La Grande Guerre

Armée de terre - Armée de mer

Albert Ier

Commandant en chef de l'Armée

Albert, principe de Belgique et héritier de la couronne belge, né le 08 avril 1875 à Bruxelles en Belgique et mort le 17 février 1934 dans un accident d'escalade à Marche-les-Dames en Belgique, devient le 3e roi de Belgique le 23 décembre 1909, suite au décès de son oncle Léopold II. En 1913, alors que la tension internationale monte en Europe, le roi des Belges se rend au mois d'avril en France et au mois de novembre en Allemagne afin de rappeler à ses voisins la neutralité de la Belgique. Il les prévient également qu'en cas de violation du territoire belge, le pays se défendrait. En août 1913, il impose l'autonomie du haut commandement de l'armée et, en novembre, le service militaire obligatoire. Le 31 juillet 1914, il réclame et obtient devant le Conseil des ministres la mobilisation générale immédiate de l'Armée. Conformément au plan Schlieffen, le 04 août 1914 à 08h00, les Allemands envahissent la Belgique en violant ainsi sa neutralité. Le même jour, le roi Albert Ier prend le commandement de son armée. L'armée belge résiste à l'attaque allemande, notamment lors de combats menés par les troupes de campagne devant les forts de Liège. L'armée belge retient ainsi 150 000 soldats ennemis, privant de la sorte le haut commandement allemand de troupes pour mener pleinement son offensive contre la France. Pendant toute la durée de la guerre, le roi refuse de suivre le gouvernement belge, qui s'est réfugié en France à Sainte-Adresse, dans la banlieue du Havre. Il établit son quartier-général à La Panne, où la reine le rejoint. Il visite fréquemment le front. En tant que commandant en chef de l'armée, il estime pouvoir la diriger sous sa seule responsabilité. Charles de Broqueville n'est pas du même avis et juge qu'en tant que ministre de la Guerre, il est responsable devant le pays des actes posés par le roi. Cette différence d'interprétation engendre de fréquentes dissensions entre le chef du cabinet et l'état-major, voire le roi lui-même. Durant tout le conflit, le roi défend un statut particulier pour la Belgique vis-à-vis des Alliés. Selon lui, le royaume de Belgique n'est pas un Allié en tant que tel, mais un État neutre secouru par ses garants à la suite de l'agression allemande. Cependant, la Belgique se doit d'être fidèle aux alliés britannique et français, qui lui portent secours. Ainsi dès 1914, le roi décide d'envoyer des troupes du Congo belge pour appuyer les Français en lutte contre les Allemands au Togo. Afin d'éviter de le sacrifice inutile de ses soldats, jusqu'en 1918, il refuse de rejoindre le commandement unique interallié et de participer aux offensives meurtrières de la Somme, de Verdun et de Passchendaele. Ce n'est qu'au mois de septembre 1918, convaincu de la victoire finale des Alliés, qu'il accepte, sur l'avis de son conseiller constitutionnel et diplomatique Pierre Orts, le commandement unique interallié. Il donne donc l'ordre d'engager l'Armée belge contre l'armée allemande dans les Flandres.

Roi 1909-1934
Commandant en chef de l'armée 1914-1918

Harry Jungbluth

Lieutenant-Général d'Artillerie

Harry Jungbluth, né le 27 avril 1847 à Mons en Belgique et mort le 27 mars 1930 à Bruxelles en Belgique, est un protestant allemand de part son père. En 1865, il dirige l'École militaire de Bruxelles. En 1868, il obtient la nationalité belge. En 1875, il est nommé officier d'ordonnance de l'état-major de l'armée belge. En 1891, il devient le mentor du prince Albert, le futur roi des Belges. Il s'ensuit une très longue amitié entre les deux hommes. En 1909, le prince Albert, devenu le roi Albert Ier, nomme Harry Jungbluth au poste de chef d'état-major de l'Armée. Il occupe ce poste de 1910 à 1912, date à laquelle il démissionne sous la pression du gouvernement belge. Le roi le désigne alors immédiatement au poste de Chef de la maison militaire du roi. Il occupe ce poste jusqu'à sa mort le 27 mars 1930.

