonel. Il est nommé Generalmajor dès 1910. De 1912 à 1914, il a le grade de Generalleutnant avec le commandement de la 14e division à Düsseldorf. Lors de la mobilisation générale, il est nommé chef d'état-major de la II2e armée allemande commandée par le général Karl von Bülow. Lors de la première bataille de la Marne, il décide, le 09 septembre 1914 au matin, avec le lieutenant-colonel, Richard Hentsch, de faire battre en retraite la II2e armée, ce qui entraîne une retraite générale allemande et une victoire française. Conséquence, il est muté en décembre 1914 à la tête du 39e corps de réserve, participant à la bataille des lacs mazures pendant l'hiver 1914-1915. En 1915, il est nommé à la tête d'un détachement d'armée en Courlande. Il tombe gravement malade durant l'été 1916. Il est démis de ses fonctions le 07 juillet 1916. Il décède le 03 octobre 1916.

Chef d'État-major IIe Armée 1914
Commandant XXXIXe Corps de réserve 1914-1915
Commandant d'armée de Courlande 1915-1916



Konstantin Schmidt von Knobelsdorf

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Konstantin Heinrich Schmidt von Knobelsdorf, né le 13 décembre 1860 à Francfort-sur-l'Oder en Allemagne et mort le 01 septembre 1936 à Glücksburg en Allemagne, commence sa carrière militaire le 15 avril 1878 en intégrant le corps des cadets. Du 1er octobre 1884 au 20 juillet 1887, il suit les cours à la Kriegsakademie de Berlin, obtenant la promotion au grade de premier lieutenant. Le 20 mai 1897, il obtient le poste de premier officier d'état-major au sein de la IIe division à Königsberg, avec grade de major. En 1908, il est le commandant du IVe régiment de la Garde. En 1912, il a le poste de quartier-maître supérieur au grand état-major général. Il est promu au grade de Generalleutnant en 1914. Lors de la mobilisation générale, il est nommé chef d'état-major de la Ve armée allemande, commandée par le Kronprinz de Prusse. Le duo fonctionne bien lors de la bataille des Frontières en août 1914. Mais, des tensions apparaissent lors de la bataille de Verdun en 1916. IL est alors transféré sur le front de l'Est, à partir du 21 août 1916, à la tête du Xe corps d'armée. Son corps d'armée est ramené sur le front occidental à la fin de l'année 1916, et défend la Haute-Alsace jusqu'à la fin de la guerre. Il est promu General der Infanterie le 18 octobre 1918. Il est mis à la retraite le 30 septembre 1919.

Chef d'État-major Ve Armée 1914-1915
Commandant Xe Corps d'armée 1916-1918





Walther von Lüttwitz

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Walther von Lüttwitz, né le 02 février 1859 à Bodland en Allemagne et mort le 20 septembre 1942 à Breslau en Pologne, commence sa carrière militaire comme cadet le 15 avril 1876 au 38e régiment de fusiliers. Il étudie ensuite à l'Académie militaire de Prusse à Berlin de 1887 à 1890. Il est promu capitaine le 21 janvier 1892 et major le 27 janvier 1898. Le 26 avril 1907, il obtient un premier commandement opérationnel d'unité en dirigeant le 109e régiment de grenadiers. Du 1er octobre 1912 au 1er janvier 1914, il est muté au grand quartier général à Berlin. Il commande ensuite la 25e division d'infanterie, jusqu'au 02 août 1914. Au déclenchement de la Grande Guerre, il est nommé chef d'état-major de la IVe armée allemande. Il est considéré comme l'un des responsables de l'incendie de Louvain, en Belgique. Le remplacement de Moltke par Falkenhayn entraîne sa mutation sur le front de l'Est la IIe division de la Garde du 03 juillet au 25 septembre 1915. Il retourne ensuite sur le front de l'Ouest et prend le commandement du Xe corps d'armée alors engagé dans la bataille de Champagne. Avec son corps d'armée, il est transféré en juin 1916 sur le front de l'Est pour renforcer les troupes des Empires centraux lors de l'offensive Broussilov. Le 20 août 1916, il est une nouvelle fois muté. Il quitte le front de l'Est pour rejoindre Verdun et prendre le poste de chef d'état-major de la Ve armée allemande. Il occupe ce poste jusqu'au 25 novembre 1916. Le jour même, il prend le commandement du IIIe corps d'armée et ce jusqu'à la fin de la guerre. Avec cette unité, il combat les troupes françaises lors de la bataille des monts de Champagne en 1917. Après l'armistice de 1918 et la révolution allemande, il est nommé commandant en chef de la Reichswehr à Berlin, par le gouvernement provisoire. Il est alors chargé de réprimer, à l'aide des corps francs, le soulèvement spartakiste en janvier 1919.

Chef d'état-major IVe Armée 1914-1915
Commandant Xe Corps d'Armée 1915-1916
Chef d'état-major Ve Armée 1916
Commandant IIIe Corps d'Armée 1916-1918



Ferdinand von Quast

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Ferdinand von Quast, né le 18 octobre 1850 à Neuruppin en Allemagne et mort le 27 mars 1939 à Postdam en Allemagne, est issu d'une vieille famille aristocratique d'Anhalt. En 1870, il intègre le 2e régiment d'infanterie de la garde « empereur Franz ». Il prend part à la guerre franco-allemande de 1870. Le 23 septembre 1879, il est promu premier lieutenant. En 1887, il est nommé capitaine et commande une compagnie dans son régiment. Il devient officier d'état-major en 1894 puis major commandant de bataillon au 2e régiment d'infanterie de la garde. En 1901, il est promu lieutenant-colonel et rejoint l'état-major du 1er régiment de grenadiers de la Garde « empereur Alexandre ». Il est nommé colonel le 18 avril 1903 et commande le 2e régiment de grenadier de la garde « empereur Franz ». Le 27 juillet 1910, il intègre l'état-major de la 36e division d'infanterie de Gdansk. À partir du 01er mars 1913, il dirige le 9e corps d'armée à Altona. Après la bataille de Tirlemont en août 1914, il est promu General der Infanterie. En 1916, au cours de la bataille de la Somme, il dirige des troupes de la 2e armée allemande. Il organise et mène des actions défensives au cours du mois du juillet 1916. Le 24 janvier 1917, il est nommé général commandant du Corps de la Garde. Le 09 septembre 1917, il est nommé, par l'empereur Guillaume II, commandant de la VIe armée allemande. Il dirige la 6e armée lors de la bataille de la Lys en avril 1918. Au cours de cette bataille, les troupes allemandes percent le front britannique à proximité d'Armentières. Malgré son succès tactique, il ne peut percer les lignes et atteindre les ports de la Manche. Le 18 janvier 1919, il est nommé commandant en chef de l'État-Major du « Northern Border » à Königsberg, puis nommé à Bartenstein. Après la signature du traité de Versailles, il démissionne de l'armée le 07 juillet 1919.