Chef d'État-major de l'Armée 1910-1912
Chef de la maison militaire du roi 1912-1930

Albert du Roy de Blicquy

Lieutenant-Général de Cavalerie

Albert du Roy de Blicquy, né le 15 septembre 1869 à Bruxelles en Belgique et mort le 09 septembre 1940 à Bruxelles en Belgique, est un militaire belge qui devient aide de camp du conte de Flandre entre 1898 et 1900. En 1914, il est nommé officier d'ordonnance du roi. Dès lors, il le suit et le conseille durant toute la guerre.

Adjudant-Général Suppléant du Roi 1914-1918
Aide de Camp Honoraire du Roi 1917-1934

Antonin de Selliers de Moranville

Lieutenant-Général

Antonin de Selliers de Moranville, né le 12 janvier 1852 à Saint-Josse en Belgique et mort le 17 avril 1945 à Ixelles en Belgique, est un militaire belge. Le 25 mai 1914. il est nommé chef d'état-major de l'armée belge1, qu'il commande au moment de l'invasion de la Belgique en août 1914 par les armées allemandes.

Chef d'État-Major général 1914
Inspecteur général de l'armée 1914-1919





Louis Rucquoy

Lieutenant-Général

Louis Rucquoy, né le 03 novembre 1861 à Frasnes-lez-Buissenal en Belgique et mort en 1937 à Braine-l'Alleud en Belgique, est un militaire belge qui commence sa carrière par une intégration au 7e régiment de ligne en 1877. En juillet 1878, il devient sergent. Après avoir été instructeur à l'école des enfants de troupes, il est nommé sous-lieutenant en octobre 1881 et est affecté au 1er régiment de chasseurs à pied. Il fait l'école de guerre de 1890 à 1893. En sa sortie, il est envoyé au 4e régiment de lanciers En 1894, il est transféré au bureau des opérations du ministère de la guerre. En mars 1913, il est affecté avec le grade de lieutenant-colonel au 3e régiment de chasseurs à pied dont il prend le commandement en juin 1914. Il est blessé par balles à 2 reprises en octobre 1914. Le 11 juin 1915, il est nommé général-major et reçoit le commandement de la 5e division d'armée. Le 30 mars 1916, il est promu lieutenant-général. Le 06 janvier 1917, il prend la succession de Félix Wielemans comme chef d'état-major général de l'Armée belge. II occupe ce poste jusqu'au 10 avril 1918, date à laquelle il reprend le commandement de la 5e division d'armée qui part comme armée d'occupation belge en Rhénanie jusqu'au 04 octobre 1919.

Commandant 3e régiment de chasseurs à pied 1914-1915
Commandant 5e Division d'armée 1915-1917
Chef d'État-major général 1917-1918
Commandant 5e Division d'armée 1918-1919

Félix Wielemans

Lieutenant-Général

Félix Wielemans, né le 10 janvier 1863 à Gand en Belgique et mort le 05 janvier 1917 à Houtem en Belgique, est un militaire belge qui sert comme chef du cabinet militaire du ministre de la Guerre Charles de Broqueville avant le début du conflit. Il devient chef de l'État-major de l'Armée belge en 1914, succédant au Lieutenant-Général Antonin de Selliers de Moranville. En tant que chef de l'État-major, il représente la Belgique au conseil de guerre allié en décembre 1915 et à la conférence de Paris en mars 1916. Il occupe ce poste jusqu'à sa mort qui survient soudainement le 05 janvier 1917, suite à une pneumonie contractée dans les tranchées.

Chef d'État-Major général 1914-1917














Cyriaque Gillain

Lieutenant-Général

Cyriaque Gillain, né le 11 août 1857 à Biesme-la-Colonoise en Belgique et mort le 17 août 1931 à Uccle en Belgique, est un militaire belge qui entame sa carrière en s'engageant comme volontaire à l'âge de 18 ans auprès du 4e régiment d'artillerie. En 1878, il entre à l'école militaire d'où il sort deux ans plus tard avec le grade de sous-lieutenant d'artillerie. En 1883, il est transféré à sa demande à la cavalerie. Admis à l'École de guerre en 1886, il en sort en 1888 avec le brevet d'état-major et le grade de lieutenant. La même année, il part au Congo et prend part à toutes les grandes opérations contre les esclavagistes. Il rentre en Belgique en 1896 et devient aide de camp des généraux Mallet et Mersch. Il est promu major en 1906, puis lieutenant-colonel en 1909. En 1913, il est promu colonel et prend le commandement du 4e lanciers. Lors du déclenchement du conflit, il prend le commandement de la 1re brigade de cavalerie. Il devient général-major le 12 janvier 1915. Le 06 janvier 1917, il est promu lieutenant-général et prend la tête de la 5e division d'armée. Il occupe ce poste jusqu'au 11 avril 1918, date à laquelle il devient chef-d'état major général de l'armée belge. Il demande à être démis de son commandement en février 1920 pour raison de santé.

Commandant 4e Lanciers 1913-1914
Commandant 1re Brigade de cavalerie 1914-1917
Commandant 5e Division d'armée 1917-1918
Chef d'État-major général 1918-1920

Baix

Lieutenant-Général

À venir

Commandant 1re Division d'armée 1914-1915
























Louis Bernheim

Lieutenant-Général

Louis Bernheim, né le 01 septembre 1861 à Saint-Josse en Belgique et mort le 13 février 1931 à Paris en France, est un militaire qui est déjà sous-lieutenant dans le Régiment des grenadiers à l'âge de 19 ans. Il est ensuite affecté à l'École royale militaire de Bruxelles. En 1904, il est promu major du 6e de ligne. Lors du déclenchement du conflit, il est promu colonel et prend le commandement du 4e régiment d'infanterie. Il devient, par la suite, général et prend le commandement de la 3e brigade. Durant cette année, il s'illustre particulièrement lors de la bataille de la Marne, du siège d'Anvers et lors de la bataille d'Ypres. Lors d'une tournée d'inspection des tranchées, il est grièvement blessé au dos par un shrapnel. Après seulement deux mois de convalescence, il remonte au front. En 1916, il devient lieutenant-général. Le 10 décembre 1917, il passe en revue les troupes au côté du Roi Albert Ier et du Maréchal Pétain à Houthem, grand quartier général des forces armées belges. Francophone, il est pris à partie par les nationalistes flamands. En 1918, il commande la zone nord du front tenu par les troupes belges. À l'issue du conflit, il devient inspecteur général de l'infanterie. Il prendra sa retraite en 1923. Il sera l'un des rares officiers belges de la Grande Guerre à recevoir des funérailles nationales.

Commandant 1re Division d'armée 1915-1919
Commandant 4e Régiment d'infanterie 1914
Commandant 1re Brigade de cavalerie 1914-1917
Commandant 5e Division d'armée 1917-1918
Chef d'État-major général 1918-1920

Émile Dossin

Lieutenant-Général

Émile Dossin, né le 18 juillet 1854 à Liège en Belgique et mort le 18 janvier 1936 à Ixelles en Belgique, est un militaire belge qui devient Directeur-général du Cabinet du Ministre de la guerre en 1912. En 1913, il commande la 18e Brigade Mixte. En 1914, il prend le commandement de la 2e Division d'Armée. Il s'illustre particulièrement lors de la retraite d'Anvers et lors de la bataille de Saint-Georges. De 1915 à 1919, il est l'Envoyé militaire du Gouvernement belge au Havre Sainte-Adresse.

Directeur-général du Cabinet du Ministre de la guerre 1912
Commandant 18e Brigade Mixte 1913
Commandant 2e Division d'Armée 1914-1915
Envoyé militaire au Havre Saint-Adresse 1915-1919

Honoré Drubbel

Lieutenant-Général

Honoré Drubbel, né le 02 décembre 1855 à Oostakker en Belgique et mort le 15 novembre 1924. Son investissement durant le conflit mondial lui vaut plusieurs décorations dont la Distinguished Service Medal décernée par les États-Unis d'Amérique.