Commandant IXe Corps d'armée 1913-1916
Commandant II e Armée 1916-1917
Commandant du Corps de la Garde 1917
Commandant VIe Armée 1917-1918

Karl von Brug

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Karl Ignaz Maria Brug, né le 15 juin 1855 à Dirlewang en Allemagne et mort le 25 avril 1923 à Garmisch en Allemagne, s'engage en 1873 dans le 1er régiment d'infanterie "König". Entre 1887 et 1890, il est nommé chef de l'aéronautique. En 1902, il devient chef de l'état-major général du 1er Corps d'armée. En tant que colonel, il commande le régiment de la Garde du 17 octobre 1905 au 11 septembre 1906. En 1912, il devient le 1er commandant du premier Corps aérien allemand. Au cours du conflit mondial, il est nommé chef adjoint du Corps du Génie de la VIe armée. Il est incontestablement le fondateur de l'aviation en Bavière.

Commandant des Pionniers de la VIe Armeé 1914-1916
Chef adjoint du Corps du Génie 1916-1918

Karl Litzmann

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Karl Litzmann, né le 22 janvier 1850 à Neuglobsow en Allemagne et mort le 28 mai 1936 à Neuglobsow en Allemagne, fonde, avec August Keim, la Wehrverein, association de l'armée destinée à soutenir et encourager l'essor militaire du Reich, en renforçant l'armée de terre. Cette association prend naissance en 1912. Lors du déclenchement de la guerre, il est rappelé et reprend du service au sein de la logistique de la IIIe armée. Il prend ensuite le commandement de la 3e division de la Garde à partir du 17 octobre 1914. Sur le front de l'Est, il se signale par sa ténacité face aux unités russes déployées contre ses troupes. Le 24 décembre 1914, il est promu General der Infanterie et nommé à la tête du 40e corps d'armée de réserve. Physiquement de moins en moins apte à exercer ses fonctions opérationnelles, il se retire du service actif le 06 août 1918.

Commandant IIIe Division de la Garde 1914
Commandant 40e Corps d'armée de réserve 1914-1918




Berthold von Deimling

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Berthold von Deimling, né le 21 mars 1853 à Karlsruhe en Allemagne et mort le 03 février 1944 à Baden-Baden en Allemagne, est un militaire de carrière qui est nommé général en chef à Strasbourg en 1913. Loin de vouloir pacifier les relations tendues en Alsace-Lorraine entre l’armée allemande et la population civile, il ne perd aucune occasion pour revendiquer la primauté de l’armée par rapport au gouverneur d’Alsace-Lorraine, le comte Karl von Wedel. L'éclatement de la guerre déchaîne sa haine des Alsaciens, pourtant Allemands depuis 43 ans. Il commande le XVe corps d'armée. Il est transféré avec son corps d'armée sur le front des Flandres et participe à la bataille d'Ypres. Ses multiples tentatives pour conquérir Ypres restent enlisées dans « la boue et le sang ». C’est ainsi que, le 04 novembre 1914, il fait réduire en ruines les célèbres halles aux draps médiévales d'Ypres sans la moindre raison stratégiques et contre l’instruction expresse de son commandant en chef, le Prince héritier Rupprecht de Bavière. Le 15 novembre 1914, il fait attaquer quatre régiments avec un total de 12 000 hommes avec une musique qui joue le « Deutschlandlied ». À peine la moitié des hommes sont en vie après la bataille. Il est alors affublé d'une réputation peu envieuse de « boucher d'Ypres ». Contre l'avis de tous ses commandants de compagnie, le 22 avril 1915, premier jour de la 2e bataille des Flandres, il fait utiliser pour la première fois à grande échelle du gaz chloré. C'est le 35e régiment de Pionniers spécialement entraîné à cet effet, qui ouvre les 6 000 bouteilles. Il est finalement relevé de son commandement en novembre 1916 sous le prétexte que son état de santé est inquiétant. Il prend finalement sa retraite en septembre 1917.

Général en chef à Strasbourg 1913-1914
Commandant VXe Corps d'armée 1914-1916

Konrad Krafft von Dellmensingen

Général d'Artillerie - General der Artillerie

Konrad Krafft von Dellmensingen, né le 24 novembre 1862 à Laufen en Allemagne et mort le 21 février 1953 à Seeshaupt en Allemagne, est un fils d'un famille de la noblesse bavaroise. Il entre dans l'artillerie bavaroise en août 1881, au sein du 4e régiment d'artillerie de campagne. En 1891, il devient lieutenant. Il prend ensuite le commandement d'une partie du 9e régiment d'artillerie bavarois à Landsberg en février 1906, puis de l'ensemble du 11e régiment à Wurtzbourg en février 1907. Il est alors major. Il obtient le grade de Oberstleutnant le 07 juillet 1907 et est nommé chef de section au ministère de la Guerre bavarois à partir d'octobre 1908. Le 1er octobre 1912, il est nommé chef de l'état-major général bavarois. Lors de la mobilisation allemande, il devient chef de l'état-major de la VIe armée allemande, dont le commandant est le Kronprinz Rupprecht de Bavière et dont les troupes sont essentiellement bavaroises. Le 27 mai 1915, après sa promotion au grade de Generalleutnant, il prend le commandement de l'Alpenkorps, une division composée de troupes de montagne. Celle-ci est envoyée sur le front italien,puis en Serbie et à Verdun à l'été 1916. En septembre 1916, il est envoyé sur le front roumain à la tête d'un groupe d'unités comprenant l'Alpenkorps, une division autrichienne et une division allemande, le tout au sein de la IXe armée allemande de Falkenhayn. Le 01er mars 1917, il est nommé chef d'état-major du groupe d'armées du duc Albert de Wurtemberg. En septembre 1917, il est envoyé sur le front italien et devient chef d'état-major de la XIVe armée d'Otto von Below. Il conçoit les plans offensifs qui permettent la victoire austro-allemande de Caporetto en octobre-novembre 1917. Le 02 février 1918, la XIVe armée est dissoute et son état-major devient celui de la XVIIe armée, nouvellement formée et toujours commandé par Otto von Below. Après avoir contribué à la planification des attaques de l'offensive du printemps 1918, il est promu General der Artillerie et prend le commandement du IIe corps d'armée bavarois, le 19 avril 1918. Il quitte l'armée le 04 décembre 1918.

Chef d'État-major général bavarois 1912-1914
Chef d'État-major VIe Armée 1914-1915
Commandant de l'Alpenkorps 1915-1917
Chef d'état-major du groupe d'armées Wurtemberg 1917
Chef d'État-major XIVe Armée 1917-1918
Commandant IIe Corps d'Armée 1918



Friedrich von Scholtz

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Boje Friedrich Nikolaus Scholtz, anobli en 1913 comme von Scholtz, né le 24 mars 1851 à Flensburg en Allemagne et mort le 30 avril 1927 à Ballenstedt en Allemagne, s'engage comme volontaire dans l'armée le 19 juillet 1870. Il sert comme enseigne au 9e régiment d'artillerie de campagne du Schleswig-Holstein. Après la guerre, il reprend sa formation à l'école militaire de Potsdam dans le génie et l'artillerie. Il étudie à l'Académie de guerre de Prusse et, le 01er avril 1886, est admis à servir au Haut État-major. En 1903, il commande la XXVe brigade d'artillerie de campagne à Darmstadt. En 1908, il est nommé Generalleutnant et chef de la 21e division d'infanterie à Francfort-sur-le-Main. En 1912, il est General der Artillerie et chef du XXe corps en Prusse-Orientale. En 1914, il est attaché au commandement de la VIIIe armée. Il participe à la bataille de Tannenberg contre l'armée impériale russe. Le 26 mai 1915, il est nommé commandant par intérim de la VIIIe armée en remplacement d'Otto von Below. Le 18 septembre 1915, il redevient chef du XXe corps. Le 08 octobre 1915, il reçoit le commandement d'un détachement d'armée qui porte son nom, l'Armeeabteilung Scholtz, dans le secteur de Dünaburg en Lettonie. Du 02 janvier au 21 avril 1917, il est commandant en chef de la VIIIe armée, alors appelée armée du Niémen. Le 22 avril 1917, il devient commandant en chef du groupe d'armées germano-bulgare en Macédoine, composé de la XIe armée allemande et de la 1re armée bulgare. En 1918, l'offensive des forces franco-serbes de l'expédition de Salonique oblige la Bulgarie à la capitulation. Il doit alors se replier rapidement avec ses forces allemandes vers la Hongrie. Il commande son groupe jusqu'à l'armistice. Il prend sa retraite le 14 janvier 1919.

Commandant XXe Corps d'armée 1912-1915
Commandant par interim VIIIe Armée 1915
Commandant Armeeabteilung Scholtz 1915-1917
Commandant VIIIe Armée 1917
Commandant Armée des Balkans 1917-1918

Hans von Gronau

Général d'Infanterie - General der Infanterie

Hans Johann Karl Hermann von Gronau, né le 06 décembre 1850 à Alt Schadow en Allemagne et mort le 22 février 1940 à Postdam en Allemagne, intègre l'école d'artillerie et d'ingénieur de Berlin dès le 1er octobre 1870. Le 01er octobre 1875, il est reçu à l'académie de Guerre de Berlin. Il en sort breveté le 21 juillet 1878 avec le grade de Premier-Lieutenant. Il est ensuite détaché au Grand État-Major général à partir du 01er avril 1880, obtenant le grade de Hauptmann le 23 décembre 1882. En 1891, il devient instructeur au sein de l'académie de Guerre. Nommé commandant de la IIe brigade d'artillerie à Insterburg le 01er octobre 1899, Generalmajor le 18 avril 1900, il assure le commandement de la Ire division à Königsberg à compter du 27 octobre 1903. Il est ensuite nommé Generalleutnant le 29 octobre 1903. Devenu gouverneur de la place forte de Thorn en octobre 1907, il est promu General der Artillerie, le 27 janvier 1908 jusqu'à sa retraite qui prend effet le 16 août 1911. Rappelé au service en 1914 comme chef du IVe corps de réserve dans la Ire armée allemande. Il prend part à la bataille de la Marne en combattant la 6e armée française lors de la bataille de l'Ourcq. En septembre 1915, il est envoyé sur le front de l'Est prendre le commandement du XLIe corps de réserve pour sécuriser les territoires conquis sur l'Empire russe. Le corps d'armée est renforcé et prend le nom de groupe d'armée Gronau. En février 1918, il déplace ses troupes en Ukraine pour protéger le territoire d'une menace bolchevique. Il reste dans la région de Pinsk, jusqu'au rapatriement en Allemagne et la dissolution des troupes sous son commandement en février 1919. Il quitte l'armée le 02 février 1919.

Chef du IVe Corps de réserve 1914-1915
Commandant XLIe Corps de réserve 1915-1919








Moritz von Lyncker

Général d'Armée - Generaloberst

Moriz Freiherr von Lyncker, né le 30 janvier 1853 à Spandau en Allemagne et mort le 30 janvier 1932 à Demnitz en Allemagne, est le fils d'une famille de militaires. Il commence sa carrière militaire comme aide de camp du prince héritier Frederick en tant que capitaine. Entre 1895 et 1898, il est nommé mentor militaire de l'adolescent prince héritier Wilhelm et du prince Eitel Friedrich. Il reprend ensuite le commandement d'un régiment et d'une brigade de la garde avant de prendre la direction de la XIXe division à Hanovre en 1905. Après la mort subite du chef du cabinet militaire, le général Dietrich von Hülsen-Haeseler , il est nommé à ce poste, le 17 novembre 1908. Il est responsable des questions de personnel de l'armée prussienne et l'un des plus proches collaborateurs de l'empereur Guillaume II. Il fait partie des membres du célèbre Conseil impérial de guerre du 08 décembre 1912. Le 10 août 1914, il envisage de remplacer Helmuth von Moltke par Erich von Falkenhayn en tant que chef de l'état-major allemand. Après l'échec de la bataille de la Marne, il doit convaincre von Moltke de quitter son poste. Après 1915, il est prêt à modérer les objectifs de l'Allemagne pour parvenir à la paix, mais exige toujours que l'Allemagne conserve la Belgique ou au moins les ports belges pour une utilisation future contre la Grande-Bretagne. Comme Falkenhayn, il veut un compromis de paix avec l'empire russe et une victoire substantielle sur la Grande-Bretagne et la France.

Chef du cabinet militaire de l'Empereur 1915-1919

Otto Liman von Sanders

Général - General

Otto Liman von Sanders, né le 17 février 1855 à Stolp en Allemagne et mort le 22 août 1929 à Munich en Allemagne, est issu d'une famille aristocratique. I s'engage dans l'armée et progresse rapidement. Il atteint le rang de lieutenant-général sans avoir jamais commandé de troupes au combat. En 1913, il est envoyé à la tête d'une mission militaire allemande dans l'Empire ottoman afin de moderniser son armée. Initialement, il se forge une mauvaise opinion de l'armée ottomane ainsi que de ses dirigeants politiques. En juillet 1914, Enver Pacha propose une alliance à l'Allemagne. L'ambassadeur allemand à Constantinople, Hans von Wangenheim, après avoir consulté Otto Liman von Sanders, refuse l'offre d'Enver Pacha. L'analyse à l'époque est que l'armée ottomane est faible, le gouvernement n'a que peu de marge de manoeuvrez financière et les dirigeants sont incompétents. Toutefois, le 01er août 1914, les deux gouvernements signent en secret un traité d'alliance. Ce traité stipule, entre autres, que la mission militaire allemande aura une influence effective sur les opérations des armées ottomanes. Lorsque les forces ottomanes entrent finalement en guerre au côté de l'Allemagne, Enver Pacha montre à Otto Liman von Sanders son plan pour détruire l'armée russe qui défend Kars. Il tente de l'en dissuader, mais son conseil est ignoré. Enver Pacha mène personnellement l'armée ottomane à sa pire défaite de la Grande Guerre, lors de la bataille de Sarikamis. Après l'attaque maritime et terrestre britannico-française aux Dardanelles, le 18 mars 1915, Enver Pacha redonne le commandement à Otto Liman von Sanders. Malgré le peu de temps dont il dispose pour organiser les défenses des Dardanelles, il repousse les Alliés qui finissent par évacuer les côtes turques. En 1918, il prend le commandement de l'armée ottomane en Palestine. Paralysé par le déclin de la puissance ottomane, il ne peut que se défendre. Après la reddition de l'Empire ottoman, il y est arrêté et conduit en captivité à Malte.