Commandant de la 7e Brigade mixte 1913-1915
Commandant 2e Division d'Armée 1915-1919



Gérard Leman

Lieutenant-Général

Gérard Leman, né le 08 janvier 1851 à Liège en Belgique et mort le 17 octobre 1921 à Liège en Belgique, est un militaire belge qui entre comme élève à l'École militaire en 1867 et en sort premier de promotion en 1872 avec un grade de lieutenant du génie. Durant la guerre franco-prussienne de 1870, il sert dans un corps d'observation belge. En 1882, il devient membre du corps enseignant de l'École royale militaire puis en prend le commandement le 26 décembre 1905. Il exerce une influence considérable sur la matière militaire enseignée et pousse notamment les mathématiques. Nommé lieutenant général le 26 juin 1912, il devient, en janvier 1914, le commandant de la position fortifiée de Liège et de la 3e division d'armée. Déterminé à ralentir autant que possible une éventuelle attaque allemande, il mobilise plus de 18 000 hommes pour renforcer les fortifications de Liège. Le 05 août 1914, les troupes allemandes commandées par le général Otto von Emmich sont devant Liège. Le général allemand lance un ultimatum au Général Leman qui refuse de se rendre. La bataille de Liège commence ainsi dans la nuit au 05 au 06 août 1914. Les troupes allemandes sont repoussées jusqu'à l'arrivée de l'artillerie lourde qui oblige les défenseurs à se rendre le 15 août 1914. Le général Leman est capturé, inconscient, fortement commotionné et blessé dans les ruines du fort de Loncin après un bombardement intensif qui aura duré 24 heures avant d'atteindre son arsenal. En signe de respect, les Allemandes l'autorise à conserver son épée durant sa captivité. Le général Leman insiste pour que, sur le rapport de sa capture, soit mentionné le fait qu'il ne se soit pas rendu mais ait été capturé inconscient. Son état de santé devenant préoccupant, il est libéré sans conditions le 19 décembre 1917. Après une convalescence en Suisse où son diabète est stabilisé, il rejoint le gouvernement belge exilé en France, près du Havre où une réception solennelle est organisée en son honneur le 21 juillet 1918. En novembre 1918, il est accueilli en héros dans sa ville natale et s'y installe pour rédiger son Rapport au Roi sur la défense de Liège en août 1914. Le roi Albert Ier le maintient dans ses fonctions sans limite d'âge et lui donne ses lettres de noblesse de comte le 15 novembre 1919. Il meurt le 17 octobre 1920 des suites d'une pneumonie.

Commandant 3e Division d'Armée 1914

Victor Bertrand

Lieutenant-Général

Victor Bertrand, né le 21 août 1857 à Liège en Belgique et mort en 1931 à Spa en Belgique, est le premier officier belge a affronté les troupes allemandes lors de la bataille de Rabosée, du 05 au 06 août 1914. À cette époque, il commande la 3e division d'armée, poste qu'il occupe du 24 août 1914 au 05 janvier 1915. Sa bravoure, son sens de la décision, son engagement dans la défense de sa cité natale sont salués par tous. Par sa résistance et celle de ses forts, Liège est parvenue à retarder l’avancée allemande.

Commandant 3e Division d'Armée 1914-1915

Joseph Jacquet

Lieutenant-Général

Joseph Jacquet est né le 21 mars 1857 à Tienen en Belgique et mort le 21 janvier 1917 à Pau en France. Il commande la 3e division d'armée du 05 janvier 1915 au 21 janvier 1917.

Commandant 3e Division d'Armée 1915-1917


















Jacques de Dixmude

Lieutenant-Général

Jacques de Dixmude, né le 24 février 1858 à Stavelot en Belgique et mort le 24 novembre 1928 à Ixelles en Belgique, est un militaire qui sort de l'école militaire en 1878 avec le grade de sous-lieutenant. Envoyé au Congo par la Société antiesclavagiste belge en 1891, Il y fait quatre séjours successifs. Après ses expéditions en Afrique, il devient commandant le 30 septembre 1908, puis lieutenant-colonel le 26 juin 1913 et ensuite colonel le 31 juillet 1914. Au déclenchement de la guerre, il prend le commandement du 12e Régiment de ligne avec lequel il stoppe l'armée allemande devant Dixmude, d'où son nom qui deviendra Jacques de Dixmude lorsqu'il sera anobli par le roi Albert Ire. Le 30 avril 1915, il est promu général-major. Le 30 mars 1916, il devient lieutenant-général et prend le commandement de la 3e Division qui, sous ses ordres, sera plus que jamais la fameuse « Division de Fer », célèbre depuis les affrontements d'août 1914 à Liège. Le 28 septembre 1918 le général Jacques prend le commandement du groupement central d’attaque.

Commandant 12e Régiment de ligne 1914-1916
Commandant 3e Division d'Armée 1917-1918
Commandant du groupement central d’attaque 1918

Augustin Michel du Faing d'Aigremont

Lieutenant-Général

Augustin Michel du Faing d'Aigremont, né le 14 mai 1855 à Charleroi en Belgique et mort le 15 juin 1931 à Fays-Famenne en Belgique, est le fils d'un ingénieur des mines qui fait ses études secondaires à l'Athénée de Charleroi. Il entre ensuite à l'école militaire dans les armes spéciales. En 1906, il devient Inspecteur Général de l'artillerie. En 1912, il est nommé général et reçoit en 1913 le commandement de la 4e Division d'armée cantonnée à Namur. En août 1914, il défend Namur aidé de quelques troupes françaises de la 5e armée. Il se replie ensuite avec sa division jusqu'à Dixmude. De décembre 1914 à janvier 1917, la 4e division d'armée reste à Wulpen. Il participe à l'offensive générale des alliés qui lui fait traverser l'Escaut le 08 novembre 1918 et atteindre la ville de Gand. Après la fin de la guerre, il commande les troupes belges occupant la Rhénanie. Il prend sa retraite en 1920 et se consacre alors au Musée Royal de l'Armée.

Commandant 4e Division d'Armée 1913-1920




Adolphe Ruwet

Lieutenant-Général

À venir

Commandant 5e Division d'Armée 1914

Georges Guiette

Lieutenant-Général d'infanterie

Georges Guiette est né le 10 décembre 1848 à Bruxelles en Belgique et mort le 26 décembre 1929 à Froyennes en Belgique. Il prend le commandement de la 5e division d'Armée du 05 septembre 1914 au 20 octobre 1914.

Commandant 1re Division d'Armée 1911-1914
Commandant 5e Division d'Armée 1914
Inspecteur Général de l'Infanterie 1914-1917
Commandant de la Province de Flandre Occidentale 1917-1918

Scheere

Lieutenant-Général

À venir. Il prend le commandement de la 5e division d'Armée du 20 octobre 1914 au 05 janvier 1915.

Commandant 5e Division d'Armée 1914-1915

Lechat

Lieutenant-Général

À venir. Il prend le commandement de la 5e division d'Armée du 05 janvier 1915 au 11 juin 1915.

Commandant 5e Division d'Armée 1915-1916


Albert Lantonnois van Rode

Lieutenant-Général

Albert Lantonnois van Rode, né le 18 juin 1852 à Mons en Belgique et mort le 02 avril 1934 à Ixelles en Belgique, entre à l'école militaire en avril 1870. En 1877, il est affecté au 1er régiment de Guides. Il commande le 8e régiment de Ligne de 1903 à 1905. Il prend ensuite le commandement du 1er régiment de Grenadiers entre 1905 et 1908. En novembre 1905, il est nommé vice-gouverneur général du Congo à Boma, le port principal et capitale de la colonie. En novembre 1909, il doit faire face à une crise quand les forces armées britanniques d'Ouganda font mouvement dans la région de Mfumbiro au nord du lac Kivu. Il envoie des troupes dans la région et demande la permission d'attaquer aux autorités belges qui refusent considérant qu'un arbitrage sera plus profitable. Il revient ensuite en Belgique et devient Inspecteur Général de l'infanterie de 1913 à 1914. Lors du conflit, il prend le commandement de la 6e division d'armée jusqu'au 05 janvier 1915.