Conseiller & commandant militaire de l'Empire ottoman 1913-1918



Erich Ludendorff

Général - Generalquartiemeister

Erich Ludendorff, né le 09 avril 1865 à Kruszewnia en Pologne et mort le 20 décembre 1937 à Tutzing en Allemagne, est le fils d'une famille de marchands. Âgé de 18 ans, il gagne ses galons d’officier et sert dans l’infanterie. D'avril 1908 à janvier 1913, il participe activement à l’élaboration du plan Schlieffen pour l’invasion de la France, en tant que chef de la 2e section du Grand État-Major. En 1912, il refuse d'être anobli. Lors du déclenchement de la guerre, il nommé au poste de Generalquartiermeister de la IIe armée, commandée par von Bülow. Après la prise des forts de Liège, il est rappelé aux côtés de Paul von Hindenburg afin de contrer les Russes qui menacent l'Allemagne à l'est. Après la victoire de Tannenberg, il est nommé Generalquartiermeister de von Hindenburg. Inséparables, ils deviennent peu à peu les véritables décideurs de l’Allemagne après que von Hindenburg eut été nommé chef suprême de l’armée allemande, reléguant l'empereur Guillaume II dans un rôle de faire-valoir. Face à la supériorité maritime britannique, il se fait l’apôtre de la guerre totale en utilisant à outrance sa flotte sous-marine. En 1917, il est l'un des principaux acteurs qui négocient le traité de Brest-Litovsk avec la Russie révolutionnaire. En mars 1918, il met en place la tactique d'infiltration d'Oskar von Hutier qui, conjointement à la technique de tirs ciblés de l'artilleur Georg Bruchmüller, réalise pour la première fois depuis le début de la guerre des tranchées, une authentique percée en prenant les Alliés totalement au dépourvu. Face aux avancées des Alliés, il suggère l'empereur Guillaume II, le 29 septembre 1918 à Spa, de demander sans délai l'armistice au Président Wilson et d'engager une réforme constitutionnelle. Après la nomination de Maximilien de Bade au début d’octobre 1918, l'influence de Erich Ludendorff s'efface presque instantanément de la politique allemande. Les différends qui opposent ces deux hommes sont tranchés en faveur du nouveau chancelier.

Adjoint du chef d'état-major de la IIe Armée 1914-1916
Général en chef des Armées 1916-1918

Felix Graf von Bothmer

Général - General

Felix von Bothmer, né le 10 décembre 1852 à Munich en Allemagne et mort le 18 mars 1937 à Munich en Allemagne, est le fils d'un militaire de carrière faisant partie de la noblesse allemande. En 1871, il rejoint l'armée bavaroise. Il passe les quarante années suivantes au service au ministère bavarois de la guerre ou à l'état-major général de l'armée royale de Bavière. Il atteint le grade de général d'infanterie en 1910. Le 30 novembre 1914, il est nommé commandant de la VIe division de réserve bavaroise. Le 22 mars 1915, il est nommé à la tête du corps Bothmer durant la bataille des Carpates. Il remporte la bataille de Zwinin et participe à la grande avance austro-allemande après la percée lors de l'offensive de Gorlice-Tarnów en mai 1915. Le 08 juillet 1915, il succède à Alexander von Linsingen comme chef de l'armée du Sud en Volhynie. Ses unités se battent durant l'offensive Broussilov de juin 1916. En juillet 1917, sur le champ de bataille de Boutchatch, il reçoit des mains de l'empereur Guillaume II la croix Pour le Mérite. Le 04 février 1918, il est nommé commandant de la XIXe armée en Lorraine. Il y reste jusqu'au 08 novembre 1918, alors que le front allemand s'écroule. Il se retire du service actif en novembre 1918. Son dernier emploi dans l'armée est celui de conseiller pour le ministère bavarois pour les affaires militaires, de novembre à décembre 1918.

Commandant de la VIe Division de la Réserve bavaroise 1914
Commandant corps Bothmer 1915
Commandant Armée du Sud 1915-1918
Commandant XIXe armée en Lorraine 1918











Otto von Below

Général - General

Otto Ernst Vinzent Leo von Below, né le 18 janvier 1857 à Dantzig en Pologne et mort le 15 mars 1944 à Besenhausen en Allemagne, est issu de la vieille famille noble des von Below. Il fait partie du corps des cadets et intègre le 80e régiment de fusiliers « von Gersdorff (Kurhessisches) ». De 1884 à 1887, il suit des cours à l'académie militaire de Prusse, il est nommé en 1889 à l'état-major général. En avril 1905, il obtient le grade de colonel et commande le XIXe régiment « von Courbiére. En mars 1909, il est major-général de la XXXXIIIe brigade d'infanterie de la XXIIe division de Cassel. En avril 1912, il est promu lieutenant général et prend le commandement de la IIe division d'infanterie. Au déclenchement de la guerre, il prend le commandement du Ier corps d'armée de réserve, intégré à la VIIIe armée sur le front de l'Est. En août 1914, il prend le commandement de la VIIIe armée et est promu General der Infanterie. En octobre 1916, il est nommé commandant du groupe d'armée, Heeresgruppe Below, groupe d'armées germano-bulgare composé de la XIe armée allemande et des 1re et 2e armées bulgares sur le front macédonien. Le 09 septembre 1917, il est envoyé sur le front italien et prend le commandement de la 14e armée composée de 9 divisions austro-hongroises et de 6 divisions allemandes. Il est à l'origine de la réussite de la bataille de Caporetto

Commandement du Ier corps d'armée de réserve 1914
Commandant VIIIe Armée 1914-1916
Commandant groupe d'Armées Heeresgruppe Below 1916-1917
Commandant XIVe armée 1917-1918
Commandant XVIIe Armée 1918
Commandant Ire Armée 1918

Hans von Seeckt

Général - General

Hans von Seeckt, né le 22 avril 1866 à Schleswig en Allemagne et mort le 27 décembre 1936 à Berlin en Allemagne, est le fils d'un général de l'armée allemande. Il rentre dans l'armée en 1885, à l'âge de 18 ans. En 1897, il rejoint l' état-major prussien. En 1913, il vient chef d'état-major du IIIe Corps d'armée, basé à Berlin. Au déclenchement du conflit, il est nommé lieutenant-colonel. Le IIIe Corps d'armée est intégré à la Ie Armée. Le 27 janvier 1915, il est promu colonel. En mars 1915, il est transféré sur le front de l'Est pour servir de chef d'état-major au général August von Mackensen qui commande la XIe Armée. Il y joue un rôle majeur dans la planification et l'exécution des campagnes victorieuses du général August von Mackensen. En 1917, il est envoyé dans l'Empire ottoman en tant que chef d'état-major de l'armée ottomane. Lors de l'armistice signée par l'Empire ottoman en octobre 1918, il retourne en Allemagne un mois plus tard où il est envoyé à l'est pour y organiser le retrait ordonné des troupes allemandes. Au printemps de 1919, il est envoyé pour représenter l'état-major allemand à la conférence de paix à Paris. Il essaye, sans succès, de persuader les Alliés de limiter leurs demandes de désarmement de l'Allemagne.