Commandant 6e Division d'Armée 1914-1915

Armand de Ceuninck

Lieutenant-Général

Armand de Ceuninck, né le 27 mai 1858 à Malines en Belgique et mort le 12 avril 1935 à Ixelles en Belgique, est entré dans l'armée belge comme enfant de troupe en 1871. En 1874, il devient brigadier d'artillerie. Il entre ensuite à l'école militaire dans l'artillerie. Il est sort en 1880 comme sous-lieutenant d'artillerie. À à la déclaration de la guerre, il est colonel d’état-major et chef de section à l’état-major de l’armée. Il assume, en cette qualité, une tâche lourde et délicate, imposée par la mobilisation et la mise sur pied de guerre de l’armée belge. Le 06 septembre 1914, il est nommé général-major et prend le commandement de la 18e brigade mixte. Il s'affirme rapidement comme chef énergique et conducteur d’hommes résolu. Lors de la retraite de l'armée belge vers l'Yser, il est chargé d’assurer, avec ses troupes, une mission de couverture sur le flanc des divisions qui s’écoulent vers l’Ouest. Le 05 janvier 1915, il prend le commandement de la 6e division d’armée. Le 22 avril 1915, s’engage la deuxième bataille d'Ypres, caractérisée par la première attaque aux gaz asphyxiants. Après les sanglants combats, le président français Poincaré et le général Joffre félicitent les troupes belges et remettent au général de Ceuninck la croix de Commandeur de la Légion d’honneur. Le 20 août 1915, il est promu lieutenant-général. Le 04 août 1917, le roi Albert I er lui confie le portefeuille de la guerre. Malgré cette nouvelle fonction, il ne quitte pas le front et s’installe près de Furnes. Il voue tous ses efforts à doter l’armée de tout le matériel et l’outillage nécessaires pour qu’elle puisse combattre toujours dans les meilleures conditions et qu’au jour de l’offensive, son élan et sa puissance soient irrésistibles. Ses préoccupations vont aussi constamment au bien-être matériel et moral des officiers et des soldats avec lesquels il avait combattu pendant trois ans. Il démissionne de ses fonctions ministérielles le 22 novembre 1918.

Commandant de la 18e brigade mixte 1914-1915
Commandant 6e Division d'Armée 1915-1917
Commandant 4e Division d'Armée 1918-1920

Aloïs Biebuyck

Lieutenant-Général

Aloïs Biebuyck, né le 28 juin 1860 à Saint-Éloi en Belgique et mort le 28 janvier 1944 à Elsene en Belgique, est un officier belge qui devient major en 1906 et colonel en 1914. Lors du déclenchement de la Grande Guerre, il prend le commandement du 2e régiment de carabiniers et défend la ville de Nette. Le 22 octobre 1914, lors de la bataille de l'Yser, il mène avec ses troupes une contre-offensive durant laquelle il est atteint par 3 balles. Après 7 mois d'hospitalisation, il revient au front. Le 11 juin 1915, il est promu général de division. Le 01 août 1915, il est aide de camp du roi Albert Ier. Il est ensuite nommé lieutenant-général le 30 mars 1916. Le 08 août 1917, il prend le commandement de la 6e division d'armée lors de la 5e bataille d'Ypres. Lors de cette bataille, il mène les quatre divisions d'infanterie du groupe sud de l'armée belge à la victoire entre le 28 septembre et le 14 octobre 1918 en conquérant Passchendaele et Moorslede.

Commandant 2e régiment de carabiniers 1914
Aide de camp du roi 1915
Commandant 6e Division d'Armée 1917-1919

Léon de Witte

Lieutenant-Général

Léon de Witte, né le 12 janvier 1857 à Ixelles en Belgique et mort le 15 juillet 1933 à Anvers en Belgique, entre à l'école militaire en 1874. Il est promu sous-lieutenant en 1878. En 1880, il demande son transfert vers la cavalerie et y est nommé sous-lieutenant au 2e chasseurs à cheval. Il obtient son brevet d’état-major en 1887 et devient de 1906 à 1910, chef du corps du 1er régiment des guides. Il prend le commandement de la 2e brigade de cavalerie de 1910 à 1913. À l'entrée en guerre, il prend le commandement de la division de cavalerie nouvellement créée. Il garde ce poste jusqu'à la fin de la guerre. Le 12 août 1914, lors de la bataille de Haelen, il commande les forces belges et met en place une action combinée entre la cavalerie et l'infanterie. La victoire es totale et les casques argentés abandonnés sur le terrain par les cavaliers allemands vaincus servent de trophées aux Belges, et vaudront à cette bataille le surnom de « bataille des casques d'argent ». En 1915, il est nommé inspecteur-général de la cavalerie, poste qu'il occupe jusqu'en 1919.