Chef d'État-major IIIe Corps d'armée 1913-1915
Chef d'État-major XIe Armée 1915-1917
Chef d'État-major de l'armée ottomane 1917-1918








Hans von Beseler

Général - General

Hans Hartwig von Beseler, né le 27 avril 1850 à Greifswald en Allemagne et mort le 20 décembre 1921 à Neu-Babelsberg en Allemagne, est issu d'une famille originaire du duché de Schleswig. Fils du célèbre savant Georg Beseler, il s'engage en 1868 dans l'Armée prussienne. Il prend part à la guerre franco-allemande de 1870. Il rentre ensuite à l'Académie de guerre. En 1893, il devient chef de division au Ministère de la guerre de l'Empire allemand. Le 27 janvier 1904, il prend la suite d'Alfred von Schlieffen. Il est nommé lieutenant général et commandant de la VIe division d'infanterie. En 1910, il donne sa démission pour rejoindre le parti conservateur. Il devient député pour la Prusse jusqu'en 1912. Avec le déclenchement du conflit mondial, il reprend du service et est nommé commandant du IIIe Corps de réserve, qui obtient des succès sur le front de l'ouest, notamment la prise d'Anvers en 1914. En 1916, il est nommé gouverneur général de la partie occupée de la Pologne à la suite de la proclamation d'un royaume indépendant de Pologne par l'Allemagne et l'Autriche. II remet en activité les universités polonaises de Varsovie et tente, en créant une force armée polonaise, de prouver que le but des puissances centrales est bien la création d'un État indépendant pour la Pologne. Il échoue dans sa politique de construction du Royaume de Pologne. Il s'enfuit de Pologne déguisé en travailleur le 12 novembre 1918.

Commandant du III e corps de réserve 1914-1916
Gouverneur général de Pologne 1916-1918

Hans Ritter von Hemmer

Général - General

Hans Ritter von Hemmer, né le 26 juin 1869 à Munich en Allemagne et mort le 15 décembre 1931 à Munich en Allemagne, est le fils du colonel Anton. Le 12 août 1888, il s'inscrit comme volontaire et candidat officier dans le XIe Régiment d'Infanterie de l'armée bavaroise. Le 06 mars 1890, il est promu lieutenant en second. Du 15 février 1893 au 01er juin 1896, il est employé comme adjudant du bataillon. Ensuite, il travaille durant trois ans à l'Académie de guerre. En 1900, il est membre de l'état-major général de Bavière. Le 29 octobre 1907, il prend la tête du VIIIe régiment d'Infanterie. Le 30 septembre 1910, il travaille à l'état-major de la Ve division d'infanterie. Ensuite, il est transféré au grand état-major de Berlin. Le 19 septembre 1912, il est affecté comme officier d'état major général à l'état-major général du Ier Corps d'armée. Le 30 novembre 1914, il est promu au grade de colonel. Le 06 juillet 1915, il est transféré dans l'armée du Sud et devient chef d'état-major général de l'armée du sud qui opère en Volhynie sous les ordres du général Felix von Bothmer. Le 14 décembre 1917, il est promu général. Le 04 février 1918, il est transféré sur le front de l'ouest et devient chef d'état-major général de la XIXe Armée en Lorraine. Après l'armistice, il est démobilisé et devient membre du Sénat bavarois.

Chef d'État-major Ier Corps d'armée 1914-1915
Chef d'État-major général de l'armée du sud 1915-1918
Commandant de la XIXe Armée 1918-1919




Paul Emil von Lettow-Vorbeck

Général - General

Paul Emil von Lettow-Vorbeck, né le 20 mars 1870 à Sarrelouis en Allemagne et mort le 09 mars 1964 à Hambourg en Allemagne, est issu d'une famille de la vieille noblesse poméranienne. Son père, Paul-Carl von Lettow-Vorbeck, est un général d'infanterie. Il étudie l'art militaire à l'École d'artillerie. En 1900, il est envoyé en Chine pour combattre la révolte des Boxers. Ensuite, il est affecté, de 1904 à 1908, dans le Sud-Ouest africain allemand pour ramener l'ordre dans les territoires affectés par la rébellion des Hottentots et des Héréros. De janvier 1909 à janvier 1913, il est commandant du IIe Bataillon impérial d'infanterie de marine. En 1914, il est nommé commandant des forces allemandes comprenant 200 officiers européens et quelques compagnies d'Askaris de la Deutsch-Ostafrika. Officier ouvert d'esprit et parfait gentleman, il parle couramment les langues indigènes et est hautement respecté par tous les hommes servant sous ses ordres. À la déclaration de la guerre, en août 1914, il comprend instinctivement la nécessité de prendre l'initiative avec sa petite troupe de protection. Il ignore délibérément les ordres de Berlin et du gouverneur général, Heinrich Schnee, qui négocient un pacte tacite de non-agression entre le Kenya britannique et la petite colonie allemande d'Afrique orientale. Il est convaincu que les Britanniques trahiront leur parole à la première occasion. Il anticipe ainsi un assaut amphibie des forces britanniques de l'armée des Indes qui est menée du 02 au 05 novembre 1914 contre la ville de Tanga. L'attaque menée par 8 000 Indiens tourne au désastre face aux 1 100 hommes déterminés du général von Lettow-Vorbeck. Le 18 janvier 1915, il écrase de nouveau les Britanniques, à la stupéfaction des deux camps, mais au prix de la perte de nombreux soldats expérimentés et de son commandant en second. Il sait que la lutte est inégale contre un adversaire supérieur sous tous les rapports. Malgré cela, il arrive à lever une armée de 12 000 soldats africains parfaitement entraînés et disciplinés. Ces soldats africains se taillent rapidement une réputation méritée de combattants farouches à la loyauté indéfectible envers leur général allemand. Malgré tous ses efforts, il ne peut empêcher les Britanniques d'engager des effectifs de plus en plus importants qui l’obligent finalement à quitter la colonie. Il a contre lui les Britanniques, les Sud-Africains, les Portugais et les Belges. Il est contraint de passer au Mozambique avec son armée où, grâce à sa maîtrise des dialectes locaux, il recrute de nouveaux hommes et, surtout, récupère du matériel. Il remporte une ultime victoire en Rhodésie septentrionale par la prise de l'importante ville de Kasama, le 13 novembre 1918, deux jours après l’Armistice de Rethondes en France. Quand les rumeurs d’armistice en Europe lui sont confirmées par les forces britanniques, il se rend avec panache, avec son armée toujours invaincue, à Abercorn dans le nord de la Rhodésie, le 23 novembre 1918, soit douze jours après l'armistice conclu en Europe. Après la guerre, il organise le rapatriement des soldats allemands et des prisonniers de guerre. Il veille également à s’assurer qu’un traitement équivalent est accordé à ses soldats africains. Il retourne en Allemagne en janvier 1919. Il y reçoit le grade de major-général. Il est le dernier officier à recevoir une promotion signée par l’Empereur Guillaume II en personne.

Commandant des troupes allemandes en Afrique orientale allemande 1914-1918

Richard Hentsch

Colonel - Oberst

Friedrich Heinrich Richard Hentsch, né le 18 décembre 1869 à Cologne en Allemagne et mort le 13 février 1918 à Bucarest en Roumanie, s'engage en 1888 comme cadet dans le IVe régiment d'infanterie saxon « grand-duc Frédéric II de Bade ». Après une période à la Kriegsakademie, il est affecté en 1899 au Grand État-Major à Berlin. À partir de 1912, il est nommé major et sert dans l'état-major du XIXe corps d'armée à Leipzig. Le 01er avril 1914, il retourne au Grand État-Major et est nommé lieutenant-colonel. Il sert comme chef du service des renseignements du chef d'état-major général de l'armée. Il est un des proches conseillers du général von Moltke. De juillet à septembre 1915, il est détaché auprès de l'état-major général de l'armée austro-hongroise. Le 12 septembre 1915, il est nommé Oberquartiermeister de la XIe armée, puis du groupe d'armées Mackensen et promu au grade de colonel. Le 01er mars 1917, il devient chef d'état-major de l'administration militaire chargée de l'occupation de la Roumanie. Il meurt le 13 février 1918 à Bucarest, suite à l'opération de la vésicule biliaire.

Chef du service des renseignements 1914-1915
Conseiller État-major général de l'armée austro-hongroise 1915
Quartier-maître général XIe Armée 1915-1916
Chef d'État-major de l'administration en Roumanie 1917-1918



Walter Model

Capitaine - Hauptmann

Otto Walter Model, né le 24 janvier 1891 à Genthin en Allemagne et mort par suicide le 21 avril 1945 près de Ratingen en Allemagne, est issu d'une famille non-militaire de la classe moyenne inférieure. Il est admis à l'école des cadets de Neisse en 1908 où il se révèle un élève moyen. En 1910, il devient lieutenant dans le LIIe régiment d'infanterie « von Alvensleben ». Lors du déclenchement de la Grande Guerre, il sert toujours au LIIe régiment d'infanterie intégré à la Ve division, qui sert sur le front de l'Ouest. En mai 1915, il est gravement blessé près d'Arras. Ses actions attirent l'attention du commandement qui le recommande pour un poste à l'état-major de l’armée, où il se retrouve affecté. Il revient comme officier-adjoint dans la Xe brigade d'infanterie de la Ve division puis comme commandant de compagnie dans la LIIe division d'infanterie. Il est promu capitaine en novembre 1917. En 1918, il est assigné à l'état-major de la division de réserve « Ersatz » qui participe à l'offensive du Printemps. Il termine la guerre au sein de la 36e division de réserve.

Officier-adjoint LIIe régiment d'infanterie 1914-1915
Adjoint d'État-major des Armées 1916-1917
Commandant de compagnie LIIe Division d'infanterie 1917-1918
Adjoint d'État-major Ve Division de réserve 1918







Manfred von Richthofen

Capitaine - Rittmeister/Hauptmann

Manfred Albrecht Freiherr von Richthofen, né le 2 mai 1892 à Kleinburg en Allemagne et mort le 21 avril 1918 à Vaux-sur-Somme en France, est issu d'une famille aristocratique prussienne. Il est le 2e des quatre enfants de l'officier de cavalerie Albrecht Freiherr von Richthofen. À l'âge de 11 ans, il commence une formation militaire. Après avoir achevé sa formation de cadet en 1911, il rejoint le Ier régiment de Uhlans « Empereur Alexandre III de Russie ». Au déclenchement du conflit mondial, il a 22 ans et sert comme officier de cavalerie, participant à des reconnaissances sur le front de l'Est et sur le front de l'Ouest. Avec la fixation des lignes de front dans les tranchées, les cavaliers deviennent des fantassins. Déçu de ne pas participer plus souvent à des opérations de combat, il demande sa mutation dans la Luftstreitkräfte, la nouvelle force aérienne de combat allemande. Il rejoint ainsi cette nouvelle unité à la fin de mai 1915. Le 1er octobre 1915, alors âgé de 23 ans, le lieutenant Manfred von Richthofen, se rendant par train spécial à Metz, rencontre l'as de l'époque, Oswald Boelcke, dans le wagon-restaurant. Les récits de combats aériens l'impressionnent tant qu'il décide de devenir lui aussi pilote d'avion de chasse. Formé par Oswald Boelcke, il apprend rapidement à piloter et s’entraîne à la chasse aérienne. À la mort d'Oswald Boelcke, il prend la tête de l'escadre de chasse Jagdgeschwader I, surnommée le Fliegender Zirkus ou cirque volant. Jusqu'à la fin de 1916, il pilote un Albatros D.II. Il prend très vite des petites habitudes qu'il le distingue des autres pilotes. Ainsi dès qu'il abat un avion, il se pose rapidement et saute dans une voiture pour aller voir l'appareil. Tel un chasseur, il découpe avec son couteau un morceau de l'empennage en toile, de préférence avec le numéro d'immatriculation de l'appareil, et l'envoie à sa mère qui accroche ces trophées sur les murs de sa chambre. Pour chacune de ses victoires, il commande chez l'un des meilleurs orfèvres de Berlin un petit gobelet en argent sur lequel il fait graver la date et le type de l'appareil abattu. En janvier 1917, il abandonne l'Albatros D.II pour le D.III qu'il décide de peindre en rouge vif. Il effectue le premier vol avec son nouvel appareil le 23 janvier 1917. Avec cette couleur vive, en volant seul et à basse altitude, il compte attirer l'attention des avions de chasses ennemis pendant que le reste de l'escadrille restera caché dans la couverture nuageuse, avant de fondre sur l'ennemi qui aura accroché l'avion paraissant solitaire. Sa décision de peindre son avion en rouge vif est tout sauf idiot. À la fin du mois de janvier, il compte déjà 16 succès. Il reçoit la médaille de l'ordre Pour le Mérite, la plus haute distinction dans l'armée allemande à l'époque. Au printemps 1917, le général en chef Erich Ludendorff lui accorde une permission pour qu'il écrive son autobiographie qui servira d'ouvrage de propagande destiné à en faire un héros populaire présenté comme le « chevalier du ciel ». En avril 1917, il revient et abat 20 avions britanniques, portant le total de ses victoires à 52 appareils ennemis. À la fin du mois de juin 1917, il change d'avion pour piloter un Albatros D.V. Le 06 juillet 1917, il est sévèrement touché à la tête. Cette blessure lui laisse des séquelles, son comportement change et il souffre de nausées et de maux de tête. Ce n'est qu'en octobre 1917, après sa période de convalescence, qu'il change d'appareil pour passer sur le triplan qui le fait entrer dans la légende, le Fokker Dr.I. C'est à ce moment qu'il gagne son surnom de « Baron rouge ». Les dirigeants allemands craignent que sa mort, en quelque sorte inévitable s'il continue à piloter, ne produise un effet néfaste sur le moral des troupes et de la population allemande. Malgré les pressions, il refuse de se retirer du front alors que d'autres tombent sur le champ de bataille. Le 21 avril 1918, une nouvelle bataille aérienne a lieu entre la Jagdgeschwader I et les Sopwith Camel de l'escadrille 209 de la Royal Air Force. La bataille qui fait rage dans le ciel déportent les avions de chasse au-dessus des lignes alliées. Le triplan du capitaine Manfred von Richthofen, le Sopwith du lieutenant canadien Wilfrid May et le Sopwith du capitaine canadien Arthur Roy Brown se retrouvent alors à très basse altitude juste à l'ouest de la zone morte entre les deux fronts. Manfred von Richthofen cesse alors sa poursuite, mais il semble qu'il ait alors mal évalué sa position exacte, car quand il fait demi-tour pour revenir vers la zone allemande, il survole l'une des portions les mieux défendues de la Somme. Une série de tirs de carabines et de mitrailleuses de batteries antiaériennes criblent son avion qui se pose intact dans un champ. Il succombe à ses blessures quelques secondes plus tard, non sans avoir soupiré « Kaputt » en désignant son avion. Les circonstances exactes de sa mort restent un mystère. Avec sa disparition, le commandement de l'escadre de chasse Jagdgeschwader I est donné à Wilhelm Reinhard jusqu'en juillet 1918. À partir de juillet 1918, Hermann Göring reprend le commandement et poursuit le culte de Richthofen commencé dès son vivant. Il reste dans les mémoires comme l'as des as allemand aux 52 victoires confirmées.