Commandant 1re Division de cavalerie 1914-1915
Inspecteur Général de la Cavalerie 1915-1919

Proost

Lieutenant-Général

À venir. Il prend le commandement de la 1re division de cavalerie du 05 janvier 1915 au 31 août 1918.

Commandant 1re Division de cavalerie 1915-1918

Jules De Blauwe

Lieutenant-Général

Jules De Blauwe est né le 19 novembre 1860 à Dixmude en Belgique et mort le 17 mai 1937 à Gent en Belgique. Il prend le commandement de la 1re division de cavalerie du 31 août 1918 au 12 octobre 1918.

Commandant 2e Régiment de Lanciers 1914-1915
Commandant 4e Brigade de cavalerie 1915-1918
Commandant 3e Brigade de cavalerie 1918
Commandant 1re Division de cavalerie 1918

Lemercier

Lieutenant-Général

À venir. Il prend le commandement de la 1re division de cavalerie du 12 octobre 1918 au 26 avril 1919.

Commandant 1re Division de cavalerie 1918-1919

De Mongé

Lieutenant-Général

À venir. Il prend le commandement de la 2e division de cavalerie du 12 octobre 1914 au 15 septembre 1915.

Commandant 2e Division de cavalerie 1914-1915

Victor Buffin de Chosal

Lieutenant-Général

Victor Buffin de Chosa est né le 19 juillet 1867 à Chercq en Belgique et mort le 02 juillet 1953 à Bruxelles en Belgique. Il prend le commandement de la 1re division de cavalerie du 15 septembre 1915 au 31 janvier 1918.

Officier d'Ordonnance du Roi Albert Ier 1910-1913
Commandant 1er Régiment de Guides 1915-1916
Commandant 2e Division de cavalerie 1915-1918
Commandant de la 1re Brigade de Cavalerie 1918-1920

Victor Deguise

Lieutenant-Général

Victor Deguise, né le 22 décembre 1855 à Liège en Belgique et mort le 18 mars 1925 à Ixelles en Belgique, entre à l'armée en 1877 comme lieutenant du génie. En 1888, il est nommé comme professeur de fortifications à l'École royale militaire. Entre 1909 et 1911, il est le commandant des unités du génie à Bruxelles. Puis, entre 1911 et 1914, il devient directeur des fortifications de la Position fortifiée de Liège, sous les ordres du gouverneur de la place. Au déclenchement du conflit mondial, il occupe le poste de gouverneur militaire de la ville portuaire d'Anvers, qui est à l'époque le 3e port mondial. Après l'attaque allemande sur la Belgique le 03 août 1914, le roi Albert Ier lui donne l'ordre de tenir Anvers coûte-que-coûte. Il tient tête aux allemands jusqu'au début du mois d'octobre 1914. Durant ce siège, l'armée belge effectue pas moins de trois sorties. L'arrivée de l'artillerie de siège allemande, et notamment de la Grosse Bertha, rend la position intenable. Il est forcé de quitter la cité le 10 octobre 1914 avec le reste de son armée. Afin d'éviter la capture de son armée, il retraite aux Pays-Bas où ses soldats sont internés durant toute la durée du conflit.