Commandant Jagdgeschwader I 1917-1918

Hermann Göring

Capitaine - Hauptmann

Hermann Wilhelm Göring, né le 12 janvier 1893 à Rosenheim et mort par suicide le 15 octobre 1946 à Nuremberg lors de son procès, est le fils de Heinrich Göring, un père qu'il ne connaît pas beaucoup et qui se marie à plusieurs reprises. Pour l'accouchement de Hermann, son épouse rentre en Allemagne alors que Heinrich Göring reste travailler en Haïti. Après l'accouchement, elle retourne ensuite rejoindre son époux et laisse son fils durant trois ans à la garde d'une amie. La scolarité de Hermann débute mal. Il ne supporte pas la discipline et se montre paresseux. Un changement d'école, de Fürth à Ansbach, ne résout pas le problème. Sur la suggestion de son parrain, il est envoyé en 1908 à l'École des cadets de Karlsruhe. Cette affectation provoque une transformation radicale chez Hermann qui se plie à la discipline militaire et sort de l'école avec d'excellentes notes. Il accède ensuite sans difficulté à l'académie militaire de Gross-Lichterfelde, près de Berlin, où sont formés les futurs officiers de l'armée impériale. En mars 1911, il en sort avec le grade de sous-lieutenant. En janvier 1914, il est affecté au XIIe régiment d'infanterie de Bade « Prinz Wilhelm » à Mulhouse. Au déclenchement de la guerre et conformément aux plans établis par l'état-major de Moltke, son unité fait retraite à l'est du Rhin. Il est toutefois chargé de plusieurs missions de reconnaissance au-delà du Rhin. Il en profite pour en découdre avec des unités françaises, ce qui lui vaut la croix de fer de deuxième classe. À l'automne 1914, son unité est envoyée dans les Vosges. Lorsque le front se fige, celle-ci prend position dans le secteur de Baccarat. L'humidité et le froid qui règnent dans les tranchées ont un effet désastreux sur lui. Ainsi, il est victime de crise de rhumatisme qui affecte les articulations de ses membres inférieurs. Il doit être évacué à l'hôpital de Metz. C'est là qu'il croise le chemin de Bruno Loerzer qui lui suggère de rejoindre l'arme aérienne, en lui expliquant que cela lui permettra de s'extraire de la boue des tranchées. Convaincu, il fait sa demande de transfert pour l'aviation. Fin 1914, il est affecté à la base aérienne de Stenay près de Verdun en tant qu'observateur aérien. Au prix de manoeuvres audacieuses, le tandem Göring-Loerzer rapporte d'excellentes prises de vue de la zone de Verdun. Les deux hommes sont régulièrement appelés à l'état-major pour commenter les clichés qu'ils rapportent. Le 25 mars 1915, après une mission particulièrement réussie, le Kronprinz en personne leur décerne la croix de fer de première classe. Rapidement, il en vaut plus et demande son affection à la chasse aérienne. Ainsi le 30 juin 1915, il est affecté à l'école d'aviation de Fribourg afin de devenir pilote de chasse. En octobre 1915, il revient et est envoyé à la Ve Jagdstaffel. Il remporte sa première victoire le 16 novembre 1915 en abattant un Farman au-dessus de Tahure. Il est ensuite pris en chasse et blessé lors d'un combat aérien le 31 mars 1916 avec le pilote français André du Bois de Gennes de l'escadrille Spa 57. Il passe les quatre mois suivants dans différents hôpitaux militaires et en convalescence. Au printemps 1917, il rejoint le front et la XXVIe Jagdstaffel commandée par Bruno Loerzer. Lorsque l'escadrille est transférée sur le front des Flandres, il se voit confier le commandement de la XXVIIe Jagdstaffel qui opère dans le même secteur. Durant la période de son commandement, il fait preuve d'un comportement chevaleresque, s'abstenant notamment d'achever ses adversaires lorsque ces derniers sont à court de munitions. Il accumule ainsi les victoires en combat aérien et, le 02 juin 1918, l'empereur Guillaume II lui décerne à Berlin la médaille Pour le Mérite. Le 08 juillet 1918, suite au décès du capitaine Reinhard, il prend le commandement de la Jagdgeschwader I, dont il est le dernier chef. Pendant toute la durée de la guerre, Göring aura enregistré vingt-deux victoires confirmées. Le 11 novembre 1918, il reçoit l'ordre d'acheminer les avions de son escadrille de l’aérodrome de Tellancourt à Strasbourg afin de les livrer aux forces françaises, conformément aux dispositions de l'armistice. Cependant, avec l'assentiment de ses principaux pilotes, il désobéit et ramène les avions à Darmstadt, en Allemagne. Le jour de la démobilisation officielle de l'escadrille, il s'en prend aux socialistes allemands qui exercent le pouvoir en Allemagne. Lors d'un discours, il dit : « Ceux qui sont à blâmer, ce sont ceux qui ont excité le peuple, qui ont poignardé notre glorieuse armée dans le dos, sans autre but que de parvenir au pouvoir et de s'engraisser aux dépens du peuple. Je demande à tous de nourrir une haine, une haine profonde et durable, pour ces porcs qui ont outragé le peuple allemand et nos traditions. Le jour viendra où nous les chasserons d'Allemagne. Préparez-vous pour ce jour ; travaillez pour ce jour. »

Commandement XXVIIe Jagdstaffel 1917
Commandant Jagdgeschwader I 1918







Wilhelm Reinhard

Capitaine - Hauptmann

Wilhelm Reinhard, né le 12 mars 1891 à Düsseldorf et mort le 03 juillet 1918 à Adlershof, est entré au service militaire en 1909 en tant qu'élève-officier affecté au XIVe régiment d'artillerie à pied bavarois. Il est grièvement blessé à la jambe en novembre 1914. Inapte pour le service dans les tranchées, il est transféré pour suivre une formation de pilote. En juin 1915, il est affecté au et est à nouveau grièvement blessé. En févrie 1916, il reprend du service au sein de la FeldFlieger Abteilung (A) 205 et est nommé Oberleutnant. Au début 1917, il retourne sur le front occidental pour suivre une formation de pilote de chasse. Le 24 juin 1917, il est muté au Jagdstaffel XI et remporte sa première victoire sur l'as britannique Geoffrey Hornblower Cock. Il est de nouveau blessé le 04 septembre 1917, après avoir remporté huit victoires aériennes. Il revient encore une fois en service le 26 novembre 1917 et le commandement de la Jagdstaffel VI. Le 23 mars 1918, il a été promu Hauptmann. Suite au décès du baron rouge, il prend le commandement de la Jagdgeschwader I. Le 12 juin 1918, il totalise 20 victoires aériennes. Le 18 juin 1918, il quitte son unité pour se rendre à Berlin pour assister aux essais de nouveaux avions de combat. Il insiste pour effectuer un vol d'essai sur le tout nouveau Dornier-Zeppelin DI. Lors de son vol, l'aile supérieure se brise et rend l'avion incontrolable. Il se tue sur le coup suite au crash de son avion.