Commandant de la défense de la position fortifiée d'Anvers 1914

Charles Tombeur de Tabora

Lieutenant-Général

Charles Tombeur de Tabora, né le 04 mai 1867 à Liège en Belgique et mort le 02 décembre 1947 à Bruxelles en Belgique, étudie à l'École de guerre, dépendant de l'École royale militaire de Belgique. En 1902, il s'embarque pour l'État indépendant du Congo en tant que capitaine-commandant. De retour en Belgique, il devient officier d'ordonnance du roi Albert Ier de Belgique de 1909 à 1912. Attiré par l'Afrique, il devient inspecteur d’État et administrateur de la province du Katanga entre 1912 et 1914. Du 23 février 1915 au 19 septembre 1916, il est le commandant en chef de la Force publique. C'est pendant cette période qu'il commande la campagne de 1916 en Afrique orientale allemande qui aboutit, le 19 septembre 1916, à la victoire de Tabora. C'est au lendemain de cette victoire qu'il remet le commandement au lieutenant-colonel Armand Huyghé et devient jusqu'au 22 novembre 1916 commandant en chef des troupes d'occupation du futur Ruanda-Urundi. En 1917, il est nommé vice-gouverneur du Congo belge puis reprend le poste d'administrateur général de la province du Katanga de 1918 à 1920.

Commandant de la force publique 1914-1916

Armand Christophe Huyghé

Lieutenant-Général

Armand Christophe Huyghé, né le 11 juillet 1871 à Louvain en Belgique et mort le 02 mars 1944 au camp de concentration de Buchenwald en Allemagne, étudie à l'école royale militaire avant de rentrer dans l'armée en 1891 comme servant au 8e régiment de ligne. En 1893, il part pour la Force publique congolaise. Au début du conflit, il est rappelé en Belgique et prend part aux combats de la bataille de Liège, d'Anvers, de l'Yser. En 1915, il retourne au Congo belge pour la campagne d'Afrique de l'Est. Il y sert sous les ordres du général Molitor dans la brigade du Nord. En février 1917, il remplace Charles Tombeur comme commandant de la Force publique. Il organise et commande les forces belges lors de l'importante bataille de Mahenge en octobre 1917. De retour en Belgique après la fin du conflit mondial, il commande l'armée d'occupation belge pendant l'occupation alliée de la Rhénanie. Pendant la Seconde Guerre mondiale , il participera à la résistance à l'occupation allemande. Il sera arrêté en 1943 et déporté au camp de concentration de Buchenwald, où il décédera de maladie en 1944.

Commandant de la force publique 1917-1919

Philippe Molitor

Général

Philippe Molitor, né le 11 juin 1869 à Libin en Belgique et mort le 27 octobre 1952 à Bruxelles en Belgique, rejoint l'armée à l'âge de 16 ans. Il est incorporé au 1er régiment de carabiniers en tant que volontaire. Il entre ensuite à l'école royale militaire en 1886. Diplômé en 1889, il est nommé sous-lieutenant dans le 2e régiment de chasseurs à pied . En 1900, il est affecté au ministère de la Guerre. Il part ensuite au Congo belge où, en 1912, il est nommé major de la Force publique. En 1913, il est chargé d'inspecter les postes militaires à la frontière orientale du Congo belge. Très vite, il avertit le gouvernement belge d'une menace potentielle allemande en Afrique Orientale. Il préconise une réforme de la Force publique afin de la rendre plus forte et mieux entraîner en cas de conflit. En 1915, il est affecté à la formation de la Brigade Nord qu'il commandera lors de l'offensive de Tabora. En 1918, il est nommé pour réorganiser la Force publique et est promu au grade de général de division . En 1919, il est renvoyé en Belgique et prend le commandement de la 5e division d'infanterie. Il prend sa retraite en 1928.

Commandant de la brigade Nord de la force publique 1915-1918

Frederik-Valdemar Olsen

Général

Frederik-Valdemar Olsen, né le 24 mai 1877 à Kalundborg au Danemark et mort le 19 novembre 1962 à Etterbeek en Belgique, est un soldat danois qui se porte volontaire pour servir au sein de la Force publique du Congo belge en 1898. Il gravit rapidement les échelons et joue un rôle important dans une impasse avec les forces allemandes et britanniques en 1910. Lors du déclenchement du conflit mondial, Le 23 janvier 1916, il est nommé lieutenant-colonel et prend le commandement de la Brigade Sud, avec laquelle il défend la Rhodésie du Nord contre une attaque allemande, puis avance au sud du lac Kivu pour prendre Tabora. Il prend sa retraite en 1925.

Commandant de la brigade Sud de la force publique 1916-1917