Commandement Jagdstaffel VI 1917-1918
Commandant Jagdgeschwader I 1918

Lothar von Richthofen

Lieutenant - leutnant

Lothar Siegfried von Richthofen, né le 27 septembre 1894 à Breslau et mort le 04 juin 1922 à Hambourg, est le troisième des quatre enfants de l'officier de cavalerie Albrecht Freiherr von Richthofen. Lorsque la guerre éclate, il est à l'école de guerre de Dantzig. Il entre dans le conflit au sein de son régiment, le IVe régiment de dragons « von Bredow ». En 1915, sur proposition de son frère, il est muté dans l'armée de l'air. En mars 1917, après avoir passé quelque temps dans une escadrille de bombardement, il entre dans l'escadrille de chasse Jasta XI sous le commandement de son frère aîné. Jusqu'à la fin de la guerre, il obtient 40 victoires aériennes, et passe pour l'un des pilotes de chasse les plus efficaces de la Grande Guerre , plus efficace encore que son célèbre frère, au regard du nombre de victoires par mission. Entre 1917 et 1918, il prend temporairement le commandement de la Jasta XI (01/05/17-13/05/17, 25/09/17-19/01/18, 16/02/18-13/03/18, 19/07/18-26/07/18).

Commandement Jagdstaffel XI 1917











Walther von Seydlitz-Kurzbach

Lieutenant - Oberleutnant

Walther von Seydlitz-Kurzbach, né le 22 août 1888 à Hambourg et mort le 28 avril 1976 à Brême, est issu de la famille des seigneurs et barons de Seydlitz. De nombreux membres de sa famille ont servi dans l'armée prussienne. Diplômé du lycée en 1908, il rejoint le IIe régiment d'artillerie de campagne prussienne occidentale de l'armée prussienne à Dantzig en tant que porte-drapeau junior. Diplômé de l'école de guerre, il devient lieutenant en 1910. Lors du conflit mondial, il prend par aux combats en 1916 et en 1917 sur la Somme. En 1918, il est transféré sur le front est. En 1915, il est promu premier lieutenant.

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Karl Almenröder

Lieutenant - leutnant

Karl Almenröder, né le 03 mai 1896 à Solingen et mort le 27 juin 1917 à Zillebeke, étudie la médecine avant la Grande Guerre. Après avoir servi dans un régiment d'artillerie de campagne, il est transféré, en même temps que son frère, dans l'armée de l'air en 1916. Sous le commandement de Manfred von Richthofen, il vole la célèbre escadrille Jasta XI. Il est tué lors d'un combat aérien le 27 juin 1917, au-dessus de Zillebeke alors qu'il est devenu le commandant de l'escadrille. C'est un as de l'aviation allemande avec 30 victoires confirmées. Il prend temporairement le commandement de la Jasta XI du 13 mai 1917 au 15 juin 1917 et du 26 juin 1917 au 27 juin 1917.

Commandement Jagdstaffel XI 1917


Adolf Hitler

Caporal - Korporal

Adolf Hitler, né le 20 avril 1889 à Braunau am Inn en Autriche-Hongrie et mort par suicide le 30 avril 1945 à Berlin, est un enfant qui aime le grand air et jouer aux cow-boys et aux Indiens comme de nombreux enfants de son âge. À l'âge de 11 ans, son père l'inscrit à la Realschule de Linz. Ses résultats scolaires s'effondrent. Le conflit entre lui et son père devient inévitable1. En effet, le père veut que son fils devienne fonctionnaire comme lui, alors que le jeune garçon souhaite devenir artiste-peintre. Le 03 janvier 1903, son père décède. C'est un véritable tournant dans la vie du jeune Hitler. Il quitte l'école de Linz pour l'établissement de Steyr. Ses résultats scolaires ne s'améliorent pas pour autant et il arrête l'école en pleine année scolaire. Il tente des études de musique mais abandonne rapidement. À l'automne 1907, il passe l'examen d'entrée de l'Académie des beaux-arts de Vienne. Il est refusé car son travail est jugé insuffisant. En octobre 1908, il essaie de passer l'examen pour renter à l'École des beaux-arts mais il n'est pas autorisé à passer l'épreuve parce qu'il ne travaille pas assez. En 1909, il omet de se présenter pour effectuer son service militaire. Après avoir touché le fond au cours de l'hiver 1909, il vit toujours en 1912 de ses peintures vendues dans la rue. Au printemps 1913, il rêve d'aller étudier à l'Académie de Munich. Il pense qu'en gagnant l'Allemagne, il sera tranquille avec la désertion pour son service militaire en Autriche. Arrivé à Munich, il se déclare apatride. En janvier 1914, il reçoit l'ordre de se rendre au consulat d'Autriche dans les plus brefs délais pour rendre compte de sa désertion. Il explique qu'il se serait présenté à l'hôtel de ville de Vienne où il s'est fait enregistrer, mais que la convocation ne serait jamais arrivée. Le consul croit en sa bonne foi et le 05 février 1914, il est définitivement ajourné devant la commission militaire de Salzbourg. En réalité, il a fui l'Autriche en refusant de porter les armes pour les Habsbourg. Comme à Vienne, il vit de ses peintures. Le 02 août 1914, au lendemain de la déclaration de guerre de l'Allemagne, des milliers de Munichois se pressent sur l'Odeonsplatz pour applaudir le roi de Bavière. Il fait partie de cette foule joyeuse de partir en guerre. D'après son livret militaire, il se serait présenté le 05 août 1914 au bureau de recrutement. Il est incorporé le 16 août 1914 comme volontaire dans le Ier bataillon du IIe régiment d'infanterie de l'armée bavaroise. Le bataillon part pour le front le 08 octobre 1914. Il connaît son baptême du feu le 28 octobre 1914 près d'Ypres. Le 01er novembre 1914, son bataillon est décimé. Sur 3 600 hommes, 611 seulement restent opérationnels. Le 03 novembre 1914, il est nommé gefreiter, c'est-à-dire soldat de première classe. Le 09 novembre 1914, il est affecté comme estafette et va chercher les ordres des officiers pour les transmettre aux bataillons. En période de calme relatif, il sillonne la campagne des environs de Fournes pour peindre des aquarelles. Le 07 octobre 1916, un obus explose dans l'abri des estafettes. Il est blessé à la cuisse gauche et est soigné à l'hôpital de Beelitz près de Berlin. Après sa convalescence, il demande à rejoindre son régiment. Le 07 mars 1917, il arrive à Vimy. Le 13 octobre 1918, à proximité d'Ypres, il est gravement gazé. Ayant perdu la vue temporairement, il est envoyé à l'hôpital de Pasewalk en Poméranie. C'est un nouveau tournant dans sa vie car incapable de lire les journaux, c'est par un pasteur venu l'annoncer aux convalescents qu'il apprend le 10 novembre 1918 la nouvelle de l'instauration d'une république en Allemagne. Il est anéanti par cette annonce et redevient complètement aveugle alors qu'il est sur le chemin de la guérison.

Estafette IIe Régiment d'Infanterie bavarois 1914-1918